La rébellion touarègue se réveille
Des rebelles occupent une ville dans le nord-est du Mali
Bamako — Des rebelles touaregs présumés ont occupé hier la garnison de Kidal, dans le nord-est du Mali, après s'être emparés de plusieurs camps militaires.
Les assaillants étaient équipés de camionnettes armées de mitrailleuses pour lancer à l'aube l'assaut contre cette ville située à un millier de km au nord-est de Bamako, au pied du massif de l'Adrar des Ifoghas, aux confins de l'Algérie et du Niger.
«Ils ont pris toute la ville», a confirmé le correspondant à Kidal de l'Agence malienne de presse et de publicité, Jean-Pierre Tita. D'après un porte-parole militaire malien, un camp de l'armée a également été pris à Menaka, à 300 km au sud-est de Kidal, non loin de la frontière avec le Niger.
Dans la soirée, le président Amadou Toumani Touré a lancé un appel au calme à la radio nationale. «Au Mali, nul n'a besoin de prendre les armes pour se faire entendre», a-t-il dit.
Il a également exhorté ses concitoyens à ne pas confondre rebelles et civils touaregs, tentant apparemment d'éviter que l'attaque ne tourne à l'affrontement ethnique.
Des rafales de tirs retentissaient toujours plusieurs heures après l'attaque de Kidal. Cette localité avait été le point de départ de plusieurs soulèvements dans les années 1960, puis au début des années 1990, de nomades touaregs qui s'estimaient négligés et marginalisés par le pouvoir central.
Les deux camps ont fini par faire une paix prévoyant, notamment, une intégration de combattants rebelles au sein de l'armée, mais sans faire taire totalement une agitation sporadique.
Pour les spécialistes de la question, la révolte touarègue n'est pas totalement supprimée et reste en sommeil dans ce pays sahélien enclavé qui est l'un des plus déshérités de la planète malgré son coton.
Selon une source militaire, les assaillants seraient des partisans du lieutenant-colonel Hassan Fagaga, un ancien officier et rebelle touareg qui a déserté avec un groupe d'hommes en février. «ll s'agit de partisans de Fagaga, de déserteurs», a précisé cette source sous le sceau de l'anonymat.
Redoutant une infiltration des islamistes radicaux du GSPC en provenance de l'Algérie voisine, les États-Unis ont mis en place un programme d'aide et de formation de l'armée malienne à la lutte contre le terrorisme.
L'attaque de Kidal survient un mois après la visite sur place du colonel Mouamar Kadhafi, qui avait ouvert un consulat de Libye dans cette région propice au banditisme, qui regorge d'armes et qui traditionnellement échappe largement au contrôle du gouvernement de Bamako.
Les assaillants étaient équipés de camionnettes armées de mitrailleuses pour lancer à l'aube l'assaut contre cette ville située à un millier de km au nord-est de Bamako, au pied du massif de l'Adrar des Ifoghas, aux confins de l'Algérie et du Niger.
«Ils ont pris toute la ville», a confirmé le correspondant à Kidal de l'Agence malienne de presse et de publicité, Jean-Pierre Tita. D'après un porte-parole militaire malien, un camp de l'armée a également été pris à Menaka, à 300 km au sud-est de Kidal, non loin de la frontière avec le Niger.
Dans la soirée, le président Amadou Toumani Touré a lancé un appel au calme à la radio nationale. «Au Mali, nul n'a besoin de prendre les armes pour se faire entendre», a-t-il dit.
Il a également exhorté ses concitoyens à ne pas confondre rebelles et civils touaregs, tentant apparemment d'éviter que l'attaque ne tourne à l'affrontement ethnique.
Des rafales de tirs retentissaient toujours plusieurs heures après l'attaque de Kidal. Cette localité avait été le point de départ de plusieurs soulèvements dans les années 1960, puis au début des années 1990, de nomades touaregs qui s'estimaient négligés et marginalisés par le pouvoir central.
Les deux camps ont fini par faire une paix prévoyant, notamment, une intégration de combattants rebelles au sein de l'armée, mais sans faire taire totalement une agitation sporadique.
Pour les spécialistes de la question, la révolte touarègue n'est pas totalement supprimée et reste en sommeil dans ce pays sahélien enclavé qui est l'un des plus déshérités de la planète malgré son coton.
Selon une source militaire, les assaillants seraient des partisans du lieutenant-colonel Hassan Fagaga, un ancien officier et rebelle touareg qui a déserté avec un groupe d'hommes en février. «ll s'agit de partisans de Fagaga, de déserteurs», a précisé cette source sous le sceau de l'anonymat.
Redoutant une infiltration des islamistes radicaux du GSPC en provenance de l'Algérie voisine, les États-Unis ont mis en place un programme d'aide et de formation de l'armée malienne à la lutte contre le terrorisme.
L'attaque de Kidal survient un mois après la visite sur place du colonel Mouamar Kadhafi, qui avait ouvert un consulat de Libye dans cette région propice au banditisme, qui regorge d'armes et qui traditionnellement échappe largement au contrôle du gouvernement de Bamako.
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