Felipe Calderón appelle à la réconciliation
Lopez Obrador annonce la levée du blocus du centre de Mexico
11 septembre 2006
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Des dizaines de milliers de personnes se sont réunies hier à Mexico pour fêter la victoire officialisée de Felipe Calderón.
Mexico — Le président élu du Mexique, le conservateur Felipe Calderón, a appelé ses partisans et ses opposants à la réconciliation devant des dizaines de milliers de personnes réunies hier à Mexico, pour fêter sa victoire officialisée cette semaine par le tribunal électoral.
«Je vous appelle tous, y compris mes opposants, à rejoindre le combat contre la pauvreté, pour le rétablissement de la sécurité publique et la création d'emplois», a déclaré Felipe Calderón pour son premier grand rassemblement publique sur la «plaza de toro» depuis l'annonce de sa victoire sur son adversaire de gauche Andres Manuel Lopez Obrador.
«Je demande à nos sympathisants dans tout le pays de faire oeuvre de réconciliation et de tolérance», a-t-il ajouté. «La confrontation est une affaire du passé, elle s'est terminée le 2 juillet», date de la présidentielle, a-t-il affirmé. «Nous avons vaincu le passé qui menaçait le Mexique d'une amère confrontation de haine et de rancoeur.»
Au même moment, le candidat de gauche Andres Manuel Lopez Obrador, déclaré vaincu, annonçait la levée du blocus par ses partisans du centre de Mexico pour permettre à l'armée de défiler le 16 septembre à l'occasion de la fête de l'indépendance.
«Nous allons permettre à l'armée mexicaine de réaliser le défilé militaire le 16 septembre, et nous commencerons à 15h locales la convention nationale démocratique», a déclaré M. Lopez Obrador devant des milliers de partisans réunis sur le Zocalo, la place centrale de Mexico qu'ils occupent depuis le 30 juillet.
Notre mouvement «n'a rien contre cette institution garante de la souveraineté» du Mexique. La majeure partie de l'armée est constituée de «gens du peuple, qui est avec nous», a-t-il ajouté.
Le parcours du traditionnel défilé de l'armée pour la fête de l'indépendance passe par la zone occupée et interdite à la circulation depuis le 30 juillet dernier par les partisans de M. Lopez Obrador.
Ces derniers dénoncent la fraude survenue selon eux lors de l'élection présidentielle du 2 juillet, qui a donné le conservateur Felipe Calderon vainqueur avec 230 000 voix d'avance. M. Calderon sera investi le 1er décembre pour six ans à la place de Vicente Fox. La réunion d'une convention nationale démocratique vise à élire un gouvernement parallèle, voire un «président légitime», pour poursuivre la contestation de l'élection présidentielle.
En revanche, si M. Lopez Obrador laisse défiler l'armée, il a appelé ses partisans à se réunir le 15 septembre au soir sur le Zocalo, où le président mexicain Vicente Fox, qu'il qualifie de «traître», doit lancer le cri de l'indépendance, «viva Mexico», depuis le balcon du palais national.
«Je vous propose de célébrer ici le cri de l'indépendance. Il faut inviter beaucoup de gens et à cette fin nous organiserons dès la mi-journée un festival artistique et culturel de premier ordre», a dit le leader de gauche. Il n'a pas précisé si l'occupation du centre de Mexico reprendrait après la célébration.
«Je vous appelle tous, y compris mes opposants, à rejoindre le combat contre la pauvreté, pour le rétablissement de la sécurité publique et la création d'emplois», a déclaré Felipe Calderón pour son premier grand rassemblement publique sur la «plaza de toro» depuis l'annonce de sa victoire sur son adversaire de gauche Andres Manuel Lopez Obrador.
«Je demande à nos sympathisants dans tout le pays de faire oeuvre de réconciliation et de tolérance», a-t-il ajouté. «La confrontation est une affaire du passé, elle s'est terminée le 2 juillet», date de la présidentielle, a-t-il affirmé. «Nous avons vaincu le passé qui menaçait le Mexique d'une amère confrontation de haine et de rancoeur.»
Au même moment, le candidat de gauche Andres Manuel Lopez Obrador, déclaré vaincu, annonçait la levée du blocus par ses partisans du centre de Mexico pour permettre à l'armée de défiler le 16 septembre à l'occasion de la fête de l'indépendance.
«Nous allons permettre à l'armée mexicaine de réaliser le défilé militaire le 16 septembre, et nous commencerons à 15h locales la convention nationale démocratique», a déclaré M. Lopez Obrador devant des milliers de partisans réunis sur le Zocalo, la place centrale de Mexico qu'ils occupent depuis le 30 juillet.
Notre mouvement «n'a rien contre cette institution garante de la souveraineté» du Mexique. La majeure partie de l'armée est constituée de «gens du peuple, qui est avec nous», a-t-il ajouté.
Le parcours du traditionnel défilé de l'armée pour la fête de l'indépendance passe par la zone occupée et interdite à la circulation depuis le 30 juillet dernier par les partisans de M. Lopez Obrador.
Ces derniers dénoncent la fraude survenue selon eux lors de l'élection présidentielle du 2 juillet, qui a donné le conservateur Felipe Calderon vainqueur avec 230 000 voix d'avance. M. Calderon sera investi le 1er décembre pour six ans à la place de Vicente Fox. La réunion d'une convention nationale démocratique vise à élire un gouvernement parallèle, voire un «président légitime», pour poursuivre la contestation de l'élection présidentielle.
En revanche, si M. Lopez Obrador laisse défiler l'armée, il a appelé ses partisans à se réunir le 15 septembre au soir sur le Zocalo, où le président mexicain Vicente Fox, qu'il qualifie de «traître», doit lancer le cri de l'indépendance, «viva Mexico», depuis le balcon du palais national.
«Je vous propose de célébrer ici le cri de l'indépendance. Il faut inviter beaucoup de gens et à cette fin nous organiserons dès la mi-journée un festival artistique et culturel de premier ordre», a dit le leader de gauche. Il n'a pas précisé si l'occupation du centre de Mexico reprendrait après la célébration.
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