22 morts à Bagdad - Les insurgés défient les forces irakiennes de sécurité
Bagdad — Deux attentats simultanés ont fait au moins 22 morts hier dans le centre de Bagdad, où les forces irakiennes ont pourtant lancé une vaste opération de sécurité à la veille de la publication des résultats définitifs des élections législatives du 15 décembre.
Une voiture de police a été visée par l'explosion d'un véhicule piégé garé à proximité d'un café de la capitale. Au même moment, un kamikaze entrait dans le café et se faisait exploser. Les deux attentats ont tué au moins 22 personnes, des civils pour la plupart, selon un policier présent sur les lieux.
Dans les heures précédant ce double attentat, les forces irakiennes de sécurité avaient établi un nombre inhabituellement élevé de barrages dans les rues de Bagdad.
«Nous avons mis en place un grand nombre de points de contrôle et sommes pleinement préparés à assurer la sécurité de nos concitoyens», a expliqué le général Djalil Khalaf, du ministère irakien de la Défense.
Des mesures similaires ont été prises dans d'autres villes, notamment Fallouja, ancien fief de l'insurrection sunnite à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Bagdad, et Bakouba, au nord de la capitale.
L'objectif de ce dispositif, qui doit rester en place jusqu'à demain, est de prévenir toute action d'éclat des insurgés à l'occasion de la proclamation des résultats du scrutin du 15 décembre, promis pour aujourd'hui par la commission électorale.
«Nous nous attendons à ce que Zarqaoui et des combattants étrangers frappent de nouveau après l'annonce des résultats», a déclaré le général Rick Lynch, des forces américaines en Irak.
Dans un message audio qui lui a été attribué, Abou Moussab al-Zarqaoui a exhorté au début du mois tous les sunnites irakiens au djihad. La voie des urnes, ajoute le chef d'al-Qaïda en Irak dans cet appel, «mène à la destruction des sunnites».
Malgré une forte mobilisation sunnite, les données partielles ne laissent aucun doute sur la victoire de l'Alliance irakienne unifiée (AIU), la coalition chiite au pouvoir. De sources proches de la commission électorale, on indique cependant qu'il manquera une dizaine d'élus à l'AIU pour décrocher la majorité absolue des 275 sièges du Parlement.
Les résultats qui seront publiés aujourd'hui ont été avalisés par la Mission internationale pour les élections irakiennes (IMIE), un groupe d'experts internationaux chargés d'enquêter sur les allégations de fraudes en faveur de l'alliance chiite au pouvoir.
Dans leur rapport rendu public hier, ils estiment que les fraudes constatées lors du scrutin ne remettent pas en cause son équité. «Nombre des plaintes considérées comme les plus sérieuses par la commission électorale ont fait l'objet d'enquêtes correctes et ont été judicieusement réglées», notent-ils.
L'IMIE n'en appelle pas moins à la «formation d'un véritable gouvernement d'union nationale» qui devrait «représenter tous les segments de la population irakienne, sans exception ni marginalisation».
Une voiture de police a été visée par l'explosion d'un véhicule piégé garé à proximité d'un café de la capitale. Au même moment, un kamikaze entrait dans le café et se faisait exploser. Les deux attentats ont tué au moins 22 personnes, des civils pour la plupart, selon un policier présent sur les lieux.
Dans les heures précédant ce double attentat, les forces irakiennes de sécurité avaient établi un nombre inhabituellement élevé de barrages dans les rues de Bagdad.
«Nous avons mis en place un grand nombre de points de contrôle et sommes pleinement préparés à assurer la sécurité de nos concitoyens», a expliqué le général Djalil Khalaf, du ministère irakien de la Défense.
Des mesures similaires ont été prises dans d'autres villes, notamment Fallouja, ancien fief de l'insurrection sunnite à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Bagdad, et Bakouba, au nord de la capitale.
L'objectif de ce dispositif, qui doit rester en place jusqu'à demain, est de prévenir toute action d'éclat des insurgés à l'occasion de la proclamation des résultats du scrutin du 15 décembre, promis pour aujourd'hui par la commission électorale.
«Nous nous attendons à ce que Zarqaoui et des combattants étrangers frappent de nouveau après l'annonce des résultats», a déclaré le général Rick Lynch, des forces américaines en Irak.
Dans un message audio qui lui a été attribué, Abou Moussab al-Zarqaoui a exhorté au début du mois tous les sunnites irakiens au djihad. La voie des urnes, ajoute le chef d'al-Qaïda en Irak dans cet appel, «mène à la destruction des sunnites».
Malgré une forte mobilisation sunnite, les données partielles ne laissent aucun doute sur la victoire de l'Alliance irakienne unifiée (AIU), la coalition chiite au pouvoir. De sources proches de la commission électorale, on indique cependant qu'il manquera une dizaine d'élus à l'AIU pour décrocher la majorité absolue des 275 sièges du Parlement.
Les résultats qui seront publiés aujourd'hui ont été avalisés par la Mission internationale pour les élections irakiennes (IMIE), un groupe d'experts internationaux chargés d'enquêter sur les allégations de fraudes en faveur de l'alliance chiite au pouvoir.
Dans leur rapport rendu public hier, ils estiment que les fraudes constatées lors du scrutin ne remettent pas en cause son équité. «Nombre des plaintes considérées comme les plus sérieuses par la commission électorale ont fait l'objet d'enquêtes correctes et ont été judicieusement réglées», notent-ils.
L'IMIE n'en appelle pas moins à la «formation d'un véritable gouvernement d'union nationale» qui devrait «représenter tous les segments de la population irakienne, sans exception ni marginalisation».
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