Cavaco Silva élu à la présidence portugaise
Lisbonne — L'ancien premier ministre portugais Anibal Cavaco Silva a remporté l'élection présidentielle d'hier, devenant ainsi le premier chef d'État portugais de droite depuis la révolution des oeillets, en 1974.
Cavaco Silva avait obtenu 50,78 % des suffrages après dépouillement dans 98 % des bureaux de vote, a déclaré la commission électorale. Le député socialiste Manuel Alegre, vice-président du Parlement et candidat dissident, a recueilli 20,7 % des voix et l'ancien président Mario Soares, 81 ans, candidat officiel du Parti socialiste, 14,21 % des suffrages.
Cavaco Silva a fait figure de favori pendant toute la campagne, avec des promesse de relance de l'économie et de lutte contre le chômage, qui a atteint un niveau sans précédent depuis 18 ans. Sa victoire constitue un nouveau revers pour les socialistes du premier ministre Jose Socrates, élu l'an dernier.
Les socialistes avaient déjà essuyé une cinglante défaite aux élections municipales d'octobre après l'introduction de strictes mesures d'austérité et de relèvements fiscaux par Socrates, soucieux de réduire le plus fort déficit budgétaire de la zone euro.
«Les résultats sont contraires à mes espoirs. J'accepte cette défaite avec le sentiment de la mission accomplie», a déclaré Soares lors d'un rassemblement retransmis à la télévision.
La Constitution portugaise n'octroie que des pouvoirs limités au chef de l'État, mais c'est lui qui commande les forces armées. Le président, qui désigne le premier ministre et préside le conseil des ministres, peut en outre opposer son veto à des projets de loi et dissoudre le Parlement.
Un ministre socialiste a même affirmé récemment qu'une victoire de Cavaco Silva équivaudrait à un «coup d'État constitutionnel», accusant le candidat de droite, âgé de 66 ans, de vouloir s'attribuer de nouvelles prérogatives.
Ancien ministre des Finances, Cavaco Silva a promis d'user de ses pouvoirs pour améliorer la compétitivité et encourager des réformes économiques. Les mesures prises par Socrates, notamment le relèvement de l'âge de la retraite, ont provoqué des grèves.
En se présentant en tant que candidat indépendant Alegre a contribué à réduire le score de Soares.
Le candidat communiste, Jeronimo de Sousa, a obtenu 8,6 % des suffrages, suivi de Francisco Louca, du Bloc de gauche, avec 5,3 % et d'Antonio Garcia Pereira, avec 0,4 %.
Cavaco Silva avait obtenu 50,78 % des suffrages après dépouillement dans 98 % des bureaux de vote, a déclaré la commission électorale. Le député socialiste Manuel Alegre, vice-président du Parlement et candidat dissident, a recueilli 20,7 % des voix et l'ancien président Mario Soares, 81 ans, candidat officiel du Parti socialiste, 14,21 % des suffrages.
Cavaco Silva a fait figure de favori pendant toute la campagne, avec des promesse de relance de l'économie et de lutte contre le chômage, qui a atteint un niveau sans précédent depuis 18 ans. Sa victoire constitue un nouveau revers pour les socialistes du premier ministre Jose Socrates, élu l'an dernier.
Les socialistes avaient déjà essuyé une cinglante défaite aux élections municipales d'octobre après l'introduction de strictes mesures d'austérité et de relèvements fiscaux par Socrates, soucieux de réduire le plus fort déficit budgétaire de la zone euro.
«Les résultats sont contraires à mes espoirs. J'accepte cette défaite avec le sentiment de la mission accomplie», a déclaré Soares lors d'un rassemblement retransmis à la télévision.
La Constitution portugaise n'octroie que des pouvoirs limités au chef de l'État, mais c'est lui qui commande les forces armées. Le président, qui désigne le premier ministre et préside le conseil des ministres, peut en outre opposer son veto à des projets de loi et dissoudre le Parlement.
Un ministre socialiste a même affirmé récemment qu'une victoire de Cavaco Silva équivaudrait à un «coup d'État constitutionnel», accusant le candidat de droite, âgé de 66 ans, de vouloir s'attribuer de nouvelles prérogatives.
Ancien ministre des Finances, Cavaco Silva a promis d'user de ses pouvoirs pour améliorer la compétitivité et encourager des réformes économiques. Les mesures prises par Socrates, notamment le relèvement de l'âge de la retraite, ont provoqué des grèves.
En se présentant en tant que candidat indépendant Alegre a contribué à réduire le score de Soares.
Le candidat communiste, Jeronimo de Sousa, a obtenu 8,6 % des suffrages, suivi de Francisco Louca, du Bloc de gauche, avec 5,3 % et d'Antonio Garcia Pereira, avec 0,4 %.
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