samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 09h09
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Après les bombardements de leurs territoires - Les rebelles tamouls peaufinent leur riposte

Villageois musulmans sous une charrette, hier, loin des combats entre les rebelles tamouls et l’armée sri-lankaise.
Photo : Agence Reuters
Villageois musulmans sous une charrette, hier, loin des combats entre les rebelles tamouls et l’armée sri-lankaise.
Trincomalee, Sri Lanka — Les rebelles tamouls dans le nord-est du Sri Lanka ont déclaré hier que le bombardement par l'armée de leur territoire constituait une déclaration de guerre, mais qu'ils n'avaient pas encore décidé s'ils riposteraient.

Le chef de l'aile politique des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (TLET) a dit à Reuters que les Tigres n'avaient pas encore riposté aux tirs d'artillerie et de roquettes les plus violents depuis la reprise des combats, il y a douze jours, mais qu'ils pourraient le faire si les tirs se poursuivent.

Il a ajouté qu'il restait possible de discuter tandis que le médiateur de paix norvégien, Jon Hanssen-Bauer, se trouve à Kilinochchi, bastion des rebelles dans le nord du pays. Il doit en principe repartir aujourd'hui.

Exécutions

Dans le même temps, quinzemembres d'une équipe d'humanitaires sri-lankais travaillant à la reconstruction après le tsunami de 2004 ont été retrouvés exécutés à Mutur, une ville du nord théâtre d'affrontements.

Plus de 800 personnes ont été tuées depuis le début de l'année dans les affrontements, et plusieurs dizaines depuis que les combats se sont intensifiés, il y a deux semaines.

Un site internet pro-rebelles a accusé les forces gouvernementales d'avoir tué les travailleurs humanitaires.

Mais le Consortium des Agences humanitaires a dit ne pas savoir qui était responsable de la tuerie.

Les TLET dénoncent le rejet par le président Mahinda Rajapakse de leurs aspirations à un Etat tamoul séparé dans le nord et l'est de l'ancienne île de Ceylan.

Le gouvernement se dit attaché à la trêve conclue en 2002, mais des analystes redoutent de nouveaux affrontements.

L'artillerie sri-lankaise a pilonné le territoire des Tigres quelques heures après une offre des rebelles d'ouvrir une écluse afin de fournir de l'eau au territoire sous contrôle gouvernemental. La fermeture de cette écluse avait été, le mois dernier, à l'origine des premiers affrontements au sol depuis le cessez-le-feu de 2002.

Les Tigres ont dit qu'ils la rouvriraient, mais alors que le général suédois Ulf Henricsson, chef de la mission nordique de surveillance du cessez-le-feu, se rendait à l'écluse, au sud du port de Trincomalee, dans le nord-est du pays, les tirs d'artillerie de l'armée ont débuté.

Le gouvernement «est informé de l'offre des TLET», a dit Tommy Lenkenmyr, chef d'état-major de la mission. «Il est tout à fait évident que l'eau ne les intéresse pas. Ils s'intéressent à autre chose. Nous imputerons ceci au gouvernement.»

La situation politique reste bloquée. Le gouvernement affirme que les Tigres doivent quitter les abords de l'écluse, qui se trouve officiellement sur un territoire de l'armée, mais qui, selon des sources militaires, est de fait contrôlé par les rebelles.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012