Proche-Orient - Des responsables du Fatah affichent leur refus de cohabiter avec le Hamas
30 janvier 2006
Actualités internationales
Ramallah — Le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas a présidé hier à Ramallah une réunion du Comité central de son parti, le Fatah, qui semble décidé à refuser une cohabitation avec le mouvement islamiste Hamas, grand vainqueur des élections législatives.
«La direction du Fatah a décidé que le mouvement ne participera pas au gouvernement», a déclaré un nouveau député du Fatah, Abdallah Abdallah, après une rencontre avec M. Abbas.
«Je suis certain que, vu toutes les différences qui nous séparent, il sera impossible de participer à un gouvernement de coalition», a affirmé un autre responsable du Fatah sous couvert d'anonymat.
Lors de sa réunion, le Comité central devait entériner la décision de ne pas participer au prochain gouvernement, mais elle s'est achevée sans qu'aucune mention ne soit faite de ce sujet.
«Nous appelons le Hamas à assurer un transfert en douceur et dans le calme du pouvoir», affirme le Comité central dans un communiqué à l'issue de la réunion en appelant à une conférence générale du Fatah.
«Ceux qui ont remporté la victoire devront assumer leurs responsabilités envers notre peuple dans tous les domaines- politique, sécuritaire économique et national», avait déjà affirmé Saëb Erakat, un dirigeant du Fatah, après la victoire du Hamas aux élections du 25 janvier sur le Fatah jusqu'alors au pouvoir.
Selon son programme, M. Abbas doit se rendre ce soir à Gaza pour y rencontrer les dirigeants du Hamas et leur demander de former le prochain cabinet.
Conformément à la loi fondamentale palestinienne, le gouvernement supervise la politique intérieure, et le président de l'Autorité palestinienne conserve la haute main sur la politique étrangère, notamment les rapports avec Israël.
M. Abbas préconise la négociation politique pour parvenir à un règlement de paix avec Israël alors que le Hamas prône la poursuite de la lutte armée et la destruction de l'État juif.
«Nous exigeons que le Hamas annule sa charte et reconnaisse le droit d'Israël à vivre dans des frontières sûres et reconnues», a affirmé hier le Premier ministre israélien par intérim Ehud Olmert.
«Nous ne transigerons pas sur ces exigences, et les dirigeants internationaux avec lesquels je me suis entretenu sont d'accord avec nous», a-t-il ajouté en séance hebdomadaire de son cabinet.
Le ministre israélien de la Défense, Shaoul Mofaz, a jugé pour sa part que le Hamas avait eu, jusqu'à présent, une «attitude responsable» après sa victoire électorale et qu'il s'efforcerait d'éviter que des attentats contre Israël ne soient perpétrés.
Il a réaffirmé toutefois que les chefs du Hamas ne jouiraient d'aucune «immunité» s'ils étaient impliqués dans des attaques «terroristes» contre Israël.
Par ailleurs, Israël pourrait revenir sur son accord de verser à l'Autorité palestinienne 40 à 50 millions de dollars, montant des taxes douanières prélevées chaque mois sur les marchandises importées en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.
Un haut responsable a indiqué à l'issue du conseil des ministres qu'Israël «prendra le temps de vérifier que l'argent ne risque pas de parvenir à des terroristes».
«Dans ce cas, Israël gèlerait ces transferts», a ajouté ce responsable qui a précisé que son pays «exige des garanties sur le destinataire final de ces fonds et avant de trancher nous prendrons en compte la position de la communauté internationale».
Le gouverneur de la Banque d'Israël, Stanley Fischer, a en revanche estimé qu'il est de «l'intérêt d'Israël d'éviter un effondrement de l'économie palestinienne».
«La direction du Fatah a décidé que le mouvement ne participera pas au gouvernement», a déclaré un nouveau député du Fatah, Abdallah Abdallah, après une rencontre avec M. Abbas.
«Je suis certain que, vu toutes les différences qui nous séparent, il sera impossible de participer à un gouvernement de coalition», a affirmé un autre responsable du Fatah sous couvert d'anonymat.
Lors de sa réunion, le Comité central devait entériner la décision de ne pas participer au prochain gouvernement, mais elle s'est achevée sans qu'aucune mention ne soit faite de ce sujet.
«Nous appelons le Hamas à assurer un transfert en douceur et dans le calme du pouvoir», affirme le Comité central dans un communiqué à l'issue de la réunion en appelant à une conférence générale du Fatah.
«Ceux qui ont remporté la victoire devront assumer leurs responsabilités envers notre peuple dans tous les domaines- politique, sécuritaire économique et national», avait déjà affirmé Saëb Erakat, un dirigeant du Fatah, après la victoire du Hamas aux élections du 25 janvier sur le Fatah jusqu'alors au pouvoir.
Selon son programme, M. Abbas doit se rendre ce soir à Gaza pour y rencontrer les dirigeants du Hamas et leur demander de former le prochain cabinet.
Conformément à la loi fondamentale palestinienne, le gouvernement supervise la politique intérieure, et le président de l'Autorité palestinienne conserve la haute main sur la politique étrangère, notamment les rapports avec Israël.
M. Abbas préconise la négociation politique pour parvenir à un règlement de paix avec Israël alors que le Hamas prône la poursuite de la lutte armée et la destruction de l'État juif.
«Nous exigeons que le Hamas annule sa charte et reconnaisse le droit d'Israël à vivre dans des frontières sûres et reconnues», a affirmé hier le Premier ministre israélien par intérim Ehud Olmert.
«Nous ne transigerons pas sur ces exigences, et les dirigeants internationaux avec lesquels je me suis entretenu sont d'accord avec nous», a-t-il ajouté en séance hebdomadaire de son cabinet.
Le ministre israélien de la Défense, Shaoul Mofaz, a jugé pour sa part que le Hamas avait eu, jusqu'à présent, une «attitude responsable» après sa victoire électorale et qu'il s'efforcerait d'éviter que des attentats contre Israël ne soient perpétrés.
Il a réaffirmé toutefois que les chefs du Hamas ne jouiraient d'aucune «immunité» s'ils étaient impliqués dans des attaques «terroristes» contre Israël.
Par ailleurs, Israël pourrait revenir sur son accord de verser à l'Autorité palestinienne 40 à 50 millions de dollars, montant des taxes douanières prélevées chaque mois sur les marchandises importées en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.
Un haut responsable a indiqué à l'issue du conseil des ministres qu'Israël «prendra le temps de vérifier que l'argent ne risque pas de parvenir à des terroristes».
«Dans ce cas, Israël gèlerait ces transferts», a ajouté ce responsable qui a précisé que son pays «exige des garanties sur le destinataire final de ces fonds et avant de trancher nous prendrons en compte la position de la communauté internationale».
Le gouverneur de la Banque d'Israël, Stanley Fischer, a en revanche estimé qu'il est de «l'intérêt d'Israël d'éviter un effondrement de l'économie palestinienne».
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