L'OTAN entame sa mission la plus difficile en Afghanistan
31 juillet 2006
Actualités internationales
Kaboul — L'OTAN va entamer aujourd'hui la plus difficile de ses missions, en prenant le commandement des opérations dans le Sud de l'Afghanistan, où elle table sur une stratégie de la carotte et du bâton pour tenter de rétablir l'ordre dans une région minée par les violences.
Le général américain Karl Eikenberry, le patron de la coalition en Afghanistan, donnera aujourd'hui les «clés» du Sud à son homologue britannique, David Richards, qui commande la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) de l'OTAN.
La cérémonie doit se dérouler sur la grande base militaire de Kandahar, la plus importante d'une région où sont nés les talibans et où depuis quelques mois ils font preuve d'une vigueur retrouvée mais aussi d'une meilleure organisation.
Mais les rebelles subissent aussi de lourdes pertes, leur armement conventionnel ne faisant guère le poids face à celui des militaires occidentaux. Aussi recourent-ils à des attentats à la bombe télécommandée ou à la voiture piégée conduite par un kamikaze. La culture et le trafic de la drogue ajoutent encore aux violences quotidiennes.
Pour les 26 pays membres de l'Alliance atlantique, il s'agit de l'une des missions les plus ambitieuses jamais entreprises et de la première à se déployer hors de sa zone naturelle d'influence. «C'est la mission la plus difficile que l'OTAN a jamais entreprise depuis la guerre froide», affirme Mark Laity, le porte-parole civil de l'Alliance en Afghanistan.
Pour l'heure, l'OTAN a la charge de l'ouest et du nord du pays, ainsi que de la capitale Kaboul, les régions moins violentes. Pour la plupart des soldats qui sont déjà stationnés dans le sud et se battent depuis des mois contre des rebelles, le passage sous la responsabilité de l'ISAF, sera formel. Des milliers de soldats canadiens, dans la province de Kandahar, et britanniques, dans celle du Helmand, se battent déjà et parfois meurent sous la bannière de la coalition, dirigée.
L'OTAN disposera de 8000 hom-mes dans le sud, soit deux fois plus que la coalition à la fin 2005. Le général Richards a insisté samedi sur le fait qu'il avait assez d'hommes pour accomplir sa mission et qu'il pouvait le cas échéant faire appel aux 10 000 soldats de l'ISAF stationnés ailleurs en Afghanistan. Pourtant, les britanniques ont déjà envoyé 900 hommes supplémentaires parce que les 3300 qui étaient sur le terrain étaient insuffisants. Mais le général compte aussi sur le soutien des forces de sécurité afghanes «qui grandissent en nombre et en capacité tout le temps».
L'une des différences fondamentales entre la stratégie de la coalition, qui consistait surtout à chasser les talibans et les membres du réseau terroriste Al-Qaïda, et celle de l'OTAN, c'est l'accent mis sur l'aide au développement économique du sud et au renforcement de l'emprise du gouvernement central. Une politique de conquête «du coeur et des esprits» d'une population, parfois favorable aux talibans, méfiante envers les étrangers, mais surtout indécise et qui a soif de connaître un semblant de sécurité et de profiter de la manne du développement.
«La clé pour moi ce n'est pas que nous ayons réussi à créer un plus grand sentiment de sécurité, mais que celui-ci soit bien et pleinement utilisé par ceux qui souhaitent tant oeuvrer à la reconstruction et au développement dont le pays a besoin», a déclaré le général, qui se donne jusqu'à octobre ou novembre pour voir si cette stratégie porte ses premier fruits. «Cela ne veut pas dire que nous ne nous battrons pas», a-t-il cependant averti.
D'ici la fin de l'année, l'Alliance atlantique aura la charge de l'ensemble des opérations militaires en Afghanistan.
Le général américain Karl Eikenberry, le patron de la coalition en Afghanistan, donnera aujourd'hui les «clés» du Sud à son homologue britannique, David Richards, qui commande la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) de l'OTAN.
La cérémonie doit se dérouler sur la grande base militaire de Kandahar, la plus importante d'une région où sont nés les talibans et où depuis quelques mois ils font preuve d'une vigueur retrouvée mais aussi d'une meilleure organisation.
Mais les rebelles subissent aussi de lourdes pertes, leur armement conventionnel ne faisant guère le poids face à celui des militaires occidentaux. Aussi recourent-ils à des attentats à la bombe télécommandée ou à la voiture piégée conduite par un kamikaze. La culture et le trafic de la drogue ajoutent encore aux violences quotidiennes.
Pour les 26 pays membres de l'Alliance atlantique, il s'agit de l'une des missions les plus ambitieuses jamais entreprises et de la première à se déployer hors de sa zone naturelle d'influence. «C'est la mission la plus difficile que l'OTAN a jamais entreprise depuis la guerre froide», affirme Mark Laity, le porte-parole civil de l'Alliance en Afghanistan.
Pour l'heure, l'OTAN a la charge de l'ouest et du nord du pays, ainsi que de la capitale Kaboul, les régions moins violentes. Pour la plupart des soldats qui sont déjà stationnés dans le sud et se battent depuis des mois contre des rebelles, le passage sous la responsabilité de l'ISAF, sera formel. Des milliers de soldats canadiens, dans la province de Kandahar, et britanniques, dans celle du Helmand, se battent déjà et parfois meurent sous la bannière de la coalition, dirigée.
L'OTAN disposera de 8000 hom-mes dans le sud, soit deux fois plus que la coalition à la fin 2005. Le général Richards a insisté samedi sur le fait qu'il avait assez d'hommes pour accomplir sa mission et qu'il pouvait le cas échéant faire appel aux 10 000 soldats de l'ISAF stationnés ailleurs en Afghanistan. Pourtant, les britanniques ont déjà envoyé 900 hommes supplémentaires parce que les 3300 qui étaient sur le terrain étaient insuffisants. Mais le général compte aussi sur le soutien des forces de sécurité afghanes «qui grandissent en nombre et en capacité tout le temps».
L'une des différences fondamentales entre la stratégie de la coalition, qui consistait surtout à chasser les talibans et les membres du réseau terroriste Al-Qaïda, et celle de l'OTAN, c'est l'accent mis sur l'aide au développement économique du sud et au renforcement de l'emprise du gouvernement central. Une politique de conquête «du coeur et des esprits» d'une population, parfois favorable aux talibans, méfiante envers les étrangers, mais surtout indécise et qui a soif de connaître un semblant de sécurité et de profiter de la manne du développement.
«La clé pour moi ce n'est pas que nous ayons réussi à créer un plus grand sentiment de sécurité, mais que celui-ci soit bien et pleinement utilisé par ceux qui souhaitent tant oeuvrer à la reconstruction et au développement dont le pays a besoin», a déclaré le général, qui se donne jusqu'à octobre ou novembre pour voir si cette stratégie porte ses premier fruits. «Cela ne veut pas dire que nous ne nous battrons pas», a-t-il cependant averti.
D'ici la fin de l'année, l'Alliance atlantique aura la charge de l'ensemble des opérations militaires en Afghanistan.
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