Glissement de terrain aux Philippines - L'espoir s'amenuise
Guinsaugon, Philippines— Deux jours après le gigantesque glissement de terrain survenu sur l'île de Leyte, dans l'est des Philippines, les espoirs de retrouver des survivants s'amenuisent. Parallèlement, dans le sud du pays, un autre glissement de terrain a fait au moins cinq morts.
Mais pour l'instant, c'est surtout la catastrophe de Guinsaugon, un village rayé de la carte vendredi, qui préoccupe les autorités. Hier, les équipes de secours ont retrouvé 14 nouveaux corps dans les décombres, mais c'est pratiquement toute la population du village, soit 1800 habitants, qui pourrait avoir péri, ensevelie sous dix mètres de boue par endroits.
Actuellement, les recherches se concentrent sur l'école où seraient ensevelis quelque 250 personnes, en majorité des enfants. Des messages SMS auraient été envoyés par des survivants coincés sous les débris, selon des parents d'élèves.
Ian Degamo, qui travaille pour une association appelée Maayo, creusait le sol avec 15 autres bénévoles, aidés par deux chiens de sauvetage de la Croix-Rouge. «Les chiens reniflent tout. Nous avons commencé à creuser, mais il n'y avait rien», a-t-il expliqué.
Quelque 200 Marines américains basés notamment à Okinawa, au Japon, étaient sur place hier sur place pour leur venir en aide. Ils se sont joints aux recherches engagées autour de l'école, souhaitant continuer les recherches pendant la nuit. Mais ils ont dû arrêter quelques heures plus tard, les projecteurs n'étant pas suffisamment puissants pour les éclairer. Le bilan officiel s'établissait hier à 72 morts, mais les espoirs de retrouver des survivants diminuent d'heure en heure.
Les autorités avaient annoncé dans un premier temps que 57 personnes avaient été retrouvées vivantes dans les décombres vendredi, mais elles ont ramené le chiffre à 20 hier, sans donner d'explication dans l'immédiat. Aucun survivant n'a été retrouvé depuis 48 heures.
Alors que des familles entières de Guinsaugon ont été anéanties sous la coulée de boue, les autorités ont procédé hier à l'enterrement de 30 corps non identifiés qui se décomposaient rapidement dans les conditions tropicales, et 20 autres devaient être enterrés aujourd'hui. Selon les autorités, jusqu'à 1800 personnes pourraient avoir péri dans le glissement de terrain survenu vendredi. Un pan de montagne a totalement englouti le village.
À quelques centaines de kilomètres de là, un autre glissement de terrain a enseveli samedi soir deux maisons à Bayog, dans la province de Zamboanga del Sur, à environ 760 km au sud de Manille. Au moins cinq personnes ont été tuées, selon le commandant Gamal Hayudini, responsable de l'armée philippine pour le sud du pays. Une survivante a pu être dégagée, avec seulement une jambe cassée.
Samedi, le Canada a offert son aide aux Philippines à la suite du glissement de terrain meurtrier. Dans un communiqué publié samedi soir, le ministre des Affaires étrangères, Peter McKay, qui a présenté ses condoléances aux familles des victimes, a déclaré que le Canada était «prêt a aider le gouvernement et la population des Philippines». Des collectes en faveur des sinistrés ont été aussi organisées dans la communauté philippine vivant au Canada.
En décembre 2003, de nouveaux glissements de terrain y ont fait 133 morts, la population mettant aujourd'hui en cause la déforestation intempestive, les arbres devenus rares ne suffisant plus à retenir la montagne.
Mais pour l'instant, c'est surtout la catastrophe de Guinsaugon, un village rayé de la carte vendredi, qui préoccupe les autorités. Hier, les équipes de secours ont retrouvé 14 nouveaux corps dans les décombres, mais c'est pratiquement toute la population du village, soit 1800 habitants, qui pourrait avoir péri, ensevelie sous dix mètres de boue par endroits.
Actuellement, les recherches se concentrent sur l'école où seraient ensevelis quelque 250 personnes, en majorité des enfants. Des messages SMS auraient été envoyés par des survivants coincés sous les débris, selon des parents d'élèves.
Ian Degamo, qui travaille pour une association appelée Maayo, creusait le sol avec 15 autres bénévoles, aidés par deux chiens de sauvetage de la Croix-Rouge. «Les chiens reniflent tout. Nous avons commencé à creuser, mais il n'y avait rien», a-t-il expliqué.
Quelque 200 Marines américains basés notamment à Okinawa, au Japon, étaient sur place hier sur place pour leur venir en aide. Ils se sont joints aux recherches engagées autour de l'école, souhaitant continuer les recherches pendant la nuit. Mais ils ont dû arrêter quelques heures plus tard, les projecteurs n'étant pas suffisamment puissants pour les éclairer. Le bilan officiel s'établissait hier à 72 morts, mais les espoirs de retrouver des survivants diminuent d'heure en heure.
Les autorités avaient annoncé dans un premier temps que 57 personnes avaient été retrouvées vivantes dans les décombres vendredi, mais elles ont ramené le chiffre à 20 hier, sans donner d'explication dans l'immédiat. Aucun survivant n'a été retrouvé depuis 48 heures.
Alors que des familles entières de Guinsaugon ont été anéanties sous la coulée de boue, les autorités ont procédé hier à l'enterrement de 30 corps non identifiés qui se décomposaient rapidement dans les conditions tropicales, et 20 autres devaient être enterrés aujourd'hui. Selon les autorités, jusqu'à 1800 personnes pourraient avoir péri dans le glissement de terrain survenu vendredi. Un pan de montagne a totalement englouti le village.
À quelques centaines de kilomètres de là, un autre glissement de terrain a enseveli samedi soir deux maisons à Bayog, dans la province de Zamboanga del Sur, à environ 760 km au sud de Manille. Au moins cinq personnes ont été tuées, selon le commandant Gamal Hayudini, responsable de l'armée philippine pour le sud du pays. Une survivante a pu être dégagée, avec seulement une jambe cassée.
Samedi, le Canada a offert son aide aux Philippines à la suite du glissement de terrain meurtrier. Dans un communiqué publié samedi soir, le ministre des Affaires étrangères, Peter McKay, qui a présenté ses condoléances aux familles des victimes, a déclaré que le Canada était «prêt a aider le gouvernement et la population des Philippines». Des collectes en faveur des sinistrés ont été aussi organisées dans la communauté philippine vivant au Canada.
En décembre 2003, de nouveaux glissements de terrain y ont fait 133 morts, la population mettant aujourd'hui en cause la déforestation intempestive, les arbres devenus rares ne suffisant plus à retenir la montagne.
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