Selon Carlos Lage, vice-président cubain - Castro «se remet bien»
«Il n'a pas de cancer»
Sucre, Bolivie — Le chef d'État cubain Fidel Castro se remet de son intervention à l'estomac et il pourrait revenir au pouvoir «dans quelques semaines», a déclaré samedi le vice-président cubain Carlos Lage.
À l'occasion d'une visite officielle en Bolivie, Lage a démenti des rumeurs relayées par la presse, selon lesquelles le dirigeant cubain âgé de 79 ans serait atteint d'un cancer à l'estomac.
«Fidel a du subir une intervention et il se remet bien. Il n'a pas de cancer», a-t-il déclaré à des journalistes.
Lage a précisé que le Lider Maximo, qui a confié provisoirement les rênes du pays à son frère Raúl, pourrait revenir au pouvoir dans «quelques semaines».
Selon d'autres sources gouvernementales, le Comandante avait recommencé à s'alimenter et à s'asseoir dans son lit. Interrogé par une radio de Miami, le président de l'assemblée nationale cubaine, Ricardo Alarcón, a affirmé que Fidel Castro avait si bien récupéré de son opération que dans les heures qui ont suivi «il parlait et recommençait à faire des plaisanteries».
«C'est pourquoi je suis certain qu'il va très rapidement se remettre de son opération complexe», a-t-il dit, conseillant toutefois à l'intéressé de ralentir ses activités à l'avenir. «Les Cubains ont besoin d'un dirigeant en bonne santé et au travail. Ce qui veut dire qu'il faudra bien qu'il accepte de renoncer à travailler 24 heures sur 24 comme il l'a fait pendant de si longues années», a-t-il dit.
Le président bolivien Evo Morales a pour sa part affirmé samedi que le dirigeant cubain «s'était bien remis» de son opération.
Ce concert de nouvelles rassurantes est intervenu après la publication d'un article dans le quotidien brésilien Folha de S. Paulo, affirmant que président Luiz Inácio Lula da Silva avait été prévenu par La Havane que cette maladie marquait le caractère irréversible du transfert de pouvoir à Cuba.
«Il semble que nous allons perdre un ami», aurait confié Lula à un de ses conseillers, selon l'article du journal, rédigé par un des journalistes les plus respectés de São Paulo. Un porte-parole de gouvernement brésilien a déclaré par téléphone à Reuters que l'article du journal ne reposait sur rien.
Mais dans une lettre à paraître dimanche dans le quotidien brésilien, le journaliste affirme avoir obtenu cette information «de deux conseillers directs du président Luis Inácio Lula da Silva».
À La Havane, après la surprise provoquée lundi dernier par la décision de Castro de déléguer ses attributions à son frère cadet, Raúl, de nombreux Cubains s'inquiètent de n'avoir pas encore vu le président par intérim. Raúl Castro n'a fait aucune apparition publique depuis la passation de pouvoir.
Le dirigeant sandiniste et ancien président du Nicaragua, Daniel Ortega, s'est rendu samedi à Cuba pour rendre visite à celui qui, en 1979, l'avait aidé à renverser la dictature de Somoza.
À l'occasion d'une visite officielle en Bolivie, Lage a démenti des rumeurs relayées par la presse, selon lesquelles le dirigeant cubain âgé de 79 ans serait atteint d'un cancer à l'estomac.
«Fidel a du subir une intervention et il se remet bien. Il n'a pas de cancer», a-t-il déclaré à des journalistes.
Lage a précisé que le Lider Maximo, qui a confié provisoirement les rênes du pays à son frère Raúl, pourrait revenir au pouvoir dans «quelques semaines».
Selon d'autres sources gouvernementales, le Comandante avait recommencé à s'alimenter et à s'asseoir dans son lit. Interrogé par une radio de Miami, le président de l'assemblée nationale cubaine, Ricardo Alarcón, a affirmé que Fidel Castro avait si bien récupéré de son opération que dans les heures qui ont suivi «il parlait et recommençait à faire des plaisanteries».
«C'est pourquoi je suis certain qu'il va très rapidement se remettre de son opération complexe», a-t-il dit, conseillant toutefois à l'intéressé de ralentir ses activités à l'avenir. «Les Cubains ont besoin d'un dirigeant en bonne santé et au travail. Ce qui veut dire qu'il faudra bien qu'il accepte de renoncer à travailler 24 heures sur 24 comme il l'a fait pendant de si longues années», a-t-il dit.
Le président bolivien Evo Morales a pour sa part affirmé samedi que le dirigeant cubain «s'était bien remis» de son opération.
Ce concert de nouvelles rassurantes est intervenu après la publication d'un article dans le quotidien brésilien Folha de S. Paulo, affirmant que président Luiz Inácio Lula da Silva avait été prévenu par La Havane que cette maladie marquait le caractère irréversible du transfert de pouvoir à Cuba.
«Il semble que nous allons perdre un ami», aurait confié Lula à un de ses conseillers, selon l'article du journal, rédigé par un des journalistes les plus respectés de São Paulo. Un porte-parole de gouvernement brésilien a déclaré par téléphone à Reuters que l'article du journal ne reposait sur rien.
Mais dans une lettre à paraître dimanche dans le quotidien brésilien, le journaliste affirme avoir obtenu cette information «de deux conseillers directs du président Luis Inácio Lula da Silva».
À La Havane, après la surprise provoquée lundi dernier par la décision de Castro de déléguer ses attributions à son frère cadet, Raúl, de nombreux Cubains s'inquiètent de n'avoir pas encore vu le président par intérim. Raúl Castro n'a fait aucune apparition publique depuis la passation de pouvoir.
Le dirigeant sandiniste et ancien président du Nicaragua, Daniel Ortega, s'est rendu samedi à Cuba pour rendre visite à celui qui, en 1979, l'avait aidé à renverser la dictature de Somoza.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

