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Reportons-nous au Rwanda en juillet 1994. Les troupes tutsies du Front patriotique rwandais ont pris la capitale Kigali et poursuivent les derniers éléments de l'armée et du gouvernement hutus. Dans leur fuite vers le Zaïre voisin, les génocidaires, maniant menaces, propagandes et rêves de vengeance, entraînent avec eux 2 millions de Hutus. Sur les routes du nord qui mènent à Goma ou du sud en direction de Bukavu, il y a bien sûr des milliers d'individus qui ont participé au génocide, mais pour l'essentiel, ce sont des hommes, des femmes, des enfants apeurés et surtout innocents. Entassés dans des camps du Kivu, ces Hutus vivront péniblement sous la coupe cruelle des chefs et des principaux exécutants du génocide, tout à leur désir de retourner combattre l'autorité tutsie, maintenant solidement installée. L'année suivante, environ un million de réfugiés effectueront le même trajet en sens inverse, décidant de retourner sur leur colline d'origine.
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Un curieux débat a lieu sur la question de savoir si le monde en fait assez pour le Pakistan dévasté par la mousson et les inondations. Et pourquoi nous nous mobilisons si peu en comparaison de ce qui s'était produit, il y a sept mois, lors du choc haïtien...
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À en croire The Guardian, bénéficiaire avec le New York Times et Der Spiegel d'un accès privilégié aux «secrets afghans», cette fuite serait «la plus grande à survenir dans l'histoire du renseignement». Leur fournisseur, l'insaisissable WikiLeaks, dont la «mission» est de démasquer les pouvoirs et leurs mensonges, ne leur aurait passé ces documents que pour leur donner plus de crédibilité et d'impact. Est-ce bien le cas?