Forum de Davos - La Chine et l'Inde auront imposé leur rythme
Davos — La compétition que se livrent l'Inde et la Chine, en plein développement économique, a dominé les discussions au Forum de Davos, qui s'est achevé hier en Suisse. Parmi les autres sujets abordés par les participants: le réchauffement climatique, le programme nucléaire iranien, l'Irak et la victoire du Hamas aux élections législatives dans les territoires palestiniens.
L'ancien président de la Banque mondiale, James Wolfensohn, a déclaré en clôture du Forum économique mondial, organisé chaque année à Davos, une station de ski des Alpes suisses, que les changements actuels dans les deux pays les plus peuplés du monde étaient «extrêmement importants».
Les chiffres en témoignent. Ainsi, le taux de croissance de l'économie chinoise atteindra 8,8 % à 9,3 % cette année, a annoncé au cours du forum Zhu Min, vice-président de la Banque de Chine.
Quant au ministre indien des Finances, Palaniappan Chidambaram, il a affirmé que son gouvernement tablait sur une croissance annuelle de 8 % à 10 %.
Les immenses marchés intérieurs de ces deux pays sont très intéressants pour les investissements étrangers, et notamment pour certains hommes d'affaires présents à Davos.
Reste que les deux voisins entretiennent des relations tendues, en raison notamment de différends sur les réserves de pétrole et de gaz, et des inquiétudes indiennes concernant le renforcement de la puissance militaire chinoise.
État de la planète
Aucun responsable américain ou européen de premier plan n'avait fait le déplacement, de mercredi à hier, dans cette station de ski des Alpes suisses, à l'exception d'Angela Merkel. La chancelière allemande s'est livrée à une profession de foi libérale bienvenue dans ce temple du capitalisme.
Déserté par les politiques, Davos est revenu cette année à sa vocation première: un lieu de rencontres informelles pour plusieurs centaines de chefs d'entreprise, propice aux contacts discrets et à la réflexion sur l'état de la planète.
Sur un autre sujet, l'Irak, le ministre britannique des Affaires étrangères Jack Straw a annoncé samedi que son pays espérait réduire le nombre de ses hommes en Irak (8500 actuellement) cette année, alors que l'ancien président américain Bill Clinton conseillait aux dirigeants des États-Unis et de leurs alliés de ne pas quitter prématurément l'Irak.
Les responsables irakiens présents ont aussi demandé du temps et de la patience pour reconstruire leur pays. «Il y a une chose qui a fait l'objet d'un accord, c'est que le retrait des troupes d'Irak doit se faire en fonction de l'état de préparation des forces de sécurité irakienne», a affirmé Hajim al-Hassani, président de l'Assemblée nationale irakienne.
Par ailleurs, Bill Clinton a évoqué au cours du forum la question du réchauffement climatique, affirmant qu'il s'agissait du plus grand danger actuel pour la planète. M. Clinton a appelé la communauté internationale à déployer des efforts importants dans ce domaine. «C'est la seule chose qui, je crois, a le pouvoir de mettre fin à la marche de la civilisation.»
Enfin, réunis en marge du Forum économique mondial, les ministres de 22 pays membres de l'OMC (Organisation mondiale du commerce) se sont dits optimistes samedi sur la possibilité de conclure d'ici la fin de l'année le cycle de Doha, une série de négociations devant aboutir à la levée de barrières douanières.
Lors de cette rencontre informelle, ils ont confirmé le calendrier des négociations fixé le mois dernier à Hong Kong.
Avec l'AFP
L'ancien président de la Banque mondiale, James Wolfensohn, a déclaré en clôture du Forum économique mondial, organisé chaque année à Davos, une station de ski des Alpes suisses, que les changements actuels dans les deux pays les plus peuplés du monde étaient «extrêmement importants».
Les chiffres en témoignent. Ainsi, le taux de croissance de l'économie chinoise atteindra 8,8 % à 9,3 % cette année, a annoncé au cours du forum Zhu Min, vice-président de la Banque de Chine.
Quant au ministre indien des Finances, Palaniappan Chidambaram, il a affirmé que son gouvernement tablait sur une croissance annuelle de 8 % à 10 %.
Les immenses marchés intérieurs de ces deux pays sont très intéressants pour les investissements étrangers, et notamment pour certains hommes d'affaires présents à Davos.
Reste que les deux voisins entretiennent des relations tendues, en raison notamment de différends sur les réserves de pétrole et de gaz, et des inquiétudes indiennes concernant le renforcement de la puissance militaire chinoise.
État de la planète
Aucun responsable américain ou européen de premier plan n'avait fait le déplacement, de mercredi à hier, dans cette station de ski des Alpes suisses, à l'exception d'Angela Merkel. La chancelière allemande s'est livrée à une profession de foi libérale bienvenue dans ce temple du capitalisme.
Déserté par les politiques, Davos est revenu cette année à sa vocation première: un lieu de rencontres informelles pour plusieurs centaines de chefs d'entreprise, propice aux contacts discrets et à la réflexion sur l'état de la planète.
Sur un autre sujet, l'Irak, le ministre britannique des Affaires étrangères Jack Straw a annoncé samedi que son pays espérait réduire le nombre de ses hommes en Irak (8500 actuellement) cette année, alors que l'ancien président américain Bill Clinton conseillait aux dirigeants des États-Unis et de leurs alliés de ne pas quitter prématurément l'Irak.
Les responsables irakiens présents ont aussi demandé du temps et de la patience pour reconstruire leur pays. «Il y a une chose qui a fait l'objet d'un accord, c'est que le retrait des troupes d'Irak doit se faire en fonction de l'état de préparation des forces de sécurité irakienne», a affirmé Hajim al-Hassani, président de l'Assemblée nationale irakienne.
Par ailleurs, Bill Clinton a évoqué au cours du forum la question du réchauffement climatique, affirmant qu'il s'agissait du plus grand danger actuel pour la planète. M. Clinton a appelé la communauté internationale à déployer des efforts importants dans ce domaine. «C'est la seule chose qui, je crois, a le pouvoir de mettre fin à la marche de la civilisation.»
Enfin, réunis en marge du Forum économique mondial, les ministres de 22 pays membres de l'OMC (Organisation mondiale du commerce) se sont dits optimistes samedi sur la possibilité de conclure d'ici la fin de l'année le cycle de Doha, une série de négociations devant aboutir à la levée de barrières douanières.
Lors de cette rencontre informelle, ils ont confirmé le calendrier des négociations fixé le mois dernier à Hong Kong.
Avec l'AFP
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

