Le Hezbollah dispose d'un arsenal de plus en plus sophistiqué
15 juillet 2006
Actualités internationales
Londres — Face à Israël, le Hezbollah libanais disposerait désormais d'armes de plus en plus sophistiquées, dont des roquettes pouvant atteindre Tel-Aviv, selon le Jane's Defence Weekly, un hebdomadaire britannique spécialisé dans les questions de défense.
Le mouvement chiite, fer de lance de la résistance anti-israélienne au Sud-Liban, a déjà été accusé d'avoir lancé jeudi deux roquettes de type Katioucha sur Haïfa, la troisième ville d'Israël, à une quarantaine de kilomètres de la frontière avec le Liban.
Citant des sources au sein des services de renseignement israéliens, Jane's Defence estime que le Hezbollah aurait amassé entre 10 000 et 15 000 roquettes, fournies par la Syrie et l'Iran.
Parmi elles, les Fajr-3, Fajr-4 et Fajr-5, de fabrication iranienne, avec pour les dernières citées une portée de 75 km environ, largement de quoi dépasser Haïfa.
De même, le mouvement d'Hassan Nasrallah disposerait d'une centaine de Zelsal-1, d'une portée estimée à 150 km, et donc capable d'atteindre Tel-Aviv.
Jane's Defence prend cependant soin de préciser que, «pour autant que l'on sache, le Hezbollah n'a jamais utilisé aucune de ces armes» Fajr-5 et Zelsal-1.
Le chiffre de 10 000 à 15 000 avancé par Jane's Defence semble coïncider avec l'affirmation d'Hassan Nasrallah le 23 mai, qui affirmait posséder 12 000 roquettes. Mais l'hebdomadaire souligne qu'«aucun de ces chiffres n'est vérifiable».
Les factions palestiniennes seraient elles aussi mieux armées, en quantité et en qualité. Et on serait loin des rudimentaires roquettes Kassam ou des Grad hérités de l'ancien empire soviétique et apparemment obtenus par l'entremise de la Syrie ou de l'Iran.
Elles travailleraient par exemple à des roquettes dotées de têtes plus puissantes, sous le label Ababil, déjà utilisé par Saddam Hussein en Irak dans les années 80 et 90 pour son programme de modernisation de ses Scud-B, ou Shahab, une allusion apparente au programme iranien de missiles balistiques à moyenne portée. Selon l'hebdomadaire britannique, le Djihad islamique développerait également un nouveau projectile, le Amr-2, d'une portée de 24 km, trois fois plus que les Kassam.
Quant aux Brigades des martyrs d'al-Aqsa, un groupe armé issu du Fatah, elles affirment produire un nouveau projectile Bahaa, du nom d'un de leurs militants, Saad Bahaa, tué par les forces israéliennes en mai. Le modèle le plus puissant de cette nouvelle gamme serait le Aqsa 103, d'une portée de 14 km et doté d'une tête de 6 kg de TNT. La production serait faite dans de petits ateliers, auxquels ont eu accès certains journalistes occidentaux, explique Ed Blanche, correspondant du Jane's Defence Weekly au Proche-Orient. Et les têtes seraient faites avec de l'engrais à base de nitrate, du TNT et des explosifs récupérés sur des obus israéliens n'ayant pas explosé.
Le mouvement chiite, fer de lance de la résistance anti-israélienne au Sud-Liban, a déjà été accusé d'avoir lancé jeudi deux roquettes de type Katioucha sur Haïfa, la troisième ville d'Israël, à une quarantaine de kilomètres de la frontière avec le Liban.
Citant des sources au sein des services de renseignement israéliens, Jane's Defence estime que le Hezbollah aurait amassé entre 10 000 et 15 000 roquettes, fournies par la Syrie et l'Iran.
Parmi elles, les Fajr-3, Fajr-4 et Fajr-5, de fabrication iranienne, avec pour les dernières citées une portée de 75 km environ, largement de quoi dépasser Haïfa.
De même, le mouvement d'Hassan Nasrallah disposerait d'une centaine de Zelsal-1, d'une portée estimée à 150 km, et donc capable d'atteindre Tel-Aviv.
Jane's Defence prend cependant soin de préciser que, «pour autant que l'on sache, le Hezbollah n'a jamais utilisé aucune de ces armes» Fajr-5 et Zelsal-1.
Le chiffre de 10 000 à 15 000 avancé par Jane's Defence semble coïncider avec l'affirmation d'Hassan Nasrallah le 23 mai, qui affirmait posséder 12 000 roquettes. Mais l'hebdomadaire souligne qu'«aucun de ces chiffres n'est vérifiable».
Les factions palestiniennes seraient elles aussi mieux armées, en quantité et en qualité. Et on serait loin des rudimentaires roquettes Kassam ou des Grad hérités de l'ancien empire soviétique et apparemment obtenus par l'entremise de la Syrie ou de l'Iran.
Elles travailleraient par exemple à des roquettes dotées de têtes plus puissantes, sous le label Ababil, déjà utilisé par Saddam Hussein en Irak dans les années 80 et 90 pour son programme de modernisation de ses Scud-B, ou Shahab, une allusion apparente au programme iranien de missiles balistiques à moyenne portée. Selon l'hebdomadaire britannique, le Djihad islamique développerait également un nouveau projectile, le Amr-2, d'une portée de 24 km, trois fois plus que les Kassam.
Quant aux Brigades des martyrs d'al-Aqsa, un groupe armé issu du Fatah, elles affirment produire un nouveau projectile Bahaa, du nom d'un de leurs militants, Saad Bahaa, tué par les forces israéliennes en mai. Le modèle le plus puissant de cette nouvelle gamme serait le Aqsa 103, d'une portée de 14 km et doté d'une tête de 6 kg de TNT. La production serait faite dans de petits ateliers, auxquels ont eu accès certains journalistes occidentaux, explique Ed Blanche, correspondant du Jane's Defence Weekly au Proche-Orient. Et les têtes seraient faites avec de l'engrais à base de nitrate, du TNT et des explosifs récupérés sur des obus israéliens n'ayant pas explosé.
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