Gaza plonge dans la violence partisane
Des heurts interpalestiniens font un mort et neuf blessés
Photo : Agence Reuters
Alors que la violence partisane continuait à faire rage, des jeunes de Hébron se sont rassemblés hier pour apporter leur appui au Hamas.
Gaza — Des affrontements à l'arme automatique entre des militants du Hamas et des policiers palestiniens, les plus violents de ces dernières semaines, ont fait hier un mort et six blessés près du Parlement palestinien à Gaza, selon les sauveteurs et des témoins. Ces accrochages sont survenus à quatre jours de la tenue d'un «dialogue national» entre les différents mouvement palestiniens pour tenter de trouver une issue à la crise et éviter un embrasement de la bande de Gaza.
Les militants du Hamas, retranchés dans un bâtiment désaffecté, ont tiré une grenade RPG (projectile propulsé par un lance-grenade) et ont jeté deux grenades à main sur les policiers, selon des témoins. Les tirs ont éclaté près du Parlement palestinien et du quartier général de la police, dans un secteur où s'est déployée la nouvelle force de sécurité du Hamas. Des véhicules de la police palestinienne ont tenté de s'approcher mais ont été la cible de tirs, d'après les témoins.
Depuis sa victoire aux législatives palestiniennes de janvier dernier, le Mouvement de la résistance islamique est engagé dans une épreuve de force avec la présidence palestinienne, au point de faire craindre l'explosion d'une guerre civile.
La création et le déploiement mercredi dans la Bande de Gaza d'une force de 3000 hommes proches du Hamas, malgré le veto du président Abbas, a encore avivé la tension, et des affrontements ont eu lieu la semaine dernière à Gaza entre ces miliciens et les forces de sécurité régulières, dominées par le Fatah.
Le premier ministre palestinien Ismaïl Haniyeh a exclu vendredi de démanteler sa nouvelle force de sécurité, assurant qu'elle serait «intégrée dans la force de police et active au sein de ce système». Quant à Mahmoud Abbas, il n'envisage pas de désarmer la milice par la force, selon l'un de ses conseillers, Taïeb Abdel Rahim.
Dimanche, un attentat a été déjoué contre le chef des services de sécurité à Gaza, Rachid Abou Chbak, membre du Fatah. La veille, le chef des services de renseignements palestiniens, un proche du président Mahmoud Abbas, a été gravement blessé dans un attentat au siège même de ses services à Gaza et des responsables du Fatah parlent de «conspiration» contre leur mouvement.
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a souligné dimanche que cette lutte ouverte ne devait pas dégénérer en guerre civile. «La guerre civile est la ligne rouge que personne ne doit oser franchir», a prévenu M. Abbas. «Il y a une crise. Nous devons chercher une solution. Un dialogue sera ouvert» avec les dirigeants du Hamas «dans les quatre ou cinq jours», a-t-il dit.
Les militants du Hamas, retranchés dans un bâtiment désaffecté, ont tiré une grenade RPG (projectile propulsé par un lance-grenade) et ont jeté deux grenades à main sur les policiers, selon des témoins. Les tirs ont éclaté près du Parlement palestinien et du quartier général de la police, dans un secteur où s'est déployée la nouvelle force de sécurité du Hamas. Des véhicules de la police palestinienne ont tenté de s'approcher mais ont été la cible de tirs, d'après les témoins.
Depuis sa victoire aux législatives palestiniennes de janvier dernier, le Mouvement de la résistance islamique est engagé dans une épreuve de force avec la présidence palestinienne, au point de faire craindre l'explosion d'une guerre civile.
La création et le déploiement mercredi dans la Bande de Gaza d'une force de 3000 hommes proches du Hamas, malgré le veto du président Abbas, a encore avivé la tension, et des affrontements ont eu lieu la semaine dernière à Gaza entre ces miliciens et les forces de sécurité régulières, dominées par le Fatah.
Le premier ministre palestinien Ismaïl Haniyeh a exclu vendredi de démanteler sa nouvelle force de sécurité, assurant qu'elle serait «intégrée dans la force de police et active au sein de ce système». Quant à Mahmoud Abbas, il n'envisage pas de désarmer la milice par la force, selon l'un de ses conseillers, Taïeb Abdel Rahim.
Dimanche, un attentat a été déjoué contre le chef des services de sécurité à Gaza, Rachid Abou Chbak, membre du Fatah. La veille, le chef des services de renseignements palestiniens, un proche du président Mahmoud Abbas, a été gravement blessé dans un attentat au siège même de ses services à Gaza et des responsables du Fatah parlent de «conspiration» contre leur mouvement.
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a souligné dimanche que cette lutte ouverte ne devait pas dégénérer en guerre civile. «La guerre civile est la ligne rouge que personne ne doit oser franchir», a prévenu M. Abbas. «Il y a une crise. Nous devons chercher une solution. Un dialogue sera ouvert» avec les dirigeants du Hamas «dans les quatre ou cinq jours», a-t-il dit.
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