La Syrie n'aime pas les pétitions
18 mai 2006
Actualités internationales
Les autorités syriennes ont procédé hier à de nouvelles arrestations dans le cadre de leur campagne contre les signataires d'une déclaration réclamant une réforme radicale des relations avec le Liban, un journaliste et opposant de renom risquant même la peine de prison à vie.
Au total, six militants et signataires de la déclaration Beyrouth-Damas, dont l'opposant et journaliste Michel Kilo, ont été arrêtés depuis dimanche.
Cette déclaration, diffusée le 11 mai à Beyrouth avec la signature de près de 300 intellectuels syriens et libanais, appelle à «respecter et consolider la souveraineté et l'indépendance du Liban et de la Syrie dans le cadre de relations institutionnalisées et transparentes». Elle insiste sur «la nécessité d'une reconnaissance syrienne définitive de l'indépendance du Liban».
Outre Michel Kilo, déféré mardi à la justice, Mahmoud Merhi, secrétaire général de l'Organisation arabe des droits de l'homme, et Nidal Darwich, membre des Comités de défense des droits de l'homme et des libertés démocratiques, ont été arrêtés pour le même motif.
L'ONU s'en mêle
Dans ce contexte, le Conseil de sécurité des Nations unies a accru hier sa pression sur la Syrie pour l'amener à reconnaître l'indépendance du Liban en l'invitant à établir avec son voisin des relations diplomatiques formelles et à délimiter leur frontière commune.
Le Conseil de sécurité a adopté à cet effet une résolution, numérotée 1680, à une large majorité, 13 voix sur 15, la Chine et la Russie s'étant abstenues.
La Syrie a aussitôt rejeté cette résolution de l'ONU en la qualifiant d'ingérence dans ses affaires intérieures.
Au total, six militants et signataires de la déclaration Beyrouth-Damas, dont l'opposant et journaliste Michel Kilo, ont été arrêtés depuis dimanche.
Cette déclaration, diffusée le 11 mai à Beyrouth avec la signature de près de 300 intellectuels syriens et libanais, appelle à «respecter et consolider la souveraineté et l'indépendance du Liban et de la Syrie dans le cadre de relations institutionnalisées et transparentes». Elle insiste sur «la nécessité d'une reconnaissance syrienne définitive de l'indépendance du Liban».
Outre Michel Kilo, déféré mardi à la justice, Mahmoud Merhi, secrétaire général de l'Organisation arabe des droits de l'homme, et Nidal Darwich, membre des Comités de défense des droits de l'homme et des libertés démocratiques, ont été arrêtés pour le même motif.
L'ONU s'en mêle
Dans ce contexte, le Conseil de sécurité des Nations unies a accru hier sa pression sur la Syrie pour l'amener à reconnaître l'indépendance du Liban en l'invitant à établir avec son voisin des relations diplomatiques formelles et à délimiter leur frontière commune.
Le Conseil de sécurité a adopté à cet effet une résolution, numérotée 1680, à une large majorité, 13 voix sur 15, la Chine et la Russie s'étant abstenues.
La Syrie a aussitôt rejeté cette résolution de l'ONU en la qualifiant d'ingérence dans ses affaires intérieures.
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