L'Iran s'entête à enrichir de l'uranium
9 juin 2006
Actualités internationales
Vienne — L'Iran poursuit et accroît l'enrichissement de l'uranium, malgré les demandes internationales de suspension de ces activités, selon un rapport de l'AIEA publié hier, qui signale aussi la découverte de traces d'uranium suspectes.
Ce rapport de l'Agence intaernationale de l'énergie atomique, dont l'AFP a obtenu copie, douche les espoirs d'un arrêt rapide de l'enrichissement que réclament les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (États-Unis, France, Grande-Bretagne, Chine, Russie) et l'Allemagne.
En fait, indique le rapport, les Iraniens ont même accéléré leurs activités au centre de Natanz mardi, le jour même où le haut représentant de l'Union européenne pour la politique extérieure, Javier Solana, leur remettait des propositions incitatives et dissuasives en vue d'une suspension.
Dans son rapport, le directeur de l'AIEA, Mohamed el-Baradeï, précise qu'il n'y a donc pas eu de pause dans l'enrichissement depuis que ce processus a commencé à Natanz, le 11 avril dernier, avec la mise en place d'une première «cascade» de centrifugeuses reliées entre elles pour enrichir le gaz d'uranium (UF6).
L'Iran «a commencé, le [mardi] 6 juin 2006 à alimenter de l'UF6 dans une cascade de 164 machines. L'Iran continue les travaux d'installation d'autres cascades de 164 machines», selon ce rapport, qui arrive juste avant la réunion lundi prochain du Conseil des gouverneurs à Vienne.
Ce conseil forme l'exécutif politique de 35 États de l'agence onusienne de sûreté nucléaire.
L'uranium enrichi peut servir l'énergie civile, mais aussi à terme, suivant le degré d'enrichissement, pour fabriquer l'arme atomique.
L'Iran, qui insiste sur son droit à maîtriser le cycle nucléaire civil, compte installer plus de 50 000 centrifugeuses à Natanz.
Téhéran a fait fi jusqu'ici des récents appels de l'AIEA et du Conseil de sécurité pour un arrêt de l'enrichissement.
Son président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a rejeté implicitement la demande de suspension, dans un discours tenu hier matin.
L'agence atomique note aussi qu'elle n'a pas eu de réponses aux questions soulevées dans des rapports précédents:
- sur la possible acquisition de centrifugeuses très sophistiquées;
- sur des projets militaires éventuellement nucléaires;
- sur sa demande que cesse la construction d'un réacteur à eau lourde pouvant produire du plutonium.
Selon un responsable, les Iraniens ont produit depuis août dernier quelque 118 tonnes de gaz UF6 après conversion de minerai d'uranium et ont même entamé mardi «une nouvelle campagne de conversion» avec 30 tonnes de minerai.
À ce stade, toutefois, les centrifugeuses n'ont produit que quelques centaines de grammes d'uranium faiblement enrichi.
Contactés par l'AFP, des responsables iraniens se sont refusés à tout commentaire sur le rapport.
Traces d'uranium enrichi
D'autre part, les inspecteurs de l'AIEA ont découvert de nouvelles traces d'uranium hautement enrichi sur des équipements en Iran, mais il pourrait ne s'agir que de la contamination d'équipements importés et non pas produits localement.
D'après un haut responsable de l'agence, la contamination est en deçà du niveau suffisant pour la bombe atomique et a été retrouvé sur des «aspirateurs» qui pourraient servir à des centrifugeuses pour l'enrichissement de l'uranium mais aussi à d'autres usages.
Les traces viendraient d'équipements de l'ancien site militaire de Lavizan que les Iraniens ont détruit en 2004 après que l'AIEA avait demandé d'y mener des inspections.
Téhéran affirme qu'il n'y a jamais eu d'activités nucléaires à Lavizan.
Par ailleurs, Javier Solana a fait part hier au président français Jacques Chirac de ses «entretiens très positifs» en Iran et s'est déclaré «plus optimiste que pessimiste».
«Les entretiens ont été très constructifs, l'atmosphère a été très positive. Ils ont bien compris le contenu de la proposition» de la communauté internationale, a indiqué M. Solana à la presse.
Ce rapport de l'Agence intaernationale de l'énergie atomique, dont l'AFP a obtenu copie, douche les espoirs d'un arrêt rapide de l'enrichissement que réclament les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (États-Unis, France, Grande-Bretagne, Chine, Russie) et l'Allemagne.
En fait, indique le rapport, les Iraniens ont même accéléré leurs activités au centre de Natanz mardi, le jour même où le haut représentant de l'Union européenne pour la politique extérieure, Javier Solana, leur remettait des propositions incitatives et dissuasives en vue d'une suspension.
Dans son rapport, le directeur de l'AIEA, Mohamed el-Baradeï, précise qu'il n'y a donc pas eu de pause dans l'enrichissement depuis que ce processus a commencé à Natanz, le 11 avril dernier, avec la mise en place d'une première «cascade» de centrifugeuses reliées entre elles pour enrichir le gaz d'uranium (UF6).
L'Iran «a commencé, le [mardi] 6 juin 2006 à alimenter de l'UF6 dans une cascade de 164 machines. L'Iran continue les travaux d'installation d'autres cascades de 164 machines», selon ce rapport, qui arrive juste avant la réunion lundi prochain du Conseil des gouverneurs à Vienne.
Ce conseil forme l'exécutif politique de 35 États de l'agence onusienne de sûreté nucléaire.
L'uranium enrichi peut servir l'énergie civile, mais aussi à terme, suivant le degré d'enrichissement, pour fabriquer l'arme atomique.
L'Iran, qui insiste sur son droit à maîtriser le cycle nucléaire civil, compte installer plus de 50 000 centrifugeuses à Natanz.
Téhéran a fait fi jusqu'ici des récents appels de l'AIEA et du Conseil de sécurité pour un arrêt de l'enrichissement.
Son président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a rejeté implicitement la demande de suspension, dans un discours tenu hier matin.
L'agence atomique note aussi qu'elle n'a pas eu de réponses aux questions soulevées dans des rapports précédents:
- sur la possible acquisition de centrifugeuses très sophistiquées;
- sur des projets militaires éventuellement nucléaires;
- sur sa demande que cesse la construction d'un réacteur à eau lourde pouvant produire du plutonium.
Selon un responsable, les Iraniens ont produit depuis août dernier quelque 118 tonnes de gaz UF6 après conversion de minerai d'uranium et ont même entamé mardi «une nouvelle campagne de conversion» avec 30 tonnes de minerai.
À ce stade, toutefois, les centrifugeuses n'ont produit que quelques centaines de grammes d'uranium faiblement enrichi.
Contactés par l'AFP, des responsables iraniens se sont refusés à tout commentaire sur le rapport.
Traces d'uranium enrichi
D'autre part, les inspecteurs de l'AIEA ont découvert de nouvelles traces d'uranium hautement enrichi sur des équipements en Iran, mais il pourrait ne s'agir que de la contamination d'équipements importés et non pas produits localement.
D'après un haut responsable de l'agence, la contamination est en deçà du niveau suffisant pour la bombe atomique et a été retrouvé sur des «aspirateurs» qui pourraient servir à des centrifugeuses pour l'enrichissement de l'uranium mais aussi à d'autres usages.
Les traces viendraient d'équipements de l'ancien site militaire de Lavizan que les Iraniens ont détruit en 2004 après que l'AIEA avait demandé d'y mener des inspections.
Téhéran affirme qu'il n'y a jamais eu d'activités nucléaires à Lavizan.
Par ailleurs, Javier Solana a fait part hier au président français Jacques Chirac de ses «entretiens très positifs» en Iran et s'est déclaré «plus optimiste que pessimiste».
«Les entretiens ont été très constructifs, l'atmosphère a été très positive. Ils ont bien compris le contenu de la proposition» de la communauté internationale, a indiqué M. Solana à la presse.
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