L'AIEA va publier un rapport préliminaire sur l'Iran
24 janvier 2006
Actualités internationales
Vienne — L'AIEA publiera finalement, à la demande des Occidentaux, un rapport sur les programmes nucléaires controversés de l'Iran avant une réunion extraordinaire le 2 février, a indiqué hier le chef de l'agence onusienne Mohamed el-Baradeï.
Dans une lettre, le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a aussi annoncé que le chef des inspecteurs, Ollie Heinonen, se rendrait cette semaine à Téhéran pour discuter d'informations nouvelles «ayant trait à certaines questions sous enquête».
Ce rapport sur les garanties de non-prolifération par l'Iran sera présenté avant un autre document plus complet prévu pour la réunion ordinaire le 6 mars du Conseil des gouverneurs, l'exécutif des 35 pays de l'Agence.
Mohamed el-Baradeï avait d'abord refusé une demande de rapport d'étape, soumise par la troïka européenne (Allemagne, France et Grande-Bretagne), car il souhaitait donner à l'Iran jusqu'à mars pour se mettre en règle avec les demandes de ses inspecteurs.
Plusieurs pays comme la Grande-Bretagne, la France, les États-Unis et l'Australie, ont formellement réclamé un tel rapport, selon des sources diplomatiques.
L'UE3 a demandé la convocation d'urgence du conseil des gouverneurs pour les 2 et 3 février après que l'Iran eut repris, le 10 janvier, des activités liées à l'enrichissement d'uranium malgré des résolutions de l'AIEA réclamant leur suspension. Au cours de cette réunion extraordinaire, une décision devrait être prise sur le transfert du dossier iranien au Conseil de sécurité de l'ONU.
D'après un diplomate européen, la Russie a demandé à disposer d'un rapport écrit avant toute décision de saisine du Conseil de sécurité. Européens et Américains tentent de convaincre les Russes et les Chinois d'appuyer une telle saisine.
L'Iran a sans doute reçu de façon clandestine des centrifugeuses sophistiquées P-2 pour enrichir de l'uranium, ce qui alimenterait les doutes sur la nature exclusivement pacifique de ses programmes nucléaires, ont indiqué des sources diplomatiques vendredi.
Si la livraison d'au moins trois centrifugeuses par un réseau de contrebande pakistanais se confirmait, ce serait un élément à charge grave contre l'Iran qui affirme que ses programmes nucléaires sont pacifiques alors que l'Occident pense qu'ils cachent des visées militaires, selon ces sources.
Téhéran, qui a démenti de telles livraisons, a au contraire menacé hier de mettre fin aux inspections surprise de ses sites nucléaires par l'AIEA et de reprendre toutes ses activités nucléaires, dont l'enrichissement d'uranium à une échelle industrielle.
Dans une lettre, le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a aussi annoncé que le chef des inspecteurs, Ollie Heinonen, se rendrait cette semaine à Téhéran pour discuter d'informations nouvelles «ayant trait à certaines questions sous enquête».
Ce rapport sur les garanties de non-prolifération par l'Iran sera présenté avant un autre document plus complet prévu pour la réunion ordinaire le 6 mars du Conseil des gouverneurs, l'exécutif des 35 pays de l'Agence.
Mohamed el-Baradeï avait d'abord refusé une demande de rapport d'étape, soumise par la troïka européenne (Allemagne, France et Grande-Bretagne), car il souhaitait donner à l'Iran jusqu'à mars pour se mettre en règle avec les demandes de ses inspecteurs.
Plusieurs pays comme la Grande-Bretagne, la France, les États-Unis et l'Australie, ont formellement réclamé un tel rapport, selon des sources diplomatiques.
L'UE3 a demandé la convocation d'urgence du conseil des gouverneurs pour les 2 et 3 février après que l'Iran eut repris, le 10 janvier, des activités liées à l'enrichissement d'uranium malgré des résolutions de l'AIEA réclamant leur suspension. Au cours de cette réunion extraordinaire, une décision devrait être prise sur le transfert du dossier iranien au Conseil de sécurité de l'ONU.
D'après un diplomate européen, la Russie a demandé à disposer d'un rapport écrit avant toute décision de saisine du Conseil de sécurité. Européens et Américains tentent de convaincre les Russes et les Chinois d'appuyer une telle saisine.
L'Iran a sans doute reçu de façon clandestine des centrifugeuses sophistiquées P-2 pour enrichir de l'uranium, ce qui alimenterait les doutes sur la nature exclusivement pacifique de ses programmes nucléaires, ont indiqué des sources diplomatiques vendredi.
Si la livraison d'au moins trois centrifugeuses par un réseau de contrebande pakistanais se confirmait, ce serait un élément à charge grave contre l'Iran qui affirme que ses programmes nucléaires sont pacifiques alors que l'Occident pense qu'ils cachent des visées militaires, selon ces sources.
Téhéran, qui a démenti de telles livraisons, a au contraire menacé hier de mettre fin aux inspections surprise de ses sites nucléaires par l'AIEA et de reprendre toutes ses activités nucléaires, dont l'enrichissement d'uranium à une échelle industrielle.
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