La France modifie sa doctrine nucléaire
L'Île Longue — La France pourrait recourir à des frappes nucléaires ciblées contre des puissances régionales si ses intérêts vitaux étaient menacés, a annoncé hier Jacques Chirac, infléchissant ainsi la doctrine française d'emploi de l'arme atomique.
Le chef de l'État, qui s'exprimait lors d'une visite à la base de la Force océanique stratégique (FOST), à l'Île Longue, près de Brest, a étendu la notion d'intérêts vitaux de la France à la protection de ses alliés et des approvisionnements stratégiques.
Les dirigeants d'États «qui auraient recours à des moyens terroristes contre nous, tout comme ceux qui envisageraient d'utiliser, d'une manière ou d'une autre, des armes de destruction massive, doivent comprendre qu'ils s'exposeraient à une réponse ferme et adaptée de notre part», a-t-il déclaré.
Cette riposte pourra être «conventionnelle» mais aussi «d'une autre nature», a souligné Jacques Chirac, pour qui le choix de la France, face à une puissance régionale, ne se limite pas à l'alternative «entre l'inaction et l'anéantissement».
Pour le chef de l'État, la force de dissuasion de la France, dotée de l'arme nucléaire depuis 1964, doit aussi bénéficier à ses alliés. Dans un monde «marqué par l'interdépendance croissante des pays européens et par les effets de la mondialisation», la «garantie de nos approvisionnements stratégiques et la défense de pays alliés sont, parmi d'autres, des intérêts qu'il convient de protéger».
Le chef de l'État, qui s'exprimait lors d'une visite à la base de la Force océanique stratégique (FOST), à l'Île Longue, près de Brest, a étendu la notion d'intérêts vitaux de la France à la protection de ses alliés et des approvisionnements stratégiques.
Les dirigeants d'États «qui auraient recours à des moyens terroristes contre nous, tout comme ceux qui envisageraient d'utiliser, d'une manière ou d'une autre, des armes de destruction massive, doivent comprendre qu'ils s'exposeraient à une réponse ferme et adaptée de notre part», a-t-il déclaré.
Cette riposte pourra être «conventionnelle» mais aussi «d'une autre nature», a souligné Jacques Chirac, pour qui le choix de la France, face à une puissance régionale, ne se limite pas à l'alternative «entre l'inaction et l'anéantissement».
Pour le chef de l'État, la force de dissuasion de la France, dotée de l'arme nucléaire depuis 1964, doit aussi bénéficier à ses alliés. Dans un monde «marqué par l'interdépendance croissante des pays européens et par les effets de la mondialisation», la «garantie de nos approvisionnements stratégiques et la défense de pays alliés sont, parmi d'autres, des intérêts qu'il convient de protéger».
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