Une grave crise politique est évitée - Le nouvel émir du Koweït abdique
24 janvier 2006
Actualités internationales
Koweit — La crise politique sans précédent au Koweït est en voie de règlement, le nouvel émir malade ayant accepté d'abdiquer au profit du premier ministre Sabah al-Ahmad al-Sabah, a indiqué hier soir un responsable gouvernemental.
Selon ce responsable qui a demandé l'anonymat, une annonce en ce sens sera faite avant une réunion du Parlement qui devait examiner une demande du gouvernement de destituer cheikh Saad Al-Abdallah Al-Sabah qui a accédé au trône le 15 janvier à la mort de son prédécesseur.
«Un accord a été conclu aux termes duquel l'émir abdiquera», a-t-il précisé, soulignant que l'accord était intervenu après une réunion entre cheikh Sabah et cheikh Salem al-Ali al-Sabah, le cousin et principal soutien de l'émir.
L'annonce de règlement est survenue à quelques heures d'une session ce matin du Parlement pour se prononcer sur la demande du cabinet de destituer cheikh Saad, 75 ans, dont la santé s'est détériorée au point que personne ne sait même s'il est capable de lire les deux lignes de la prestation de serment.
Le gouvernement a été jusqu'à affirmer dans une lettre officielle avoir obtenu «des preuves» que l'émir n'avait «plus les facultés pour exercer ses prérogatives constitutionnelles». C'était la première fois que le gouvernement affirmait publiquement que l'émir n'était pas en état de gouverner.
Le refus jusque-là de l'émir d'abdiquer et la demande du gouvernement qu'il quitte le pouvoir avait plongé le Koweït dans une crise politique sans précédent.
L'émir s'obstinait à vouloir prêter serment et avait même exigé la tenue hier soir d'une session extraordinaire du Parlement pour le faire et prendre de vitesse le gouvernement, mais sa demande avait été rejetée.
Le premier ministre âgé de 76 ans, dirige de facto depuis plusieurs années le riche émirat pétrolier du Golfe, l'émir Jaber al-Ahmad al-Sabah, décédé à l'âge de 79 ans, ayant été malade pendant de nombreuses années.
Pour destituer l'émir, le Parlement devait se prononcer à la majorité des deux tiers de ses 65 membres, chiffre incluant les 16 ministres qui disposent d'un droit de vote à la Chambre. Un tel vote aurait ouvert la voie au premier ministre pour devenir émir. Ce dernier bénéficie d'un très large soutien au sein de la famille régnante et de l'appui sans réserve de son gouvernement.
Cheikh Sabah avait plus tôt informé des membres influents de la famille régnante du projet du gouvernement de destituer l'émir et a reçu leur soutien, selon un communiqué officiel.
Les participants avaient «exprimé leurs regrets devant l'incapacité des grandes figures de la famille honorable à régler les questions en suspens sans devoir recourir aux dispositions de la Constitution» permettant d'évincer l'émir sur la base de son mauvais état de santé, selon le texte. Ils avaient également «loué les mesures prises par le cabinet» et exprimé l'espoir que la «sagesse l'emportera dans la recherche d'une solution».
Une destitution de l'émir Saad aurait constitué une première dans l'histoire de la famille Al-Sabah. Elle aurait été aussi la première destitution d'un souverain d'une monarchie du Golfe par la voie constitutionnelle.
Membre de l'OPEP, le Koweït est un richissime émirat pétrolier qui détient environ 10 % des réserves mondiales prouvées de brut. Il compte près de trois millions d'habitants, dont moins d'un million de Koweïtiens.
Des banderoles avec des photos de l'émir, qualifié de héros de la libération de l'occupation irakienne en 1991, étaient apparues dimanche dans la capitale.
Selon ce responsable qui a demandé l'anonymat, une annonce en ce sens sera faite avant une réunion du Parlement qui devait examiner une demande du gouvernement de destituer cheikh Saad Al-Abdallah Al-Sabah qui a accédé au trône le 15 janvier à la mort de son prédécesseur.
«Un accord a été conclu aux termes duquel l'émir abdiquera», a-t-il précisé, soulignant que l'accord était intervenu après une réunion entre cheikh Sabah et cheikh Salem al-Ali al-Sabah, le cousin et principal soutien de l'émir.
L'annonce de règlement est survenue à quelques heures d'une session ce matin du Parlement pour se prononcer sur la demande du cabinet de destituer cheikh Saad, 75 ans, dont la santé s'est détériorée au point que personne ne sait même s'il est capable de lire les deux lignes de la prestation de serment.
Le gouvernement a été jusqu'à affirmer dans une lettre officielle avoir obtenu «des preuves» que l'émir n'avait «plus les facultés pour exercer ses prérogatives constitutionnelles». C'était la première fois que le gouvernement affirmait publiquement que l'émir n'était pas en état de gouverner.
Le refus jusque-là de l'émir d'abdiquer et la demande du gouvernement qu'il quitte le pouvoir avait plongé le Koweït dans une crise politique sans précédent.
L'émir s'obstinait à vouloir prêter serment et avait même exigé la tenue hier soir d'une session extraordinaire du Parlement pour le faire et prendre de vitesse le gouvernement, mais sa demande avait été rejetée.
Le premier ministre âgé de 76 ans, dirige de facto depuis plusieurs années le riche émirat pétrolier du Golfe, l'émir Jaber al-Ahmad al-Sabah, décédé à l'âge de 79 ans, ayant été malade pendant de nombreuses années.
Pour destituer l'émir, le Parlement devait se prononcer à la majorité des deux tiers de ses 65 membres, chiffre incluant les 16 ministres qui disposent d'un droit de vote à la Chambre. Un tel vote aurait ouvert la voie au premier ministre pour devenir émir. Ce dernier bénéficie d'un très large soutien au sein de la famille régnante et de l'appui sans réserve de son gouvernement.
Cheikh Sabah avait plus tôt informé des membres influents de la famille régnante du projet du gouvernement de destituer l'émir et a reçu leur soutien, selon un communiqué officiel.
Les participants avaient «exprimé leurs regrets devant l'incapacité des grandes figures de la famille honorable à régler les questions en suspens sans devoir recourir aux dispositions de la Constitution» permettant d'évincer l'émir sur la base de son mauvais état de santé, selon le texte. Ils avaient également «loué les mesures prises par le cabinet» et exprimé l'espoir que la «sagesse l'emportera dans la recherche d'une solution».
Une destitution de l'émir Saad aurait constitué une première dans l'histoire de la famille Al-Sabah. Elle aurait été aussi la première destitution d'un souverain d'une monarchie du Golfe par la voie constitutionnelle.
Membre de l'OPEP, le Koweït est un richissime émirat pétrolier qui détient environ 10 % des réserves mondiales prouvées de brut. Il compte près de trois millions d'habitants, dont moins d'un million de Koweïtiens.
Des banderoles avec des photos de l'émir, qualifié de héros de la libération de l'occupation irakienne en 1991, étaient apparues dimanche dans la capitale.
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