L'Iran dit non
Téhéran refuse de se plier à la demande de l'ONU de suspendre l'enrichissement d'uranium
31 mars 2006
Actualités internationales
L'Iran a rejeté hier la demande du Conseil de sécurité des Nations unies de suspendre, d'ici un mois, son enrichissement d'uranium, au moment même où les cinq grands s'efforçaient d'afficher leur unité face à Téhéran.
«La décision de l'Iran sur l'enrichissement, en particulier dans les domaines de la recherche et du développement, est irréversible», a déclaré à Vienne l'ambassadeur iranien auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Aliasghar Soltanieh. «Il n'est pas possible de décider d'une suspension», a poursuivi l'ambassadeur, dans une fin de non-recevoir à la déclaration du Conseil, adoptée mercredi soir.
Le directeur de l'AIEA doit rendre compte dans les 30 jours, à l'AIEA et au Conseil de sécurité, de la façon dont l'Iran s'est conformé à ces demandes.
Le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, a qualifié le texte de «précédent fâcheux» et de «mauvaise action» lors d'un déplacement à Genève, tout en assurant que Téhéran est «prêt à poursuivre les négociations». Il a ainsi proposé de créer un consortium régional en Iran pour enrichir son uranium.
Mais, du côté occidental, le ton ne semble plus à la discussion. L'Iran doit choisir entre un «isolement qu'il s'infligerait lui-même» et un «retour à la table des négociations», a déclaré à Berlin le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier à l'issue d'un sommet des cinq grands de l'ONU (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) et de l'Allemagne.
Son homologue américaine Condoleezza Rice a vu un «signe fort» dans la déclaration du Conseil, même si elle ne prévoit pas de sanctions si Téhéran ne se conformait pas à ses demandes.
Le procédé d'enrichissement d'uranium, au coeur de la crise, permet d'obtenir aussi bien le combustible pour une centrale nucléaire que la charge fissile d'une bombe atomique.
L'Iran a relancé début janvier ses activités liées à l'enrichissement, et défend depuis son «droit» de les poursuivre à «petite échelle», dans un but déclaré de recherche scientifique.
Le contenu de la déclaration de l'ONU a été sensiblement adouci sous la pression de la Russie et de la Chine. Ils ont notamment obtenu que l'AIEA, et non le Conseil, conserve un rôle central dans le règlement de la crise, mais aussi l'exclusion d'un paragraphe ouvrant la voie, dans une seconde étape, à des mesures punitives.
«La décision de l'Iran sur l'enrichissement, en particulier dans les domaines de la recherche et du développement, est irréversible», a déclaré à Vienne l'ambassadeur iranien auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Aliasghar Soltanieh. «Il n'est pas possible de décider d'une suspension», a poursuivi l'ambassadeur, dans une fin de non-recevoir à la déclaration du Conseil, adoptée mercredi soir.
Le directeur de l'AIEA doit rendre compte dans les 30 jours, à l'AIEA et au Conseil de sécurité, de la façon dont l'Iran s'est conformé à ces demandes.
Le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, a qualifié le texte de «précédent fâcheux» et de «mauvaise action» lors d'un déplacement à Genève, tout en assurant que Téhéran est «prêt à poursuivre les négociations». Il a ainsi proposé de créer un consortium régional en Iran pour enrichir son uranium.
Mais, du côté occidental, le ton ne semble plus à la discussion. L'Iran doit choisir entre un «isolement qu'il s'infligerait lui-même» et un «retour à la table des négociations», a déclaré à Berlin le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier à l'issue d'un sommet des cinq grands de l'ONU (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) et de l'Allemagne.
Son homologue américaine Condoleezza Rice a vu un «signe fort» dans la déclaration du Conseil, même si elle ne prévoit pas de sanctions si Téhéran ne se conformait pas à ses demandes.
Le procédé d'enrichissement d'uranium, au coeur de la crise, permet d'obtenir aussi bien le combustible pour une centrale nucléaire que la charge fissile d'une bombe atomique.
L'Iran a relancé début janvier ses activités liées à l'enrichissement, et défend depuis son «droit» de les poursuivre à «petite échelle», dans un but déclaré de recherche scientifique.
Le contenu de la déclaration de l'ONU a été sensiblement adouci sous la pression de la Russie et de la Chine. Ils ont notamment obtenu que l'AIEA, et non le Conseil, conserve un rôle central dans le règlement de la crise, mais aussi l'exclusion d'un paragraphe ouvrant la voie, dans une seconde étape, à des mesures punitives.
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