Cinq Soudanais ont été enlevés par al-Qaïda - Pas de répit en Irak
Photo : Agence Reuters
Des sunnites ont manifesté hier à Kirkouk contre les élections.
Bagdad — La violence s'est poursuivie hier en Irak alors que le président irakien, le Kurde Jalal Talabani, et le dirigeant chiite Abdel Aziz Hakim se sont mis d'accord sur le principe d'un gouvernement d'union nationale.
Par ailleurs, la branche irakienne d'al-Qaïda a revendiqué l'enlèvement de cinq Soudanais, dont un diplomate de l'ambassade du Soudan à Bagdad, et menacé de les tuer sous 48 heures si Khartoum ne rompait pas avec l'Irak, dans un communiqué diffusé sur Internet et accompagné d'une bande vidéo. Les cinq otages sont apparus sur cette bande vidéo, déclinant tour à tour leur identité et appelant Khartoum à accéder aux requêtes de leurs ravisseurs.
Par ailleurs, six hommes ont fait irruption dans une maison de la périphérie de Bagdad et égorgé 11 membres d'une même famille chiite, a annoncé la police irakienne. Elle a précisé que cette famille avait été sommée par la guérilla de quitter le secteur de Latifiya, à majorité sunnite, à une vingtaine de kilomètres au sud de la capitale, ce qu'elle n'avait pas fait.
Quatorze civils irakiens, des chiites, ont été tués par des tirs contre le minibus dans lequel ils voyageaient au sud de Bagdad. Un ingénieur libanais employé par une compagnie occidentale, Camille Nassif Tannous, a été enlevé sur son lieu de travail à Bagdad, selon des sources diplomatiques libanaises.
En outre, quatre policiers ont été tués et cinq blessés à Bagdad dans un attentat suicide et un soldat américain a été tué par l'explosion d'un engin artisanal au passage de son véhicule dans l'est de Bagdad.
Par ailleurs, la raffinerie de Baïji, au nord de Bagdad, a arrêté la production depuis neuf jours en raison de «menaces terroristes», selon un porte-parole du ministère du Pétrole à Bagdad.
Après le triplement du prix des carburants, «des menaces ont été proférées contre les chauffeurs de camions-citernes» qui ont cessé de s'approvisionner à la raffinerie. L'arrêt de la production a contraint le gouvernement à recourir à l'importation, selon le porte-parole.
Un gouvernement élargi
Sur le plan politique, le chef de la liste des chiites conservateurs, Abdel Aziz Hakim, et le président Talabani ont annoncé hier soir qu'ils étaient d'accord pour élargir le prochain gouvernement aux représentants d'autres communautés.
«La coalition kurde et l'alliance chiite sont d'accord sur le principe d'un gouvernement d'union nationale», a déclaré à la presse M. Talabani à l'issue de la rencontre, tout en soulignant que l'association devait se faire sur la base de certains principes, en particulier le rejet du terrorisme.
La Mission internationale pour les élections irakiennes (MIEI) a annoncé hier la constitution d'une équipe d'experts qui vont compléter l'évaluation des élections législatives du 15 décembre.
Les experts, parmi lesquels des responsables de la Ligue arabe et un universitaire européen, seront chargés d'évaluer les plaintes intervenues après les élections, la participation des groupes politiques et les opérations de vérification menées par la Commission électorale indépendante en Irak (CEI).
L'ambassadeur des États-Unis et le représentant du secrétaire général de l'ONU à Bagdad, Ashraf Qazi, ont salué cette mission d'évaluation.
À Kirkouk (nord), des Arabes sunnites et des Turkmènes ont défilé pour dénoncer les résultats des élections et une tentative de «mainmise kurde sur la ville».
Kirkouk, habitée par des Kurdes, des Arabes et des Turkmènes, a été fortement arabisée sous le régime du président déchu Saddam Hussein, et les Kurdes réclament aujourd'hui le retour des déplacés dans cette ville pétrolière.
Par ailleurs, la branche irakienne d'al-Qaïda a revendiqué l'enlèvement de cinq Soudanais, dont un diplomate de l'ambassade du Soudan à Bagdad, et menacé de les tuer sous 48 heures si Khartoum ne rompait pas avec l'Irak, dans un communiqué diffusé sur Internet et accompagné d'une bande vidéo. Les cinq otages sont apparus sur cette bande vidéo, déclinant tour à tour leur identité et appelant Khartoum à accéder aux requêtes de leurs ravisseurs.
Par ailleurs, six hommes ont fait irruption dans une maison de la périphérie de Bagdad et égorgé 11 membres d'une même famille chiite, a annoncé la police irakienne. Elle a précisé que cette famille avait été sommée par la guérilla de quitter le secteur de Latifiya, à majorité sunnite, à une vingtaine de kilomètres au sud de la capitale, ce qu'elle n'avait pas fait.
Quatorze civils irakiens, des chiites, ont été tués par des tirs contre le minibus dans lequel ils voyageaient au sud de Bagdad. Un ingénieur libanais employé par une compagnie occidentale, Camille Nassif Tannous, a été enlevé sur son lieu de travail à Bagdad, selon des sources diplomatiques libanaises.
En outre, quatre policiers ont été tués et cinq blessés à Bagdad dans un attentat suicide et un soldat américain a été tué par l'explosion d'un engin artisanal au passage de son véhicule dans l'est de Bagdad.
Par ailleurs, la raffinerie de Baïji, au nord de Bagdad, a arrêté la production depuis neuf jours en raison de «menaces terroristes», selon un porte-parole du ministère du Pétrole à Bagdad.
Après le triplement du prix des carburants, «des menaces ont été proférées contre les chauffeurs de camions-citernes» qui ont cessé de s'approvisionner à la raffinerie. L'arrêt de la production a contraint le gouvernement à recourir à l'importation, selon le porte-parole.
Un gouvernement élargi
Sur le plan politique, le chef de la liste des chiites conservateurs, Abdel Aziz Hakim, et le président Talabani ont annoncé hier soir qu'ils étaient d'accord pour élargir le prochain gouvernement aux représentants d'autres communautés.
«La coalition kurde et l'alliance chiite sont d'accord sur le principe d'un gouvernement d'union nationale», a déclaré à la presse M. Talabani à l'issue de la rencontre, tout en soulignant que l'association devait se faire sur la base de certains principes, en particulier le rejet du terrorisme.
La Mission internationale pour les élections irakiennes (MIEI) a annoncé hier la constitution d'une équipe d'experts qui vont compléter l'évaluation des élections législatives du 15 décembre.
Les experts, parmi lesquels des responsables de la Ligue arabe et un universitaire européen, seront chargés d'évaluer les plaintes intervenues après les élections, la participation des groupes politiques et les opérations de vérification menées par la Commission électorale indépendante en Irak (CEI).
L'ambassadeur des États-Unis et le représentant du secrétaire général de l'ONU à Bagdad, Ashraf Qazi, ont salué cette mission d'évaluation.
À Kirkouk (nord), des Arabes sunnites et des Turkmènes ont défilé pour dénoncer les résultats des élections et une tentative de «mainmise kurde sur la ville».
Kirkouk, habitée par des Kurdes, des Arabes et des Turkmènes, a été fortement arabisée sous le régime du président déchu Saddam Hussein, et les Kurdes réclament aujourd'hui le retour des déplacés dans cette ville pétrolière.
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