Entretiens délicats sur la démocratie et le commerce dans l'ancienne capitale des tsars
15 juillet 2006
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
M. Poutine a voulu se montrer détendu.
Saint-Pétersbourg — Le président américain, George W. Bush, est arrivé hier à Saint-Pétersbourg pour des entretiens délicats sur la démocratie et le commerce avec son homologue russe Vladimir Poutine, avant un sommet du G8 qui devrait être largement consacré aux affrontements au Liban et à Gaza.
M. Bush, accompagné de son épouse Laura, a atterri en début d'après-midi dans l'ancienne capitale des tsars, sur les rives de la Baltique, en provenance d'Allemagne où il avait rencontré la chancelière Angela Merkel.
Soucieux de présenter une image détendue, M. Poutine, sans cravate et souriant, lui a présenté une vieille Zaporojets blanche de 1972, sa première voiture d'étudiant, avant d'aller dîner. M. Bush, lui aussi col ouvert, a répondu qu'il avait fait ses débuts au volant d'une Triumph.
Cette rencontre bilatérale devait se poursuivre ce matin. Elle sera suivie de ce soir à lundi par le premier sommet du G8 sous présidence russe, où sont également attendus à Saint-Pétersbourg les chefs d'État ou de gouvernement japonais, canadien, français, britannique, allemand et italien.
Mais, loin des sourires pour les caméras, la crise au Proche-Orient s'est imposée comme un thème incontournable.
Moscou a annoncé hier que le Liban avait été inscrit au programme des travaux du sommet, et M. Poutine a appelé «toutes les parties impliquées» dans l'escalade de violence à «arrêter immédiatement les hostilités».
Les entretiens dans le cadre impérial du palais Konstantin, le «Versailles russe», au bord du golfe de Finlande, risquent d'être délicats sur la question de la démocratisation de la Russie, un dossier sur lequel M. Bush a promis d'être «ferme».
Le président américain a d'ailleurs entamé sa visite par une rencontre d'une heure et demie à la résidence du consul américain avec des représentants d'une quinzaine d'organisations non gouvernementales (ONG) russes, dont une loi récente limite fortement la liberté d'action.
M. Bush, selon des participants, s'est inquiété devant les ONG du sort de l'ex-magnat russe du pétrole emprisonné, Mikhaïl Khodorkovski, mais a évité de critiquer directement M. Poutine.
M. Poutine, de son côté, a multiplié récemment les déclarations pour balayer les appels des Occidentaux à la démocratisation, y voyant des «clichés» datant de la guerre froide.
MM. Bush et Poutine devaient également aborder la question épineuse de l'entrée de la Russie dans l'Organisation mondiale du commerce (OMC), vivement souhaitée par Moscou mais bloquée par des objections américaines.
Énergie
Un proche conseiller diplomatique de M. Poutine, Sergueï Prikhodko, a toutefois cherché à minimiser la portée d'un échec éventuel.
Les questions énergétiques pourraient être aussi abordées, sur fond de flambée des cours du pétrole en raison des tensions géopolitiques.
Sur le dossier iranien, Moscou a fait mercredi un pas en direction des Américains en acceptant que ce dossier revienne devant le Conseil de sécurité de l'ONU, mais le ralliement russe à des sanctions fermes contre Téhéran reste encore hypothétique.
Les deux pays s'opposent également sur l'imposition de sanctions onusiennes à la Corée du Nord après les essais de missiles du régime de Pyongyang. Le Japon, allié des États-Unis dans ce dossier, vient toutefois d'évoquer un possible compromis avec la ligne défendue par Moscou et Pékin.
M. Bush, accompagné de son épouse Laura, a atterri en début d'après-midi dans l'ancienne capitale des tsars, sur les rives de la Baltique, en provenance d'Allemagne où il avait rencontré la chancelière Angela Merkel.
Soucieux de présenter une image détendue, M. Poutine, sans cravate et souriant, lui a présenté une vieille Zaporojets blanche de 1972, sa première voiture d'étudiant, avant d'aller dîner. M. Bush, lui aussi col ouvert, a répondu qu'il avait fait ses débuts au volant d'une Triumph.
Cette rencontre bilatérale devait se poursuivre ce matin. Elle sera suivie de ce soir à lundi par le premier sommet du G8 sous présidence russe, où sont également attendus à Saint-Pétersbourg les chefs d'État ou de gouvernement japonais, canadien, français, britannique, allemand et italien.
Mais, loin des sourires pour les caméras, la crise au Proche-Orient s'est imposée comme un thème incontournable.
Moscou a annoncé hier que le Liban avait été inscrit au programme des travaux du sommet, et M. Poutine a appelé «toutes les parties impliquées» dans l'escalade de violence à «arrêter immédiatement les hostilités».
Les entretiens dans le cadre impérial du palais Konstantin, le «Versailles russe», au bord du golfe de Finlande, risquent d'être délicats sur la question de la démocratisation de la Russie, un dossier sur lequel M. Bush a promis d'être «ferme».
Le président américain a d'ailleurs entamé sa visite par une rencontre d'une heure et demie à la résidence du consul américain avec des représentants d'une quinzaine d'organisations non gouvernementales (ONG) russes, dont une loi récente limite fortement la liberté d'action.
M. Bush, selon des participants, s'est inquiété devant les ONG du sort de l'ex-magnat russe du pétrole emprisonné, Mikhaïl Khodorkovski, mais a évité de critiquer directement M. Poutine.
M. Poutine, de son côté, a multiplié récemment les déclarations pour balayer les appels des Occidentaux à la démocratisation, y voyant des «clichés» datant de la guerre froide.
MM. Bush et Poutine devaient également aborder la question épineuse de l'entrée de la Russie dans l'Organisation mondiale du commerce (OMC), vivement souhaitée par Moscou mais bloquée par des objections américaines.
Énergie
Un proche conseiller diplomatique de M. Poutine, Sergueï Prikhodko, a toutefois cherché à minimiser la portée d'un échec éventuel.
Les questions énergétiques pourraient être aussi abordées, sur fond de flambée des cours du pétrole en raison des tensions géopolitiques.
Sur le dossier iranien, Moscou a fait mercredi un pas en direction des Américains en acceptant que ce dossier revienne devant le Conseil de sécurité de l'ONU, mais le ralliement russe à des sanctions fermes contre Téhéran reste encore hypothétique.
Les deux pays s'opposent également sur l'imposition de sanctions onusiennes à la Corée du Nord après les essais de missiles du régime de Pyongyang. Le Japon, allié des États-Unis dans ce dossier, vient toutefois d'évoquer un possible compromis avec la ligne défendue par Moscou et Pékin.
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