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Le FMI incite la Chine à freiner sa croissance

Le Fonds veut éviter une surchauffe de l'économie chinoise

12 septembre 2006  Actualités internationales
Selon les prévisions du FMI, la croissance de l’économie chinoise devrait se maintenir «autour de 10 %» en 2006 et «pourrait facilement dépasser» ce taux «à moins que des mesures ne soient prises» pour éviter une surchauffe.
Photo : Agence France-Presse
Selon les prévisions du FMI, la croissance de l’économie chinoise devrait se maintenir «autour de 10 %» en 2006 et «pourrait facilement dépasser» ce taux «à moins que des mesures ne soient prises» pour éviter une surchauffe.
Washington — Le Fonds monétaire international (FMI) a incité hier la Chine à freiner le rythme de sa croissance pour éviter une surchauffe de l'économie.

Dans les conclusions de sa revue annuelle de l'économie chinoise publiée hier, le FMI a indiqué qu'il était également «approprié» pour Pékin de suivre une politique de taux de change «graduelle et contrôlée». Les États-Unis poussent Pékin à libéraliser sa politique de changes de manière à laisser le yuan se réévaluer et mettre fin à l'avantage concurrentiel dont disposent, à leurs yeux, les exportations chinoises.

Selon le FMI, des variations trop brusques dans la valeur du yuan pourraient toutefois «avoir un impact négatif sur la stabilité macroéconomique».

Le rapport indique que le Conseil d'administration du Fonds «félicite les autorités chinoises pour leur politique visant à assurer une forte croissance économique» et que celle-ci devrait se poursuivre si les risques font l'objet de mesures correctives.

Selon les prévisions du Fonds, la croissance de l'économie chinoise devrait se maintenir «autour de 10 %» en 2006 et «pourrait facilement dépasser» ce taux «à moins que des mesures ne soient prises» pour éviter une surchauffe. «À court terme, un risque substantiel demeure que les politiques macroéconomiques ne soient pas assez fermes pour contenir la croissance de l'investissement», souligne-t-on de même source.

«Il faut en particulier que la politique monétaire parvienne à empêcher une explosion de la croissance du crédit qui ferait courir le risque d'un renversement de tendance et d'une forte progression des crédits bancaires non performants».

Le rapport du FMI apporte également son soutien «aux politiques à moyen terme de réforme économique et notamment le besoin de rééquilibrer l'économie d'une forte dépendance vis-à-vis des investissements et des exportations vers une plus forte croissance de la demande» intérieure.
 
 
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