Arafat est assiégé «préventivement»
Israël dit vouloir prévenir ainsi une escalade de la violence en cas de guerre en Irak
Jérusalem - Israël a affirmé hier que le siège du QG de Yasser Arafat à Ramallah se justifiait par le souci de prévenir une escalade la violence palestinienne en cas d'intervention militaire américaine contre l'Irak.
«Nous avons constaté ces deux dernières semaines des efforts palestiniens pour intensifier le terrorisme en présumant qu'Israël ne ripostera pas de crainte de perturber le calendrier américain», explique-t-on de source proche du premier ministre israélien Ariel Sharon.
«C'est pourquoi nous avons ordonné de nouvelles opérations dans les territoires [autonomes], notamment à la Moukata'a», le QG de l'autorité palestinienne à Ramallah.
L'encerclement du bâtiment où se trouve Arafat et la destruction de toutes les infrastructures alentour ont été condamnés par le Conseil de sécurité des Nations unies, grâce à l'abstention de Washington, mais Israël, qui accuse Arafat d'être entouré de terroristes, estime ne pas pouvoir l'appliquer tant que ceux-ci ne se rendent pas.
Les États-Unis ont publiquement critiqué le siège de la Moukata'a, l'estimant dommageable pour les efforts de paix, en fait, selon les observateurs, parce qu'elle braque l'opinion arabe alors qu'ils envisagent d'attaquer l'Irak, unilatéralement s'il le faut.
Dans une interview publiée hier par le Jerusalem Post, le premier ministre israélien Ariel Sharon dit vouloir contrer «la présomption palestinienne que plus on s'approche d'une intervention américaine en Irak, plus il sera difficile à Israël de répondre au terrorisme».
Lors de la guerre du Golfe, en 1991 l'Irak avait tiré des missiles Scud sur Israël. Celui-ci n'avait pas riposté à la demande expresse des États-Unis. Mais il a fait savoir que ce ne serait plus le cas si le cas se reproduisait.
«Les Palestiniens croient savoir en effet qu'Israël n'entend pas causer de difficultés aux États-Unis», dit-il, faisant référence à la nécessité pour Washington de reformer une coalition internationale intervenir en Irak, au moins avec le soutien des États arabes modérés.
À la suite de deux attentats suicide, en milieu de semaine dernière, les chars israéliens ont encerclé le QG d'Arafat tandis que les unités du génie de Tsahal ont rasé tous les bâtiments alentour. Israël affirme vouloir la reddition de 50 activistes réfugiés dans le bâtiment d'Arafat.
Quelque 200 personnes s'y trouvent et Israël en a exigé la liste avec mention de ceux qui, parmi eux, sont des activistes, tout en refusant de fournir sa propre liste des personnes recherchées. Arafat a rejeté catégoriquement ces
exigences.
«Nous estimons que le siège de la Moukata'a va entraîner un affaiblissement d'Arafat. Il n'y a que deux solutions possibles: l'expulsion ou l'arrestation des terroristes», dit-on de source autorisée palestinienne.
Le négociateur palestinien Saëb Erekat a exigé que des émissaires du «Quartet», composé des États-Unis, de la Russie, des l'ONU et de l'Union européenne, puissent rencontrer Arafat dans à la Moukata'a avant toute reprise des contacts israélo-palestiniens.
Le sort d'un chef du Hamas est incertain
D'autre part, le sort d'un des chefs principaux de la branche armée du mouvement islamiste Hamas, Mohammed Deif, cible hier d'un raid israélien, était toujours incertain au terme d'une journée marquée par la mort de six autres Palestiniens et d'un officier israélien.
Les services de sécurité israéliens se sont dits certains à «99%» de la mort de l'activiste, recherché depuis des années pour son implication dans de nombreux attentats suicide. Une source hospitalière à Gaza a indiqué qu'il avait été blessé par les missiles tirés par des hélicoptères alors qu'Abdelaziz al-Rantissi, un chef politique du Hamas, a démenti sa mort.
Vingt-cinq autres Palestiniens ont été blessés, dont dix enfants, dans ce raid lancé sur le quartier de Cheikh Radouane, dans la ville de Gaza.
«Nous avons constaté ces deux dernières semaines des efforts palestiniens pour intensifier le terrorisme en présumant qu'Israël ne ripostera pas de crainte de perturber le calendrier américain», explique-t-on de source proche du premier ministre israélien Ariel Sharon.
«C'est pourquoi nous avons ordonné de nouvelles opérations dans les territoires [autonomes], notamment à la Moukata'a», le QG de l'autorité palestinienne à Ramallah.
L'encerclement du bâtiment où se trouve Arafat et la destruction de toutes les infrastructures alentour ont été condamnés par le Conseil de sécurité des Nations unies, grâce à l'abstention de Washington, mais Israël, qui accuse Arafat d'être entouré de terroristes, estime ne pas pouvoir l'appliquer tant que ceux-ci ne se rendent pas.
Les États-Unis ont publiquement critiqué le siège de la Moukata'a, l'estimant dommageable pour les efforts de paix, en fait, selon les observateurs, parce qu'elle braque l'opinion arabe alors qu'ils envisagent d'attaquer l'Irak, unilatéralement s'il le faut.
Dans une interview publiée hier par le Jerusalem Post, le premier ministre israélien Ariel Sharon dit vouloir contrer «la présomption palestinienne que plus on s'approche d'une intervention américaine en Irak, plus il sera difficile à Israël de répondre au terrorisme».
Lors de la guerre du Golfe, en 1991 l'Irak avait tiré des missiles Scud sur Israël. Celui-ci n'avait pas riposté à la demande expresse des États-Unis. Mais il a fait savoir que ce ne serait plus le cas si le cas se reproduisait.
«Les Palestiniens croient savoir en effet qu'Israël n'entend pas causer de difficultés aux États-Unis», dit-il, faisant référence à la nécessité pour Washington de reformer une coalition internationale intervenir en Irak, au moins avec le soutien des États arabes modérés.
À la suite de deux attentats suicide, en milieu de semaine dernière, les chars israéliens ont encerclé le QG d'Arafat tandis que les unités du génie de Tsahal ont rasé tous les bâtiments alentour. Israël affirme vouloir la reddition de 50 activistes réfugiés dans le bâtiment d'Arafat.
Quelque 200 personnes s'y trouvent et Israël en a exigé la liste avec mention de ceux qui, parmi eux, sont des activistes, tout en refusant de fournir sa propre liste des personnes recherchées. Arafat a rejeté catégoriquement ces
exigences.
«Nous estimons que le siège de la Moukata'a va entraîner un affaiblissement d'Arafat. Il n'y a que deux solutions possibles: l'expulsion ou l'arrestation des terroristes», dit-on de source autorisée palestinienne.
Le négociateur palestinien Saëb Erekat a exigé que des émissaires du «Quartet», composé des États-Unis, de la Russie, des l'ONU et de l'Union européenne, puissent rencontrer Arafat dans à la Moukata'a avant toute reprise des contacts israélo-palestiniens.
Le sort d'un chef du Hamas est incertain
D'autre part, le sort d'un des chefs principaux de la branche armée du mouvement islamiste Hamas, Mohammed Deif, cible hier d'un raid israélien, était toujours incertain au terme d'une journée marquée par la mort de six autres Palestiniens et d'un officier israélien.
Les services de sécurité israéliens se sont dits certains à «99%» de la mort de l'activiste, recherché depuis des années pour son implication dans de nombreux attentats suicide. Une source hospitalière à Gaza a indiqué qu'il avait été blessé par les missiles tirés par des hélicoptères alors qu'Abdelaziz al-Rantissi, un chef politique du Hamas, a démenti sa mort.
Vingt-cinq autres Palestiniens ont été blessés, dont dix enfants, dans ce raid lancé sur le quartier de Cheikh Radouane, dans la ville de Gaza.
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