samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 09h44
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Visite-surprise de Blair en Irak

Le président Bush évoque un possible repli progressif

Une fillette regarde les décombres laissés hier par l’explosion d’une voiture en bordure d’un marché de Bagdad. Dans la seule journée d’hier, on a dénombré 22 morts en Irak.
Photo : Agence France-Presse
Une fillette regarde les décombres laissés hier par l’explosion d’une voiture en bordure d’un marché de Bagdad. Dans la seule journée d’hier, on a dénombré 22 morts en Irak.
Bagdad — Le premier ministre irakien Nouri al-Maliki a annoncé hier que les forces irakiennes allaient assumer progressivement, à partir de juin, la responsabilité de la sécurité en Irak à l'occasion d'une visite-surprise à Bagdad du premier ministre britannique Tony Blair.

La visite de M. Blair a coïncidé avec une nouvelle audience dans le procès du président déchu Saddam Hussein et de nouvelles violences qui ont fait en quelques heures 22 morts et des dizaines de blessés.

«Il y a un accord pour le transfert des dossiers de la sécurité selon un calendrier qui débute en juin quand les forces irakiennes prendront le contrôle des provinces de Samawa et d'Amara», deux zones chiites qui connaissent peu de violences dans le sud du pays, a déclaré M. Maliki.

«Les autres provinces seront transférées au fur et à mesure [par la Force multinationale] et avant la fin de l'année, la plupart le seront à l'exception de Bagdad et peut-être d'Al-Anbar», province rebelle sunnite de l'ouest de l'Irak, a-t-il ajouté dans une conférence de presse conjointe avec M. Blair.

M. Maliki a par ailleurs réitéré sa détermination à désarmer les milices en affirmant que leur maintien risquait de plonger le pays dans la guerre civile. «Si nous voulons reconstruire le pays, les armes doivent être aux seules mains de l'État», a-t-il souligné. «Si les armes restent entre les mains des miliciens, c'est un pas vers la guerre civile».

Le premier ministre irakien a aussi appelé à une conférence internationale sous l'égide de l'ONU sur l'annulation de la dette et la reconstruction. «Nous avons une dette héritée de l'ancien régime et un service de cette dette et même si les précédents gouvernements ont réussi à la réduire de 80 %, il en reste beaucoup», a estimé M. Maliki.

À Bruxelles, un porte-parole de la Commission européenne a annoncé l'octroi d'une «nouvelle aide» de 200 millions d'euros pour 2006 au gouvernement irakien afin d'aider à la reconstruction du pays.

Sécurité

M. Blair a promis de travailler avec le nouveau gouvernement de M. Maliki, investi samedi par le Parlement après plusieurs mois de paralysie politique. «Nous voulons faire des espoirs du peuple irakien une réalité», a-t-il dit.

«C'est la violence qui nous fait rester ici. C'est la paix qui nous fera partir. Nous voulons partir aussi vite que nous le pouvons, mais cela doit se faire d'une manière qui préservera la sécurité du peuple irakien», a encore dit Tony Blair. Le responsable britannique doit se rendre la semaine prochaine à Washington pour des entretiens vraisemblablement dominés par l'Irak.

De son côté, le président américain George W. Bush a décrit l'installation du nouveau gouvernement comme un «tournant» rendant possible un repli progressif des États-Unis sur un rôle de soutien, se gardant cependant d'évoquer un quelconque retrait de troupes.

Entre-temps, le procès de Saddam Hussein et de sept ex-lieutenants jugés pour le massacre de 148 villageois chiites, tués en représailles après un attentat en 1982 contre le convoi présidentiel dans le village de Doujaïl, au nord de Bagdad, a repris dans une ambiance agitée, avec l'expulsion d'une avocate libanaise, Bochra Khalil, après une altercation avec le juge Raouf Rachid Abdel Rahmane.

L'audience, la 27e depuis le début du procès en octobre 2005, a ensuite tourné à la réunion de famille, avec le témoignage de Sabaoui al-Tikriti, demi-frère de Saddam Hussein et frère de Barzan al-Tikriti, ancien responsable des services de sécurité. «Barzan était très sensible au sujet des erreurs que ses officiers pourraient faire. Il avait à coeur de faire preuve de beaucoup d'humanité dans son travail», a soutenu Sabaoui.

«De toute façon, ce n'était pas le service de renseignement que dirigeait Barzan qui s'occupait de l'enquête sur l'attentat, mais la sûreté nationale sur laquelle il n'avait aucune autorité», a-t-il ajouté.

La prochaine audience a été fixée à demain.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012