Londres abaisse le niveau d'alerte
Les passagers peuvent prendre avec eux un bagage à main de la taille d'un ordinateur portable, mais pas de liquides
Photo : Agence Reuters
Un policier armé montait la garde hier à l’aéroport de Heathrow.
La Grande-Bretagne a abaissé dans la nuit de dimanche à hier le niveau d'alerte à la sécurité et a assoupli l'interdiction des bagages à main à bord des avions, imposée la semaine dernière après l'annonce d'un complot déjoué qui visait à faire sauter en vol plusieurs appareils avec des explosifs.
«Il est toujours très probable qu'il y aura des attentats terroristes», a déclaré hier matin le ministre de l'Intérieur John Reid au cours d'une conférence de presse après avoir abaissé d'un cran le niveau d'alerte, de critique à grave.
«Grave indique que nous subirons très probablement un attentat terroriste à un moment ou à un autre. Critique indique qu'il pourrait survenir dans un avenir immédiat, qu'il est imminent», a expliqué M. Reid.
Le secrétaire britannique aux Transports, Douglas Alexander, a précisé que les passagers pouvaient désormais prendre avec eux un bagage à main, de la taille d'un ordinateur portable, mais n'avaient toujours pas le droit d'avoir sur eux des liquides, à l'exception de médicaments avec ordonnance et de lait pour bébé qui devra être goûté par un adulte l'accompagnant.
Les appareils électriques comme les ordinateurs portables devront être contrôlés individuellement par le personnel de sécurité.
Les États-Unis ont également abaissé — de rouge à orange — le niveau d'alerte à la sécurité pour les vols commerciaux entre la Grande-Bretagne et les États-Unis. Dimanche, un avion de British Airways assurant la liaison entre Londres-Heathrow et New York a dû rebrousser chemin à la suite d'une alerte provoquée par la présence à bord d'un téléphone portable n'appartenant à aucun des 217 passagers. Après enquête, le mystérieux appareil portable s'est finalement révélé inoffensif.
Le niveau d'alerte avait été relevé à son niveau maximal jeudi matin après l'annonce par les autorités d'un complot présumé pour faire exploser plusieurs avions de ligne en vol entre le Royaume-Uni et les États-Unis.
Les autorités britanniques restaient hier très discrètes sur le déroulement de l'enquête et n'avaient divulgué aucun élément de preuve sur ce complot présumé aux dimensions mondiales.
Vingt-quatre suspects avaient été arrêtés en Grande-Bretagne, et les avoirs bancaires de 19 d'entre eux avaient été gelés. L'une des 24 personnes a été remise en liberté vendredi soir sans qu'aucune accusation ait été retenue à son encontre.
Entre sept et vingt personnes, d'après le quotidien The Guardian d'hier, ont aussi été arrêtées au Pakistan, dont le cerveau présumé du complot, Rashid Rauf, un ressortissant britannique.
Arrêté dès le 4 août, M. Rauf a livré aux enquêteurs des éléments cruciaux qui ont permis de déjouer le complot, avaient indiqué samedi des sources de sécurité pakistanaise. Il a été torturé pendant son interrogatoire, affirmait hier au Guardian un membre de la Commission des droits de l'homme du Pakistan, Asma Jehangir.
Comme l'avait fait le premier ministre britannique Tony Blair vendredi, les autorités américaines ont salué hier le rôle «très important» joué par le Pakistan dans la mise en échec du complot présumé.
«Le président [pakistanais Pervez] Musharraf prend certainement des risques considérables en luttant contre le terrorisme. Nous saluons tout progrès permettant de démanteler les réseaux terroristes», a ajouté le porte-parole de la Maison Blanche, Tony Snow.
Reid a de nouveau affirmé hier que la police pensait avoir arrêté les principaux suspects la semaine dernière, estimant cependant qu'il y avait peut-être d'autres personnes qui pouvaient préparer des attaques contre la Grande Bretagne.
Après l'abaissement du niveau d'alerte, le ministre des Transports Douglas Alexander a annoncé que l'interdiction des bagages à main à bord des avions, mise en place jeudi, allait être levée.
British Airways a fait part de la levée de cette interdiction sur ses vols. Mais elle devait rester en place à l'aéroport d'Heathrow ce matin, selon le gestionnaire des principaux aéroports britanniques, BAA.
Tout liquide à bord (eau minérale ou solution pour lentilles de contact) devrait rester prohibé. D'après les autorités, les suspects prévoyaient de faire sauter les avions en vol en activant des explosifs liquides.
Le trafic aérien revenait progressivement à la normale hier dans la plupart des aéroports britanniques, mais restait perturbé à Londres-Gatwick et surtout Londres-Heathrow, où 68 vols ont été annulés sur 600 prévus au décollage, a annoncé BAA.
La ministre chargée des Collectivités locales, Ruth Kelly, a par ailleurs rencontré des représentants des chefs de file de la communauté musulmane pour tenter d'apaiser les tensions palpables depuis cinq jours et leur demander de lutter plus activement contre les dérives extrémistes.
«Il est toujours très probable qu'il y aura des attentats terroristes», a déclaré hier matin le ministre de l'Intérieur John Reid au cours d'une conférence de presse après avoir abaissé d'un cran le niveau d'alerte, de critique à grave.
«Grave indique que nous subirons très probablement un attentat terroriste à un moment ou à un autre. Critique indique qu'il pourrait survenir dans un avenir immédiat, qu'il est imminent», a expliqué M. Reid.
Le secrétaire britannique aux Transports, Douglas Alexander, a précisé que les passagers pouvaient désormais prendre avec eux un bagage à main, de la taille d'un ordinateur portable, mais n'avaient toujours pas le droit d'avoir sur eux des liquides, à l'exception de médicaments avec ordonnance et de lait pour bébé qui devra être goûté par un adulte l'accompagnant.
Les appareils électriques comme les ordinateurs portables devront être contrôlés individuellement par le personnel de sécurité.
Les États-Unis ont également abaissé — de rouge à orange — le niveau d'alerte à la sécurité pour les vols commerciaux entre la Grande-Bretagne et les États-Unis. Dimanche, un avion de British Airways assurant la liaison entre Londres-Heathrow et New York a dû rebrousser chemin à la suite d'une alerte provoquée par la présence à bord d'un téléphone portable n'appartenant à aucun des 217 passagers. Après enquête, le mystérieux appareil portable s'est finalement révélé inoffensif.
Le niveau d'alerte avait été relevé à son niveau maximal jeudi matin après l'annonce par les autorités d'un complot présumé pour faire exploser plusieurs avions de ligne en vol entre le Royaume-Uni et les États-Unis.
Les autorités britanniques restaient hier très discrètes sur le déroulement de l'enquête et n'avaient divulgué aucun élément de preuve sur ce complot présumé aux dimensions mondiales.
Vingt-quatre suspects avaient été arrêtés en Grande-Bretagne, et les avoirs bancaires de 19 d'entre eux avaient été gelés. L'une des 24 personnes a été remise en liberté vendredi soir sans qu'aucune accusation ait été retenue à son encontre.
Entre sept et vingt personnes, d'après le quotidien The Guardian d'hier, ont aussi été arrêtées au Pakistan, dont le cerveau présumé du complot, Rashid Rauf, un ressortissant britannique.
Arrêté dès le 4 août, M. Rauf a livré aux enquêteurs des éléments cruciaux qui ont permis de déjouer le complot, avaient indiqué samedi des sources de sécurité pakistanaise. Il a été torturé pendant son interrogatoire, affirmait hier au Guardian un membre de la Commission des droits de l'homme du Pakistan, Asma Jehangir.
Comme l'avait fait le premier ministre britannique Tony Blair vendredi, les autorités américaines ont salué hier le rôle «très important» joué par le Pakistan dans la mise en échec du complot présumé.
«Le président [pakistanais Pervez] Musharraf prend certainement des risques considérables en luttant contre le terrorisme. Nous saluons tout progrès permettant de démanteler les réseaux terroristes», a ajouté le porte-parole de la Maison Blanche, Tony Snow.
Reid a de nouveau affirmé hier que la police pensait avoir arrêté les principaux suspects la semaine dernière, estimant cependant qu'il y avait peut-être d'autres personnes qui pouvaient préparer des attaques contre la Grande Bretagne.
Après l'abaissement du niveau d'alerte, le ministre des Transports Douglas Alexander a annoncé que l'interdiction des bagages à main à bord des avions, mise en place jeudi, allait être levée.
British Airways a fait part de la levée de cette interdiction sur ses vols. Mais elle devait rester en place à l'aéroport d'Heathrow ce matin, selon le gestionnaire des principaux aéroports britanniques, BAA.
Tout liquide à bord (eau minérale ou solution pour lentilles de contact) devrait rester prohibé. D'après les autorités, les suspects prévoyaient de faire sauter les avions en vol en activant des explosifs liquides.
Le trafic aérien revenait progressivement à la normale hier dans la plupart des aéroports britanniques, mais restait perturbé à Londres-Gatwick et surtout Londres-Heathrow, où 68 vols ont été annulés sur 600 prévus au décollage, a annoncé BAA.
La ministre chargée des Collectivités locales, Ruth Kelly, a par ailleurs rencontré des représentants des chefs de file de la communauté musulmane pour tenter d'apaiser les tensions palpables depuis cinq jours et leur demander de lutter plus activement contre les dérives extrémistes.
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