Fraude fiscale - Tous les proches de Pinochet pris dans l'étau judiciaire
24 janvier 2006
Actualités internationales
Santiago — Des poursuites judiciaires sont désormais lancées contre tous les proches de l'ex-dictateur chilien Augusto Pinochet après l'inculpation hier de quatre de ses enfants ainsi que d'anciens collaborateurs pour des délits liés au scandale des comptes secrets ouverts à l'étranger par le général et sa famille.
Le juge Carlos Cerda a inculpé et placé en état d'arrestation la femme de Pinochet, Lucia Hiriart, et quatre de leurs enfants (Lucia, Veronica, Jacqueline et le cadet Marco Antonio) pour fraude fiscale, ainsi que son ex-secrétaire personnelle, Monica Ananias, son ancien homme de confiance Oscar Aitken et l'épouse de Marco Antonio, Maria Soledad Olave.
Tous seront jugés pour avoir présenté des déclarations de revenus intentionnellement incomplètes au fisc chilien, leur ayant permis l'évasion fiscale d'un total de 8 millions de dollars.
Au Chili, on ne badine pas avec le fisc — les délits fiscaux sont punis par des peines de prison — ce qui explique leur arrestation immédiate. Mais le juge Cerda leur a accordé la liberté conditionnelle, en sollicitant une confirmation de la Cour d'appel de Santiago. Cela signifie qu'ils seront temporairement placés sous un régime spécial de détention dans la résidence de Pinochet, dans l'élégant quartier de La Dehesa, à Santiago.
Seul le fils aîné, Augusto Pinochet Hiriart, est épargné par cette procédure, mais il est déjà inculpé pour utilisation de faux papiers dans l'affaire des comptes secrets ouverts par le général et sa famille à l'étranger. Ses trois soeurs ont également été inculpées d'utilisation de faux documents d'identité.
Ce scandale a éclaté en juillet 2004 avec la révélation de l'existence de ces comptes — plus d'une centaine pour des dépôts supérieurs à 27 millions de dollars — par une sous-commission du Sénat américain.
Le juge Cerda souligne dans les motivations de sa décision que le général Pinochet et sa famille ont réalisé ces dernières années des placements financiers à l'étranger qu'ils ont omis de déclarer au fisc chilien.
Le magistrat estime le préjudice causé à l'État chilien à 3,3 millions pour le couple Pinochet, à 1,2 million pour ses enfants et à 3,7 millions pour l'ex-secrétaire, l'homme de confiance et la belle-fille.
«Cela signifie qu'il est prouvé que l'État chilien a subi un énorme préjudice fiscal» et cela montre aussi que «Pinochet n'agissait pas seul mais de concert avec sa famille», a souligné l'avocate des parties civiles, Carmen Hertz.
L'ancien dictateur (1973-1990) a été inculpé le 23 novembre 2005 pour omission volontaire d'information dans la déclaration d'impôts, falsification de documents d'identité et d'autres délits liés à l'affaire des comptes secrets.
Avec les décisions d'hier, le juge Cerda a resserré l'étau judiciaire autour de la famille Pinochet et des principaux collaborateurs du général, accusés d'avoir monté un complexe réseau financier pour occulter la centaine de comptes ouverts à l'étranger.
Ces comptes où transitèrent au moins 27 millions furent ouverts notamment auprès de la banque Riggs à Washington mais aussi en Suisse, au Panama et dans d'autres villes du monde, pour la plupart sous de fausses identités.
La justice chilienne enquête sur un éventuel enrichissement illicite du général Pinochet pendant les 17 années de son régime avec des fonds provenant de commissions de ventes d'armes ou de trafics.
Le juge Carlos Cerda a inculpé et placé en état d'arrestation la femme de Pinochet, Lucia Hiriart, et quatre de leurs enfants (Lucia, Veronica, Jacqueline et le cadet Marco Antonio) pour fraude fiscale, ainsi que son ex-secrétaire personnelle, Monica Ananias, son ancien homme de confiance Oscar Aitken et l'épouse de Marco Antonio, Maria Soledad Olave.
Tous seront jugés pour avoir présenté des déclarations de revenus intentionnellement incomplètes au fisc chilien, leur ayant permis l'évasion fiscale d'un total de 8 millions de dollars.
Au Chili, on ne badine pas avec le fisc — les délits fiscaux sont punis par des peines de prison — ce qui explique leur arrestation immédiate. Mais le juge Cerda leur a accordé la liberté conditionnelle, en sollicitant une confirmation de la Cour d'appel de Santiago. Cela signifie qu'ils seront temporairement placés sous un régime spécial de détention dans la résidence de Pinochet, dans l'élégant quartier de La Dehesa, à Santiago.
Seul le fils aîné, Augusto Pinochet Hiriart, est épargné par cette procédure, mais il est déjà inculpé pour utilisation de faux papiers dans l'affaire des comptes secrets ouverts par le général et sa famille à l'étranger. Ses trois soeurs ont également été inculpées d'utilisation de faux documents d'identité.
Ce scandale a éclaté en juillet 2004 avec la révélation de l'existence de ces comptes — plus d'une centaine pour des dépôts supérieurs à 27 millions de dollars — par une sous-commission du Sénat américain.
Le juge Cerda souligne dans les motivations de sa décision que le général Pinochet et sa famille ont réalisé ces dernières années des placements financiers à l'étranger qu'ils ont omis de déclarer au fisc chilien.
Le magistrat estime le préjudice causé à l'État chilien à 3,3 millions pour le couple Pinochet, à 1,2 million pour ses enfants et à 3,7 millions pour l'ex-secrétaire, l'homme de confiance et la belle-fille.
«Cela signifie qu'il est prouvé que l'État chilien a subi un énorme préjudice fiscal» et cela montre aussi que «Pinochet n'agissait pas seul mais de concert avec sa famille», a souligné l'avocate des parties civiles, Carmen Hertz.
L'ancien dictateur (1973-1990) a été inculpé le 23 novembre 2005 pour omission volontaire d'information dans la déclaration d'impôts, falsification de documents d'identité et d'autres délits liés à l'affaire des comptes secrets.
Avec les décisions d'hier, le juge Cerda a resserré l'étau judiciaire autour de la famille Pinochet et des principaux collaborateurs du général, accusés d'avoir monté un complexe réseau financier pour occulter la centaine de comptes ouverts à l'étranger.
Ces comptes où transitèrent au moins 27 millions furent ouverts notamment auprès de la banque Riggs à Washington mais aussi en Suisse, au Panama et dans d'autres villes du monde, pour la plupart sous de fausses identités.
La justice chilienne enquête sur un éventuel enrichissement illicite du général Pinochet pendant les 17 années de son régime avec des fonds provenant de commissions de ventes d'armes ou de trafics.
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