Exposition de caricatures sur l'Holocauste, à Téhéran
15 août 2006
Actualités internationales
Téhéran — Une exposition de caricatures sur l'Holocauste pendant la Deuxième Guerre mondiale s'est ouverte hier à Téhéran pour répondre, selon ses organisateurs, à des caricatures du prophète Mahomet qui avaient provoqué de nombreux troubles en Europe et dans des pays musulmans.
«Nous avons ouvert cette exposition pour trouver où était la limite de la liberté d'expression chez les Occidentaux», a déclaré Massoud Shojai, directeur de l'association Iran Caricature, coorganisatrice de l'événement.
«Ils peuvent écrire ce qu'ils veulent sur le prophète, mais si quelqu'un exprime des doutes sur l'Holocauste, il est puni d'une amende ou envoyé en prison», a-t-il ajouté en ouvrant l'exposition, prévue pour durer un mois et située dans le musée d'art contemporain palestinien.
Les plus de 200 caricatures exposées ont été sélectionnées sur un total d'environ 1100, envoyées d'une soixantaine de pays, a expliqué M. Shojai, à la suite d'un concours lancé en février par Iran Caricature et le quotidien conservateur Hamshahri.
Ce concours avait été lancé en réponse à la publication de caricatures du prophète Mahomet dans des journaux européens. Elles avaient provoqué de violentes manifestations dans plusieurs pays musulmans, dont des attaques d'ambassades occidentales en Iran.
Les trois meilleurs dessins de l'exposition seront récompensés par des sommes de 12 000 $, 8000 $ et 5000 $, a dit M. Shojai, selon qui cet argent ne vient pas d'une organisation gouvernementale.
L'Iran est l'ennemi juré d'Israël et les thèses révisionnistes sur l'authenticité ou l'ampleur de l'Holocauste y trouvent un certain écho.
Le président iranien ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad a multiplié les déclarations à ce sujet depuis son élection l'été dernier, en qualifiant notamment l'Holocauste (on estime à six millions le nombre de Juifs tués sous le nazisme) de «mythe» dont les pays européens se seraient servis, selon lui, pour justifier la création de l'État d'Israël sur la terre des Palestiniens.
«Nous avons ouvert cette exposition pour trouver où était la limite de la liberté d'expression chez les Occidentaux», a déclaré Massoud Shojai, directeur de l'association Iran Caricature, coorganisatrice de l'événement.
«Ils peuvent écrire ce qu'ils veulent sur le prophète, mais si quelqu'un exprime des doutes sur l'Holocauste, il est puni d'une amende ou envoyé en prison», a-t-il ajouté en ouvrant l'exposition, prévue pour durer un mois et située dans le musée d'art contemporain palestinien.
Les plus de 200 caricatures exposées ont été sélectionnées sur un total d'environ 1100, envoyées d'une soixantaine de pays, a expliqué M. Shojai, à la suite d'un concours lancé en février par Iran Caricature et le quotidien conservateur Hamshahri.
Ce concours avait été lancé en réponse à la publication de caricatures du prophète Mahomet dans des journaux européens. Elles avaient provoqué de violentes manifestations dans plusieurs pays musulmans, dont des attaques d'ambassades occidentales en Iran.
Les trois meilleurs dessins de l'exposition seront récompensés par des sommes de 12 000 $, 8000 $ et 5000 $, a dit M. Shojai, selon qui cet argent ne vient pas d'une organisation gouvernementale.
L'Iran est l'ennemi juré d'Israël et les thèses révisionnistes sur l'authenticité ou l'ampleur de l'Holocauste y trouvent un certain écho.
Le président iranien ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad a multiplié les déclarations à ce sujet depuis son élection l'été dernier, en qualifiant notamment l'Holocauste (on estime à six millions le nombre de Juifs tués sous le nazisme) de «mythe» dont les pays européens se seraient servis, selon lui, pour justifier la création de l'État d'Israël sur la terre des Palestiniens.
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