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Présidentielle mexicaine du 2 juillet - Vers la désobéissance civile

«Tu ne passeras pas!» L’affiche est on ne peut plus claire à l’égard du candidat conservateur Felipe Calderón.
Photo : Agence Reuters
«Tu ne passeras pas!» L’affiche est on ne peut plus claire à l’égard du candidat conservateur Felipe Calderón.
Mexico — Le candidat de la gauche mexicaine, Andres Manuel López Obrador, qui conteste sa défaite lors de la présidentielle du 2 juillet, a déclaré hier être le président élu du pays et a annoncé que ses partisans mèneraient une campagne de désobéissance civile la semaine prochaine.

López Obrador, qui a officiellement perdu le scrutin par un écart de 0,58 % des voix face au candidat conservateur Felipe Calderón, a annoncé à la télévision qu'une manifestation, prévue dimanche à Mexico, prouverait que ses partisans ne faiblissent pas.

«Je suis déjà le président. J'ai remporté la présidentielle. Je suis le président du Mexique par la volonté d'une majorité de Mexicains», a déclaré López Obrador lors d'une émission qui devait être diffusée hier. «Le peuple n'est pas fatigué», a-t-il ajouté. «Nous allons battre nos adversaires car le peuple est de notre côté».

Le candidat de la gauche, dont les accusations de fraudes sont examinées par la commission électorale, a multiplié les entrevues ces derniers jours pour critiquer son adversaire qui, lui, fait plutôt profil bas. Les sympathisants de gauche ont maintenu la pression dans la rue lors de nombreuses manifestations de soutien à leur candidat.

López Obrador compte lancer dimanche, lors d'un rassemblement dans le centre de Mexico, une campagne de désobéissance civile pour continuer de réclamer un nouveau décompte. Prié de dire si la désobéissance civile impliquait que ses partisans bloquent les autoroutes et les aéroports, López Obrador a répondu que cette notion recouvrait «tout ce qui revient à défendre le vrai résultat du scrutin et la démocratie», tout en précisant que la condition était que les mobilisations restent non violentes.

La gauche affirme que le dépouillement du scrutin du 2 juillet a été manipulé dans 72 000 des 130 000 bureaux de vote du pays. Elle a accusé le président Vicente Fox et Calderón d'être à l'origine de ces fraudes.
 
 
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