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En captivité à Gaza depuis près de deux semaines - Dénouement heureux pour deux journalistes

Le caméraman néo-zélandais Olaf Wiig (à droite) et le journaliste américain Steve Centanni (à gauche), peu après leur libération hier.
Photo : Agence Reuters
Le caméraman néo-zélandais Olaf Wiig (à droite) et le journaliste américain Steve Centanni (à gauche), peu après leur libération hier.
Gaza —Les deux journalistes de la chaîne américaine Fox News, en captivité depuis près de deux semaines, ont été libérés sains et saufs hier à Gaza.

Peu avant ce dénouement heureux, des responsables palestiniens avaient laissé entendre que la libération de l'Américain Steve Centanni, 60 ans, et de son cadreur néo-zélandais Olaf Wiig, 36 ans, n'était plus qu'une question d'heures.

Parallèlement, les ravisseurs avaient diffusé hier un nouvel enregistrement de leurs otages, tous deux vêtus de djellabas beiges. On y voyait notamment Wiig lisant des notes, assis en tailleur sur le sol.

«Ce sont des hélicoptères Apache armés de missiles infernaux et fabriqués en Amérique qui tuent les habitants de Gaza», déclarait-il d'une voix hésitante, le visage fermé. Dans un autre extrait, Centanni affirmait s'être converti à l'islam et levait l'index en signe d'allégeance à cette religion.

Plusieurs heures après cette dernière mise en scène, les deux hommes ont été déposés peu après midi à l'hôtel Beach de Gaza. Cette fois en tenues occidentales, ils ont traversé la réception de l'établissement au pas de course avant de gagner les étages.

En larmes, Centanni a été vu donnant une accolade appuyée à un journaliste palestinien, tandis que Wiig s'entretenait avec les hommes du service de sécurité palestinien. Les deux ex-otages ont ensuite rencontré des responsables palestiniens, dont le premier ministre palestinien Ismaïl Haniyeh.

«Je veux remercier tout le monde. Je suis heureux d'être ici. J'espère que cela ne dissuadera pas un journaliste de venir à Gaza parce que les Palestiniens sont des gens très beaux avec un grand coeur», a expliqué Steve Centanni à la presse. «Le monde a besoin d'en savoir plus sur eux. Ne soyez pas découragés», a-t-il dit.

Le journaliste a par ailleurs précisé que les ravisseurs les ont contraints «sous la menace des armes» à annoncer leur conversion à l'islam. «Ne vous méprenez pas. J'ai le plus grand respect pour l'islam et j'ai appris beaucoup de bonnes choses à son propos, mais c'est quelque chose que nous avons dû faire parce qu'ils avaient les armes, et qu'on ne savait foutrement pas ce qui se passait», a-t-il expliqué sur Fox News.

Un groupe inconnu jusqu'alors, les «Brigades sacrées de la Guerre sainte», avait revendiqué l'enlèvement des deux hommes, le 14 août à Gaza, et proposé de les échanger contre des détenus musulmans. Le département d'État américain avait toutefois rejeté ces exigences, refusant de faire la moindre concession à des terroristes.

Les ravisseurs, selon Ismaïl Haniyeh, sont originaires de Gaza et «n'ont pas de liens avec al-Qaïda ou aucune autre organisation ou faction. Al-Qaïda en tant qu'organisation n'existe pas dans la bande de Gaza», a-t-il ajouté.
 
 
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