samedi 11 février 2012 Dernière mise à jour 01h25
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Le calme est revenu à Kaboul - La violence atteint le nord de l'Afghanistan

Alors que les forces de sécurité renforçaient leur présence à Kaboul où le calme semble être revenu, six Afghans, dont trois femmes, travaillant pour des organismes internationaux, ont été tués hier dans le nord de l'Afghanistan et deux citoyens américains ont été légèrement blessés.

Dans le nord du pays, «un groupe d'hommes armés non identifiés a tué trois femmes et un homme qui travaillaient pour l'ONG ActionAid dans le district de Mingajik», a déclaré à l'AFP le chef de la police provinciale, Juma Khan Hamdard.

Les hommes, à moto, ont ouvert le feu sur les employés de l'organisation non gouvernementale qui étaient en route pour leur bureau dans le district de Mingajik, dans la province de Jawzjan, a-t-il précisé.

Par ailleurs, deux Afghans travaillant pour une société étrangère ont été tués et trois autres personnes blessées, dont deux Américains, lors de l'explosion d'un engin au passage de leur véhicule sur un pont de la province habituellement calme du Badakshan, dans le Nord-Est.

Les attaques des talibans sont moins fréquentes dans le nord de l'Afghanistan que dans sa partie sud, mais un correspondant téléphonique se faisant passer pour un porte-parole des talibans avait annoncé lundi à Mazar-i-Sharif, la principale ville de la région, que des attentats y seraient commis sous peu.

Les attaques contre des employés d'organisations d'aide ou des entreprises étrangères sont assez fréquentes en Afghanistan, mais elles sont rares dans le nord du pays, relativement épargné par les actes de violence attribués aux rebelles talibans.

Environ 45 civils travaillant pour des organismes d'aides, afghans et étrangers, ont été tués en Afghanistan depuis 2002.

C'est donc maintenant près de 350 personnes qui ont été tuées depuis une quinzaine de jours en Afghanistan, le plus lourd bilan dans ce laps de temps depuis le renversement du régime des talibans par la coalition multinationale conduite par les États-Unis, fin 2001.

Les forces de sécurité ont renforcé hier leur présence dans les rues de Kaboul, où la situation était redevenue pratiquement normale au lendemain de violentes manifestations qui ont fait une douzaine de morts et d'importants dégâts matériels.

Hier, des soldats de l'armée nationale, appuyés par des transports de troupes blindés, certains armés de roquettes antichar, surveillaient la capitale. La police était plus présente que d'habitude.

Kaboul était calme, après une nuit de couvre-feu, et un peu moins animée que d'habitude, certains commerçants ayant préféré fermer boutique. Le gouvernement a néanmoins décidé de réinstaurer un couvre-feu pour la seconde nuit consécutive.

Le Parlement, qui s'est réuni à huis clos, a demandé l'arrestation des responsables de l'accident de la circulation impliquant des soldats américains, à l'origine des violences. Il a également demandé l'arrestation des meneurs des manifestations.

Si la vie reprenait son cours pour les Afghans, la très nombreuse communauté internationale présente dans la capitale a pris des précautions supplémentaires. Certaines ambassades ont demandé à leurs ressortissants de ne pas bouger de chez eux, d'autres leur conseillaient d'adopter un profil bas s'il leur était indispensable de se déplacer. L'ONU avait également pris des mesures pour protéger son personnel.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012