Huit Casques bleus sont tués en RDC
24 janvier 2006
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Des Casques bleus ont patrouillé hier dans la région frontalière avec le Rwanda.
Goma — Huit Casques bleus guatémaltèques de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (MONUC) ont été tués et cinq blessés hier lors d'un accrochage avec de présumés rebelles ougandais dans l'extrême est de la RDC, zone particulièrement troublée depuis des années.
Ces décès portent à 28 le nombre de Casques bleus tués lors d'attaques depuis la création de la MONUC en 1999. Cette mission, forte de près de 17 000 soldats et policiers, est actuellement la plus importante force de maintien de la paix dans le monde, avec un budget annuel dépassant le milliard de dollars.
Les Casques bleus étaient en mission de reconnaissance dans le parc dans le parc du Garamba, situé à la frontière entre la RDC et le Soudan, à la recherche d'éléments de la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA).
La MONUC a mené ces derniers mois plusieurs missions de reconnaissance dans l'extrême est de la RDC à la recherche de rebelles de la LRA, à la suite d'accusations du gouvernement ougandais selon lesquelles des groupes de ce mouvement s'étaient installés dans le parc et ses environs. Le parc se trouve à l'extrême est de la province Orientale, une des trois provinces les plus troublées de l'ex-Zaïre, avec celle voisine du Nord-Kivu et le Sud-Kivu.
La LRA, qui prétend instaurer un régime basé sur les Dix Commandements de la Bible, opère dans le nord de l'Ouganda depuis 1988. Elle est connue pour ses atrocités commises contre les civils. La guerre civile dans le nord de l'Ouganda, frontalier de la RDC, a provoqué le déplacement de près de deux millions de personnes, selon l'ONU. Le 25 février 2005, neuf Casques bleus avaient été tués et 11 blessés par des hommes armés dans ce district.
En décembre, la MONUC et l'armée congolaise ont mené une offensive dans le Nord-Kivu contre un autre groupe rebelle ougandais implanté dans l'est de la RDC, les Forces démocratiques alliées/Armée nationale de libération de l'Ouganda (ADF/NALU).
Selon l'ONU, cette offensive s'était soldée par la mort de 86 rebelles, de six soldats congolais et d'un Casque bleu indien.
Depuis des années, l'est de la RDC est une zone particulièrement troublée où sont installés de nombreux groupes rebelles étrangers, ougandais et rwandais essentiellement mais aussi burundais, ainsi que des milices tribales congolaises qui pour certaines d'entre elles sèment la terreur parmi les civils.
Vendredi encore, des hommes armés ont pris le contrôle de six localités du Nord-Kivu, dans le nord de la capitale provinciale, Goma. Selon la Monuc, l'armée congolaise a repris le contrôle dimanche de cinq de ces localités.
Selon des sources officielles, les assaillants seraient des hommes de l'ex-général Laurent Nkunda, un Congolais de l'ethnie tutsie, placé sous un mandat d'arrêt international et révoqué des Forces armées congolaises de la RDC (FARDC).
Selon le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés, environ 20 000 civils ont fui ces combats vers l'Ouganda.
Le mandat de la MONUC, dirigée par l'américain William Swing, a été prolongé jusqu'au 30 septembre 2006 selon la résolution 1635 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui a autorisé une augmentation temporaire des forces de 300 personnes. Cet apport est destiné au renforcement de la sécurisation du processus électoral en cours en RDC, où un référendum constitutionnel a été organisé les 18 et 19 décembre et où des élections générales sont prévues d'ici au 30 juin 2006.
Ces décès portent à 28 le nombre de Casques bleus tués lors d'attaques depuis la création de la MONUC en 1999. Cette mission, forte de près de 17 000 soldats et policiers, est actuellement la plus importante force de maintien de la paix dans le monde, avec un budget annuel dépassant le milliard de dollars.
Les Casques bleus étaient en mission de reconnaissance dans le parc dans le parc du Garamba, situé à la frontière entre la RDC et le Soudan, à la recherche d'éléments de la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA).
La MONUC a mené ces derniers mois plusieurs missions de reconnaissance dans l'extrême est de la RDC à la recherche de rebelles de la LRA, à la suite d'accusations du gouvernement ougandais selon lesquelles des groupes de ce mouvement s'étaient installés dans le parc et ses environs. Le parc se trouve à l'extrême est de la province Orientale, une des trois provinces les plus troublées de l'ex-Zaïre, avec celle voisine du Nord-Kivu et le Sud-Kivu.
La LRA, qui prétend instaurer un régime basé sur les Dix Commandements de la Bible, opère dans le nord de l'Ouganda depuis 1988. Elle est connue pour ses atrocités commises contre les civils. La guerre civile dans le nord de l'Ouganda, frontalier de la RDC, a provoqué le déplacement de près de deux millions de personnes, selon l'ONU. Le 25 février 2005, neuf Casques bleus avaient été tués et 11 blessés par des hommes armés dans ce district.
En décembre, la MONUC et l'armée congolaise ont mené une offensive dans le Nord-Kivu contre un autre groupe rebelle ougandais implanté dans l'est de la RDC, les Forces démocratiques alliées/Armée nationale de libération de l'Ouganda (ADF/NALU).
Selon l'ONU, cette offensive s'était soldée par la mort de 86 rebelles, de six soldats congolais et d'un Casque bleu indien.
Depuis des années, l'est de la RDC est une zone particulièrement troublée où sont installés de nombreux groupes rebelles étrangers, ougandais et rwandais essentiellement mais aussi burundais, ainsi que des milices tribales congolaises qui pour certaines d'entre elles sèment la terreur parmi les civils.
Vendredi encore, des hommes armés ont pris le contrôle de six localités du Nord-Kivu, dans le nord de la capitale provinciale, Goma. Selon la Monuc, l'armée congolaise a repris le contrôle dimanche de cinq de ces localités.
Selon des sources officielles, les assaillants seraient des hommes de l'ex-général Laurent Nkunda, un Congolais de l'ethnie tutsie, placé sous un mandat d'arrêt international et révoqué des Forces armées congolaises de la RDC (FARDC).
Selon le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés, environ 20 000 civils ont fui ces combats vers l'Ouganda.
Le mandat de la MONUC, dirigée par l'américain William Swing, a été prolongé jusqu'au 30 septembre 2006 selon la résolution 1635 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui a autorisé une augmentation temporaire des forces de 300 personnes. Cet apport est destiné au renforcement de la sécurisation du processus électoral en cours en RDC, où un référendum constitutionnel a été organisé les 18 et 19 décembre et où des élections générales sont prévues d'ici au 30 juin 2006.
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