Serbie-Monténégro - « Il n'y aura pas de divorce de velours »
2 juin 2006
Actualités internationales
Belgrade — Le premier ministre serbe Vojislav Kostunica a évité hier de dire qu'il reconnaissait les résultats définitifs du référendum au Monténégro, remporté par les partisans de l'indépendance vis-à-vis de la Serbie.
Fervent partisan du maintien de l'union Serbie-Monténégro, M. Kostunica a souligné, lors d'une conférence de presse, que l'Union européenne (UE) «était responsable aussi bien des règles du référendum que de la proclamation des résultats».
«Après la décision de Frantisek Lipka [le diplomate slovaque représentant l'UE], le gouvernement serbe n'a d'autre choix que d'annoncer que la Serbie [...] devient le successeur de l'État de Serbie-Monténégro», a dit M. Kostunica.
Lors du référendum du 21 mai, le oui à l'indépendance a remporté 55,5 % des voix et le non 44,5 %, selon les résultats complets officiels annoncés mercredi par la Commission pour le référendum, présidée par M. Lipka.
«Pour l'histoire, le fait demeure que le résultat final a été proclamé en se fondant sur une opinion du représentant de l'UE, M. Lipka, par la volonté de l'UE et en vertu de règles qu'elle a établies. C'est une conclusion simple», a insisté le premier ministre.
La Serbie et le Monténégro, les deux dernières républiques restées ensemble après le démantèlement de la Yougoslavie dans les années 90, ont constitué en 2003 une union aux liens souples que l'une ou l'autre pouvait quitter, par référendum, au bout de trois ans.
La Constitution de l'union avait prévu que la république qui quitterait l'union laisserait l'autre hériter du statut international, du siège à l'ONU et des représentations dans les institutions politiques ou financières.
Le parlement monténégrin doit se réunir samedi et devrait proclamer l'indépendance.
Au début de la semaine, lors d'une visite à Belgrade, le commissaire européen à l'Elargissement, Olli Rehn, a souhaité que la Serbie et le Monténégro parviennent à un «divorce de velours» et leur a demandé de régler rapidement les modalités de la dissolution de leur État commun.
Mais M. Kostunica a souligné qu'il «n'y aurait ni dissolution, ni séparation. Nous ne sommes pas dans le cas de la République tchèque et de la Slovaquie».
«Il n'y a pas de divorce de velours. Le cas est différent. La Serbie est le successeur» de la Serbie-Monténégro, a-t-il insisté en précisant qu'il en informerait le Haut représentant de l'UE pour la politique extérieure, Javier Solana, attendu aujourd'hui à Belgrade.
Le premier ministre a également indiqué qu'il n'avait nullement l'intention de se précipiter pour féliciter son homologue monténégrin, Milo Djukanovic.
Fervent partisan du maintien de l'union Serbie-Monténégro, M. Kostunica a souligné, lors d'une conférence de presse, que l'Union européenne (UE) «était responsable aussi bien des règles du référendum que de la proclamation des résultats».
«Après la décision de Frantisek Lipka [le diplomate slovaque représentant l'UE], le gouvernement serbe n'a d'autre choix que d'annoncer que la Serbie [...] devient le successeur de l'État de Serbie-Monténégro», a dit M. Kostunica.
Lors du référendum du 21 mai, le oui à l'indépendance a remporté 55,5 % des voix et le non 44,5 %, selon les résultats complets officiels annoncés mercredi par la Commission pour le référendum, présidée par M. Lipka.
«Pour l'histoire, le fait demeure que le résultat final a été proclamé en se fondant sur une opinion du représentant de l'UE, M. Lipka, par la volonté de l'UE et en vertu de règles qu'elle a établies. C'est une conclusion simple», a insisté le premier ministre.
La Serbie et le Monténégro, les deux dernières républiques restées ensemble après le démantèlement de la Yougoslavie dans les années 90, ont constitué en 2003 une union aux liens souples que l'une ou l'autre pouvait quitter, par référendum, au bout de trois ans.
La Constitution de l'union avait prévu que la république qui quitterait l'union laisserait l'autre hériter du statut international, du siège à l'ONU et des représentations dans les institutions politiques ou financières.
Le parlement monténégrin doit se réunir samedi et devrait proclamer l'indépendance.
Au début de la semaine, lors d'une visite à Belgrade, le commissaire européen à l'Elargissement, Olli Rehn, a souhaité que la Serbie et le Monténégro parviennent à un «divorce de velours» et leur a demandé de régler rapidement les modalités de la dissolution de leur État commun.
Mais M. Kostunica a souligné qu'il «n'y aurait ni dissolution, ni séparation. Nous ne sommes pas dans le cas de la République tchèque et de la Slovaquie».
«Il n'y a pas de divorce de velours. Le cas est différent. La Serbie est le successeur» de la Serbie-Monténégro, a-t-il insisté en précisant qu'il en informerait le Haut représentant de l'UE pour la politique extérieure, Javier Solana, attendu aujourd'hui à Belgrade.
Le premier ministre a également indiqué qu'il n'avait nullement l'intention de se précipiter pour féliciter son homologue monténégrin, Milo Djukanovic.
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