Les mutins ivoiriens prennent une nouvelle ville
28 septembre 2002
Actualités internationales
Abidjan - Les soldats mutins ont pris une nouvelle ville en Côte d'Ivoire, Odienné (nord-ouest), près de la frontière avec la Guinée, tandis que les militaires français ont achevé hier après-midi les évacuations d'étrangers de Bouaké (centre), la deuxième ville du pays.
D'après un habitant d'Odienné (600 kilomètres au nord-ouest d'Abidjan) joint par téléphone depuis Abidjan, les mutins ont pénétré jeudi soir en ville en tirant des coups de feu en l'air et ont rapidement pris le contrôle de tous les bâtiments publics. Les forces de sécurité ont pris la fuite à l'annonce de l'arrivée des mutins, qui ont incendié le commissariat de police de la ville. Les lignes téléphoniques de la brigade de gendarmerie étaient en dérangement, a constaté un journaliste de l'AFP.
À Bouaké, tenue par la rébellion depuis le 19 septembre et déclarée «zone de guerre» par le gouvernement, de nombreux Ivoiriens ont tenté de fuir avec les étrangers, a constaté un journaliste de l'AFP. Mais à la sortie de la ville, ils se sont heurtés aux soldats mutins, qui les ont refoulés. Quelque 750 étrangers ont été évacués hier de Bouaké en direction de Yamoussoukro, la capitale administrative de la Côte d'Ivoire, a indiqué une source militaire française à Abidjan, portant à près de 2000 le nombre d'étrangers évacués de la ville par les soldats français depuis jeudi.
Un sommet extraordinaire de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) consacré à la crise a été convoqué demain à Accra, a annoncé le Sénégal, qui assure la présidence en exercice de la CEDEAO. «Nous comptons mettre en place un contingent de soldats de l'Afrique de l'Ouest, mais ce sera un contingent de paix et de bons offices», a déclaré à la presse le président sénégalais Abdoulaye Wade, affirmant qu'il ne s'agira pas d'une opération destinée «à réduire les mutins». Le sommet, a-t-il ajouté, manifestera «sa solidarité» au président ivoirien Laurent Gbagbo et à son gouvernement.
M. Gbagbo participera à ce sommet. La venue du président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, a été qualifiée de «parfaitement envisageable» par le directeur de communication de la présidence burkinabè. M. Compaoré a été accusé par des médias ivoiriens d'être à l'origine de la crise, ce que le Burkina Faso dément. Le Nigeria, également membre de la CEDEAO, a déjà envoyé des forces, accompagnées de trois avions d'attaque au sol, à Abidjan. Le dernier véhicule militaire français a quitté Bouaké hier mais des unités resteront toutefois à proximité de la ville, où des Français ont exprimé leur intention de demeurer en dépit des combats attendus entre mutins et troupes gouvernementales. Des unités françaises ont commencé peu après à se prépositionner à Brobo, une petite ville située à une vingtaine de kilomètres à l'est de Bouaké.
L'évacuation des expatirés s'est déroulée sans incident et aucun tir n'a été signalé dans la ville depuis les combats des 23 et 24 septembre.
D'après un habitant d'Odienné (600 kilomètres au nord-ouest d'Abidjan) joint par téléphone depuis Abidjan, les mutins ont pénétré jeudi soir en ville en tirant des coups de feu en l'air et ont rapidement pris le contrôle de tous les bâtiments publics. Les forces de sécurité ont pris la fuite à l'annonce de l'arrivée des mutins, qui ont incendié le commissariat de police de la ville. Les lignes téléphoniques de la brigade de gendarmerie étaient en dérangement, a constaté un journaliste de l'AFP.
À Bouaké, tenue par la rébellion depuis le 19 septembre et déclarée «zone de guerre» par le gouvernement, de nombreux Ivoiriens ont tenté de fuir avec les étrangers, a constaté un journaliste de l'AFP. Mais à la sortie de la ville, ils se sont heurtés aux soldats mutins, qui les ont refoulés. Quelque 750 étrangers ont été évacués hier de Bouaké en direction de Yamoussoukro, la capitale administrative de la Côte d'Ivoire, a indiqué une source militaire française à Abidjan, portant à près de 2000 le nombre d'étrangers évacués de la ville par les soldats français depuis jeudi.
Un sommet extraordinaire de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) consacré à la crise a été convoqué demain à Accra, a annoncé le Sénégal, qui assure la présidence en exercice de la CEDEAO. «Nous comptons mettre en place un contingent de soldats de l'Afrique de l'Ouest, mais ce sera un contingent de paix et de bons offices», a déclaré à la presse le président sénégalais Abdoulaye Wade, affirmant qu'il ne s'agira pas d'une opération destinée «à réduire les mutins». Le sommet, a-t-il ajouté, manifestera «sa solidarité» au président ivoirien Laurent Gbagbo et à son gouvernement.
M. Gbagbo participera à ce sommet. La venue du président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, a été qualifiée de «parfaitement envisageable» par le directeur de communication de la présidence burkinabè. M. Compaoré a été accusé par des médias ivoiriens d'être à l'origine de la crise, ce que le Burkina Faso dément. Le Nigeria, également membre de la CEDEAO, a déjà envoyé des forces, accompagnées de trois avions d'attaque au sol, à Abidjan. Le dernier véhicule militaire français a quitté Bouaké hier mais des unités resteront toutefois à proximité de la ville, où des Français ont exprimé leur intention de demeurer en dépit des combats attendus entre mutins et troupes gouvernementales. Des unités françaises ont commencé peu après à se prépositionner à Brobo, une petite ville située à une vingtaine de kilomètres à l'est de Bouaké.
L'évacuation des expatirés s'est déroulée sans incident et aucun tir n'a été signalé dans la ville depuis les combats des 23 et 24 septembre.
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