Les policiers palestiniens s'en prennent au parlement
Les tensions provoquées à Gaza par le blocus financier imposé par les Occidentaux augmentent
Photo : Agence Reuters
Les forces de sécurit ont fait connaître leur mécontentement à l’Autorité palestinienne hier.
Gaza — Des milliers de membres des forces de sécurité palestiniennes, dont les salaires sont impayés depuis l'arrivée au gouvernement du Hamas en mars, s'en sont pris avec violence hier à l'immeuble du Conseil législatif, symbole du nouveau pouvoir du mouvement islamiste.
Les protestataires, qui appartenaient pour la plupart au Fatah, écrasé par le Hamas lors des élections de janvier, ont tiré des rafales d'armes automatiques en l'air et certains d'entre eux ont grimpé sur le toit du bâtiment, dont ils ont brisé des vitres.
Les manifestants entendaient protester contre l'annonce, par le premier ministre Ismaïl Haniyeh mardi, qu'une partie seulement des salaires des fonctionnaires serait versée prochainement. «Nous voulons savoir quand s'arrêtera cette tragédie», a crié un manifestant par haut-parleur.
Cette manifestation de colère, l'une des plus importantes depuis l'entrée en fonction du gouvernement du Hamas, s'est achevée au bout de trois heures, mais elle illustre les tensions croissantes provoquées dans la bande de Gaza par le blocus financier imposé par les Occidentaux aux nouvelles autorités.
Les États-Unis et l'Union européenne exigent du mouvement islamiste qu'il reconnaisse Israël, renonce à la violence et endosse tous les accords et engagements passés par les Palestiniens avec l'État juif — des conditions que le Hamas rejette, sans disposer pour autant de solution évidente au blocus financier.
Haniyeh s'est engagé mardi à verser dans un délai de quelques jours un mois de salaire à 40 000 fonctionnaires palestiniens gagnant moins de 1500 shekels (environ 370 $can) et une avance d'un montant analogue aux 125 000 autres qui gagnent plus.
Le gouvernement va donc devoir débourser plus de 56,5 millions $can, dont Haniyeh n'a pas précisé l'origine mais qui pourraient partiellement provenir des taxes intérieures. En outre, le ministère des Finances n'a pas été en mesure de dire quand ils seraient versés.
Les protestataires, qui appartenaient pour la plupart au Fatah, écrasé par le Hamas lors des élections de janvier, ont tiré des rafales d'armes automatiques en l'air et certains d'entre eux ont grimpé sur le toit du bâtiment, dont ils ont brisé des vitres.
Les manifestants entendaient protester contre l'annonce, par le premier ministre Ismaïl Haniyeh mardi, qu'une partie seulement des salaires des fonctionnaires serait versée prochainement. «Nous voulons savoir quand s'arrêtera cette tragédie», a crié un manifestant par haut-parleur.
Cette manifestation de colère, l'une des plus importantes depuis l'entrée en fonction du gouvernement du Hamas, s'est achevée au bout de trois heures, mais elle illustre les tensions croissantes provoquées dans la bande de Gaza par le blocus financier imposé par les Occidentaux aux nouvelles autorités.
Les États-Unis et l'Union européenne exigent du mouvement islamiste qu'il reconnaisse Israël, renonce à la violence et endosse tous les accords et engagements passés par les Palestiniens avec l'État juif — des conditions que le Hamas rejette, sans disposer pour autant de solution évidente au blocus financier.
Haniyeh s'est engagé mardi à verser dans un délai de quelques jours un mois de salaire à 40 000 fonctionnaires palestiniens gagnant moins de 1500 shekels (environ 370 $can) et une avance d'un montant analogue aux 125 000 autres qui gagnent plus.
Le gouvernement va donc devoir débourser plus de 56,5 millions $can, dont Haniyeh n'a pas précisé l'origine mais qui pourraient partiellement provenir des taxes intérieures. En outre, le ministère des Finances n'a pas été en mesure de dire quand ils seraient versés.
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