Bush s'adresse à nouveau à la nation ce soir - Les démocrates sur le point de plier
L'Irak ouvre tout à coup la porte à une nouvelle résolution de l'ONU
7 octobre 2002
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Un peintre à Bagdad: un artiste termine un portrait de Saddam Hussein, alors que les Irakiens se préparent à voter dans un référendum le 15 octobre prochain destiné à légitimer le maintien du dictateur au pouvoir pour sept autres années.
Washington — Les démocrates, qui contrôlent le Sénat américain, semblaient enclins hier à adopter une résolution autorisant le président Bush à recourir à la force contre l'Irak, tout en faisant de nouveau publiquement étalage de leurs divergences à la veille qu'une nouvelle intervention que doit faire ce soir le président George W. Bush.
Le chef de file de la majorité démocrate au Sénat, Thomas Daschle, a estimé que la résolution réclamée par George W. Bush sera adoptée par une large majorité à la chambre haute, sinon cette semaine, du moins, a-t-il dit, «très bientôt».
«Il s'agit de la première autorisation du recours à la force, unilatérale et préventive, et nous voulons nous assurer que c'est fait correctement», a ajouté le sénateur.
Par ailleurs, Bagdad a pour la première fois hier évoqué la possibilité d'accepter une nouvelle résolution de l'ONU sur son désarmement. Le retour en Irak d'inspecteurs en désarmement, négocié entre l'ONU et les Irakiens, reste suspendu à un accord du Conseil de sécurité, toujours divisé.
Après avoir rejeté toute nouvelle résolution, les Irakiens font preuve de souplesse. «Nous ne rejetons aucune résolution du Conseil de sécurité. Nous sommes prêts à les examiner», a déclaré hier l'ambassadeur irakien à l'ONU, Mohammed Aldouri, à la chaîne de télévision américaine ABC. L'Irak, qui ne possède «pas d'armes de destruction massive», souhaite «en finir avec ce problème pour que le blocus, les sanctions soient levées», a-t-il ajouté. Ainsi, Washington «sera content, nous serons contents. Il n'aura pas besoin de lancer une guerre, et nous n'aurons pas besoin de nous défendre».
M. Bush devait s'adresser au pays et marteler de nouveau son message sur l'Irak dans une déclaration télévisée ce soir à la veille de l'ouverture des débats de la Chambre des représentants et du Sénat. Samedi, il a prévenu que «le recours à la force deviendrait inévitable» si le régime irakien persistait dans son refus.
En fin de semaine lors d'un week-end familial dans la propriété de ses parents à Kennebunkport, il a ajouté le terme de «tueur froid» à la liste de qualificatifs choisis pour désigner le dictateur irakien que son père, l'ancien président George Bush, affirme lui-même haïr.
Réunis ce week-end à Kennebunkport, une station balnéaire où la famille Bush possède une grande maison, Walker's Point, bâtie par le patriarche Prescott Bush, (qui était lui-même sénateur républicain), les deux hommes se sont toutefois bien gardés de s'exprimer ensemble publiquement sur le sujet de l'Irak.
Le chef de file de la majorité démocrate au Sénat, Thomas Daschle, a estimé que la résolution réclamée par George W. Bush sera adoptée par une large majorité à la chambre haute, sinon cette semaine, du moins, a-t-il dit, «très bientôt».
«Il s'agit de la première autorisation du recours à la force, unilatérale et préventive, et nous voulons nous assurer que c'est fait correctement», a ajouté le sénateur.
Par ailleurs, Bagdad a pour la première fois hier évoqué la possibilité d'accepter une nouvelle résolution de l'ONU sur son désarmement. Le retour en Irak d'inspecteurs en désarmement, négocié entre l'ONU et les Irakiens, reste suspendu à un accord du Conseil de sécurité, toujours divisé.
Après avoir rejeté toute nouvelle résolution, les Irakiens font preuve de souplesse. «Nous ne rejetons aucune résolution du Conseil de sécurité. Nous sommes prêts à les examiner», a déclaré hier l'ambassadeur irakien à l'ONU, Mohammed Aldouri, à la chaîne de télévision américaine ABC. L'Irak, qui ne possède «pas d'armes de destruction massive», souhaite «en finir avec ce problème pour que le blocus, les sanctions soient levées», a-t-il ajouté. Ainsi, Washington «sera content, nous serons contents. Il n'aura pas besoin de lancer une guerre, et nous n'aurons pas besoin de nous défendre».
M. Bush devait s'adresser au pays et marteler de nouveau son message sur l'Irak dans une déclaration télévisée ce soir à la veille de l'ouverture des débats de la Chambre des représentants et du Sénat. Samedi, il a prévenu que «le recours à la force deviendrait inévitable» si le régime irakien persistait dans son refus.
En fin de semaine lors d'un week-end familial dans la propriété de ses parents à Kennebunkport, il a ajouté le terme de «tueur froid» à la liste de qualificatifs choisis pour désigner le dictateur irakien que son père, l'ancien président George Bush, affirme lui-même haïr.
Réunis ce week-end à Kennebunkport, une station balnéaire où la famille Bush possède une grande maison, Walker's Point, bâtie par le patriarche Prescott Bush, (qui était lui-même sénateur républicain), les deux hommes se sont toutefois bien gardés de s'exprimer ensemble publiquement sur le sujet de l'Irak.
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