samedi 11 février 2012 Dernière mise à jour 15h09
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Israël adopte des sanctions économiques atténuées contre l'Autorité palestinienne

Reuters   20 février 2006  Actualités internationales
Jérusalem/Gaza — Le gouvernement israélien a gelé hier le transfert des taxes qu'il perçoit au nom des Palestiniens, mais n'a pas mis en application des sanctions plus lourdes contre l'Autorité palestinienne à la suite de la victoire électorale du mouvement islamiste Hamas qui, hier, a désigné son numéro un Ismaïl Haniyeh comme candidat au poste de premier ministre.

Les restrictions décidées en Conseil des ministres, que présidait hier le premier ministre par intérim, Ehoud Olmert, ne reprennent pas la totalité des propositions soumises par des responsables de la Défense.

Le projet initial incluait notamment une interdiction générale à l'entrée des travailleurs palestiniens en Israël — plusieurs milliers par jour — ou à la circulation des Palestiniens entre la Cisjordanie et la bande de Gaza.

Israël, qui semble avoir pris en compte les réserves des États-Unis, a en revanche décidé d'interrompre les transferts aux Palestiniens des sommes qu'il perçoit au nom de l'Autorité autonome sur les droits de douane et autres taxes, d'un montant estimé à une cinquantaine de millions de dollars par mois — une manne cruciale pour le budget palestinien. Les contrôles aux points de passage entre Israël et la bande de Gaza seront également accrus, précise un communiqué officiel.

Le gouvernement demande aussi aux bailleurs de fonds internationaux d'interrompre toute aide à l'Autorité palestinienne à l'exception de «l'assistance humanitaire fournie à la population palestinienne».

«Nous ne voulons pas provoquer une crise humanitaire et nous ne sommes pas en lutte contre les citoyens palestiniens, mais contre un gouvernement terroriste qui contrôle l'Autorité palestinienne», a assuré Ehoud Olmert, dont les propos étaient rapportés par un haut responsable israélien.

Mais Mahmoud Abbas a estimé que les mesures adoptées plongeaient les Palestiniens dans une crise financière. «Malheureusement, les pressions ont débuté et le soutien et l'aide commencent à décroître. Nous sommes par conséquent dans une crise financière», a-t-il dit à Gaza.

M. Abbas a par ailleurs exprimé «ses regrets» sur le fait que le gouvernement israélien ne considère plus l'Autorité palestinienne «comme partenaire», l'accusant d'avoir opté depuis plusieurs années pour une politique d'«actions unilatérales».

D'après un responsable israélien, le successeur d'Ariel Sharon a expliqué à ses ministres qu'Israël ne devait pas s'aliéner le soutien international à ses exigences à l'égard du Hamas: désarmement et reconnaissance d'Israël et des accords israélo-palestiniens conclus dans le cadre du processus d'Oslo.

Si la plupart des puissances occidentales refusent de traiter avec le mouvement intégriste, l'Union européenne et les États-Unis ne souhaitent pas l'effondrement de l'Autorité palestinienne et ne veulent pas non plus l'encourager à solliciter l'aide de l'Iran, par exemple. «Israël n'aura pas de contacts avec un gouvernement dont le Hamas fait partie», a dit à la presse le premier ministre israélien.

Rencontre Abbas-Haniyeh

Ces mesures interviennent alors que le Hamas, qui détient la majorité absolue au parlement palestinien, a demandé hier au président Mahmoud Abbas d'approuver le choix de l'un de ses dirigeants, Ismaïl Haniyeh, au poste de premier ministre.

«Je prie Dieu de m'aider à supporter cette grande responsabilité, à servir la cause palestinienne jusqu'au rétablissement des droits des Palestiniens», a déclaré Haniyeh à la presse.

Les deux hommes devaient entamer dans la soirée à Gaza, d'où Haniyeh ne peut sortir, des consultations sur la formation d'un éventuel gouvernement d'unité nationale.

Nabil Abou Rdainah, porte-parole d'Abbas, a fait part de son optimisme sur l'issue des consultations entre le président palestinien et le Hamas.

Dans son discours installant le nouveau Conseil législatif palestinien, Mahmoud Abbas avait souligné que le futur gouvernement devrait reconnaître les accords de paix conclus avec Israël et s'engager à poursuivre sur la voie du dialogue en vue de l'établissement d'un État palestinien, sans toutefois en faire des conditions à la formation du futur exécutif.

«Nous avons été élus sur un programme différent», avait répliqué Ismaïl Haniyeh. Le Mouvement de la résistance islamique récuse les accords intérimaires conclus dans le cadre du processus d'Oslo, lancé en 1993, et ne s'estime pas lié par les résultats des négociations avec Israël. Mais ni la présidence ni le Hamas ne semblent vouloir engager un bras de fer.

«Nous voulons éviter tout débat acéré, en particulier dans un contexte où l'occupant [israélien] refuse de reconnaître les droits palestiniens et les accords signés avec l'Autorité», a assuré Haniyeh, qui était tête de liste du Hamas aux élections du 25 janvier et est considéré comme un pragmatique.

Sur le terrain, deux membres des «Comités de résistance populaire» impliqués dans des tirs de roquettes vers Israël ont trouvé la mort dans un raid aérien israélien au sud de Gaza, et deux autres Palestiniens ont été tués par des tirs de l'armée israélienne à Naplouse, en Cisjordanie.

En toutre, le chef de la branche armée du mouvement radical palestinien Jihad islamique dans le secteur de Naplouse, Hamad Abou Sharifa, a été tué par l'armée israélienne la nuit dernière à Naplouse, selon des sources sécuritaires palestiniennes.

Ces décès portent à 4960 le nombre de tués depuis le début de l'Intifada en septembre 2000, dont les quatre cinquième Palestiniens, selon un décompte établi par l'AFP.

Avec l'AFP
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012