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Retour sur cette curieuse élection haïtienne, qui nous a passionnés pendant quelques jours... avant que le flot de l'actualité ne repousse dans l'ombre la mal nommée «Perle des Antilles».
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  • Guimont Rodrigue
    Inscrit
    lundi 20 février 2006 10h01
    Entre dictature et instabilité
    La tristesse de cet épisode électoral c'est de constater que rien n'a vraiment changé depuis 1804, que la majorité des Haïtiens demeurent toujours illettrés, sinon carrément analphabètes - plus d'un Haïtien sur deux - après deux siècles d'indépendance. Il ne faut pas se surprendre si le débordement de la foule représente une réelle menace à sa propre démocratie, cette foule «qui baigne dans la magie, la naïveté, la rumeur, la paranoïa et la violence» ne comprend pas la logique d'un deuxième tour de scrutin.

    Ceux qui pourraient aidés à sa construction n'y sont tout simplement plus. La saignée de ses meilleurs éléments se poursuit, personne n'est vraiment intéressé à retourner en Haïti après avoir étudié ou vécu à l'étranger et c'est là tout le drame. La diaspora se dédouane comme elle peut en envoyant de l'argent, des vivres, des besoins de première instance et du matériel scolaire, mais à l'évidence ce n'est pas suffisant pour sortir Haïti de sa détresse sociale et intellectuelle et pour faire d'Haïti une démocratie. Il faut plus.

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