Washington confirme son revirement
L'ONU attend une résolution; Bagdad maintient sa position
19 octobre 2002
Actualités internationales
Washington - Les États-Unis ont indiqué hier qu'ils pourraient accepter que le Conseil de sécurité de l'ONU soit saisi à nouveau, avant un recours à la force contre l'Irak, en cas d'obstruction aux travaux de la mission des inspecteurs en désarmement.
«Si l'Irak refusait de se conformer de manière répétée et continue [aux demandes de l'ONU], je pense que nous attendrions du Conseil de sécurité qu'il traite ce problème», a déclaré le porte-parole du département d'État, Richard Boucher.
Ces remarques sont la plus claire indication jusqu'à présent, de la part de Washington, que les États-Unis pourraient envisager une démarche en deux temps vis-à-vis de l'Irak avant d'utiliser la force, ainsi que le demande la France.
Le président français Jacques Chirac a d'ailleurs indiqué hier qu'il y avait des «progrès» qui vont «dans le bon sens» pour aboutir à une résolution consensuelle au Conseil de sécurité des Nations unies sur l'Irak.
À Washington, le porte-parole du département d'État a toutefois insisté sur le fait que Washington demandait toujours une résolution unique et «forte», et n'excluait pas d'agir seul en cas de blocage ou de refus de l'ONU d'agir: «Le président garde toute son autorité pour protéger nos intérêts. Et nous traiterons ce problème d'une manière ou d'une autre», a noté M. Boucher.
Le vice-premier ministre irakien Tarek Aziz a réaffirmé de son côté qu'il n'y avait «pas besoin d'une nouvelle résolution de l'ONU pour organiser le travail des inspecteurs en désarmement» en Irak.
Au siège de l'ONU à Washington, les diplomates des pays membres du Conseil de sécurité attendaient toujours hier après-midi que les États-Unis leur soumettent un texte de résolution qui, selon les mots de l'ambassadeur américain à l'ONU, John Negroponte, contiendrait des «exigences claires et immédiates» vis-à-vis de l'Irak.
Selon des sources diplomatiques, il se pourrait que ce dépôt ne survienne pas avant le début de la semaine prochaine.
En raison des discussions à l'ONU, le ministre français des Affaires étrangères Dominique de Villepin, qui se trouvait à Tripoli, a décidé d'annuler une visite au Liban et de revenir hier directement à Paris.
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a rendu hommage hier à la position défendue à l'ONU par la France et le Canada sur la crise irakienne, à l'ouverture du 9e Sommet des chefs d'État et de gouvernement francophones, tandis que le chef de l'État libanais Émile Lahoud réitérait la condamnation par les pays arabes de toute attaque militaire contre l'Irak.
Bagdad a, dans un geste de bonne volonté, organisé hier la restitution au Koweït de ses archives nationales saisies lors de l'occupation de l'émirat d'août 1990 à février 1991.
Cette opération témoignait d'une volonté de l'Irak d'assainir ses rapports avec le Koweït, comme promis lors du sommet arabe de mars à Beyrouth, a souligné Ghassan Mohsen Hussein, directeur au ministère des Affaires étrangères et chef de la délégation irakienne chargée de restituer ces documents.
«Si l'Irak refusait de se conformer de manière répétée et continue [aux demandes de l'ONU], je pense que nous attendrions du Conseil de sécurité qu'il traite ce problème», a déclaré le porte-parole du département d'État, Richard Boucher.
Ces remarques sont la plus claire indication jusqu'à présent, de la part de Washington, que les États-Unis pourraient envisager une démarche en deux temps vis-à-vis de l'Irak avant d'utiliser la force, ainsi que le demande la France.
Le président français Jacques Chirac a d'ailleurs indiqué hier qu'il y avait des «progrès» qui vont «dans le bon sens» pour aboutir à une résolution consensuelle au Conseil de sécurité des Nations unies sur l'Irak.
À Washington, le porte-parole du département d'État a toutefois insisté sur le fait que Washington demandait toujours une résolution unique et «forte», et n'excluait pas d'agir seul en cas de blocage ou de refus de l'ONU d'agir: «Le président garde toute son autorité pour protéger nos intérêts. Et nous traiterons ce problème d'une manière ou d'une autre», a noté M. Boucher.
Le vice-premier ministre irakien Tarek Aziz a réaffirmé de son côté qu'il n'y avait «pas besoin d'une nouvelle résolution de l'ONU pour organiser le travail des inspecteurs en désarmement» en Irak.
Au siège de l'ONU à Washington, les diplomates des pays membres du Conseil de sécurité attendaient toujours hier après-midi que les États-Unis leur soumettent un texte de résolution qui, selon les mots de l'ambassadeur américain à l'ONU, John Negroponte, contiendrait des «exigences claires et immédiates» vis-à-vis de l'Irak.
Selon des sources diplomatiques, il se pourrait que ce dépôt ne survienne pas avant le début de la semaine prochaine.
En raison des discussions à l'ONU, le ministre français des Affaires étrangères Dominique de Villepin, qui se trouvait à Tripoli, a décidé d'annuler une visite au Liban et de revenir hier directement à Paris.
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a rendu hommage hier à la position défendue à l'ONU par la France et le Canada sur la crise irakienne, à l'ouverture du 9e Sommet des chefs d'État et de gouvernement francophones, tandis que le chef de l'État libanais Émile Lahoud réitérait la condamnation par les pays arabes de toute attaque militaire contre l'Irak.
Bagdad a, dans un geste de bonne volonté, organisé hier la restitution au Koweït de ses archives nationales saisies lors de l'occupation de l'émirat d'août 1990 à février 1991.
Cette opération témoignait d'une volonté de l'Irak d'assainir ses rapports avec le Koweït, comme promis lors du sommet arabe de mars à Beyrouth, a souligné Ghassan Mohsen Hussein, directeur au ministère des Affaires étrangères et chef de la délégation irakienne chargée de restituer ces documents.
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