Israël - Olmert s'attelle à la tâche de former une coalition
Photo : Agence Reuters
Éhoud Olmert
Jérusalem — Ehoud Olmert, fort de sa victoire attendue mais étriquée aux élections législatives de mardi en Israël, s'est attelé hier à former un gouvernement de coalition chargé de tracer d'ici 2010 les frontières définitives de l'État hébreu.
Lançant un appel au président Mahmoud Abbas, le successeur d'Ariel Sharon a réaffirmé qu'Israël était favorable à des négociations de paix avec les Palestiniens. Mais en l'absence de dialogue, plus improbable que jamais depuis la victoire du Hamas aux législatives palestiniennes du 25 janvier, il a juré de fixer les limites d'Israël d'ici quatre ans en déplaçant des colonies isolées de Cisjordanie et en agrandissant d'autres plus importantes.
Kadima, la formation centriste dont Olmert a pris les rênes après l'hémorragie cérébrale qui a plongé Ariel Sharon dans un coma profond le 4 janvier, ne disposera que de 28 sièges sur les 120 que compte la Knesset. Les sondages lui avaient momentanément accordé 44 députés et Olmert s'était lui-même fixé un seuil de 40 sièges pour pouvoir gouverner efficacement. Kadima va devoir nouer des liens avec d'autres formations en vue de rassembler une majorité de gouvernement, et son partenaire «naturel» devrait être le Parti travailliste, arrivé en deuxième position avec 20 sièges.
Le grand perdant du scrutin est incontestablement le Likoud, en déroute après le départ de Sharon en novembre. Le parti de droite ne recueille que 11 sièges, une gifle pour l'ancien premier ministre Benjamin Nétanyahou, qui entend cependant conserver les rênes de la formation.
Les ultrareligieux de Shas arrivent en troisième position, avec 13 élus, devant les ultranationalistes russophones de Notre maison Israël (12 sièges).
Olmert pourrait aussi chercher à gouverner avec le soutien de Gil, un parti de retraités qui, à la surprise générale, aura sept représentants à la Knesset.
Selon une porte-parole de Kadima, les pourparlers en vue de former un gouvernement de coalition ont officieusement débuté. Les négociations officielles pourraient durer des semaines.
Pour certains analystes politiques, le premier ministre sortant devrait pouvoir «tricoter» une coalition lui permettant d'éviter de négocier avec les formations d'extrême droite hostiles à tout retrait de la Judée-Samarie biblique (Cisjordanie).
«Je pense qu'on peut faire tourner un gouvernement avec 28 députés. Ce sera difficile, mais possible», a prédit sur les ondes de la radio militaire le prix Nobel de la paix Shimon Peres, transfuge du Parti travailliste passé à Kadima.
À Khartoum, où il participe au sommet de la Ligue arabe, Mahmoud Abbas a estimé que le résultat des législatives israéliennes ne ferait pas bouger les choses, à moins d'un changement d'orientation de la part d'Olmert.
Un porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri, a condamné sans appel l'approche unilatérale privilégiée par Olmert. «Ce plan entraînera la région dans une escalade plus grande et nous allons mobiliser tous les Palestiniens pour nous y opposer», a-t-il dit.
Le secrétaire de la Ligue arabe, Amr Moussa, a enfoncé le clou. «Il est impossible d'accepter les propositions israéliennes en l'état. Est-ce que le futur gouvernement israélien pourra apporter du neuf? Nombreux sont les Arabes qui ne le croient pas», a-t-il dit.
Lançant un appel au président Mahmoud Abbas, le successeur d'Ariel Sharon a réaffirmé qu'Israël était favorable à des négociations de paix avec les Palestiniens. Mais en l'absence de dialogue, plus improbable que jamais depuis la victoire du Hamas aux législatives palestiniennes du 25 janvier, il a juré de fixer les limites d'Israël d'ici quatre ans en déplaçant des colonies isolées de Cisjordanie et en agrandissant d'autres plus importantes.
Kadima, la formation centriste dont Olmert a pris les rênes après l'hémorragie cérébrale qui a plongé Ariel Sharon dans un coma profond le 4 janvier, ne disposera que de 28 sièges sur les 120 que compte la Knesset. Les sondages lui avaient momentanément accordé 44 députés et Olmert s'était lui-même fixé un seuil de 40 sièges pour pouvoir gouverner efficacement. Kadima va devoir nouer des liens avec d'autres formations en vue de rassembler une majorité de gouvernement, et son partenaire «naturel» devrait être le Parti travailliste, arrivé en deuxième position avec 20 sièges.
Le grand perdant du scrutin est incontestablement le Likoud, en déroute après le départ de Sharon en novembre. Le parti de droite ne recueille que 11 sièges, une gifle pour l'ancien premier ministre Benjamin Nétanyahou, qui entend cependant conserver les rênes de la formation.
Les ultrareligieux de Shas arrivent en troisième position, avec 13 élus, devant les ultranationalistes russophones de Notre maison Israël (12 sièges).
Olmert pourrait aussi chercher à gouverner avec le soutien de Gil, un parti de retraités qui, à la surprise générale, aura sept représentants à la Knesset.
Selon une porte-parole de Kadima, les pourparlers en vue de former un gouvernement de coalition ont officieusement débuté. Les négociations officielles pourraient durer des semaines.
Pour certains analystes politiques, le premier ministre sortant devrait pouvoir «tricoter» une coalition lui permettant d'éviter de négocier avec les formations d'extrême droite hostiles à tout retrait de la Judée-Samarie biblique (Cisjordanie).
«Je pense qu'on peut faire tourner un gouvernement avec 28 députés. Ce sera difficile, mais possible», a prédit sur les ondes de la radio militaire le prix Nobel de la paix Shimon Peres, transfuge du Parti travailliste passé à Kadima.
À Khartoum, où il participe au sommet de la Ligue arabe, Mahmoud Abbas a estimé que le résultat des législatives israéliennes ne ferait pas bouger les choses, à moins d'un changement d'orientation de la part d'Olmert.
Un porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri, a condamné sans appel l'approche unilatérale privilégiée par Olmert. «Ce plan entraînera la région dans une escalade plus grande et nous allons mobiliser tous les Palestiniens pour nous y opposer», a-t-il dit.
Le secrétaire de la Ligue arabe, Amr Moussa, a enfoncé le clou. «Il est impossible d'accepter les propositions israéliennes en l'état. Est-ce que le futur gouvernement israélien pourra apporter du neuf? Nombreux sont les Arabes qui ne le croient pas», a-t-il dit.
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