Attaque dans un temple au Gujarat - L'Inde pointe le Pakistan
26 septembre 2002
International
Photo : Agence Reuters
Un soldat monte la garde devant le temple où s’est produit l’attentat. Trois mille hommes ont été déployés hier dans le Gujarat.
Gandhinagar - L'Inde a montré du doigt le Pakistan hier après le massacre commis par deux hommes armés à l'intérieur d'un temple hindou dans l'État du Gujarat (ouest), où quelque 3000 hommes ont été déployés en renfort dans des localités «sensibles».
Des commandos indiens ont mis fin hier matin à l'occupation du complexe religieux d'une riche secte hindoue de Gandhinagar en abattant deux hommes armés qui avaient massacré la veille à l'arme automatique et à la grenade au moins 28 fidèles, dont 19 hommes, cinq femmes et quatre enfants, selon un dernier bilan des autorités régionales.
Signes de l'horreur vécue par les otages pendant les 14 heures de siège du temple, le sol de l'imposant édifice était recouvert de sang hier, tandis que les murs et les piliers étaient marqués d'impacts de balles. Sur le sol, on voyait des pots de fleurs renversés et des chaussures abandonnées.
Trois membres des forces spéciales ont également été tués dans l'opération. Quelque 75 personnes ont été blessées et plus de 600 évacuées lors de cette attaque qui fait redouter de nouvelles émeutes meurtrières entre hindous et musulmans au Gujarat.
Il y a six mois, entre 1000 et 2000 personnes, en majorité des musulmans, avaient été tuées dans cet État indien frontalier du Pakistan, dans les pires violences intercommunautaires qu'ait connues l'Inde en 10 ans.
L'armée a renforcé hier la sécurité de sa frontière avec le Pakistan, au niveau du Gujarat, a-t-on appris de sources militaires après que le gouvernement indien eut imputé le massacre au Pakistan en le liant à la situation au Cachemire.
«Puisqu'ils [les rebelles musulmans cachemiris et le Pakistan] subissent actuellement une défaite au Cachemire, ils choisissent cette cible pour démontrer leur puissance», a assuré le numéro deux du gouvernement indien Lal Khrisna Advani, dont les affirmations ont été qualifiées de «ridicules» par Islamabad.
De son côté, le premier ministre indien Atal Behari Vajpayee, qui s'est rendu sur les lieux du massacre, a dénoncé un «complot» et exigé l'arrêt du «cycle de la violence».
Les forces de sécurité indiennes ont déclaré avoir retrouvé des lettres de revendication du Terihek-e-Kasas, un groupe islamiste jusqu'alors inconnu sur les corps des deux «terroristes».
Le Terihek-e-Kasas «pourrait être un groupe dissident des deux plus importantes organisations auxquelles nous avons affaire habituellement», a estimé un commandant des forces spéciales, Raj Satopathy, dans une allusion aux groupes panislamistes Lashkar-e-Taïba et Jaish-e-Mohammed, qui ont mené des attaques anti-indiennes spectaculaires dans le passé, au Cachemire.
Des commandos indiens ont mis fin hier matin à l'occupation du complexe religieux d'une riche secte hindoue de Gandhinagar en abattant deux hommes armés qui avaient massacré la veille à l'arme automatique et à la grenade au moins 28 fidèles, dont 19 hommes, cinq femmes et quatre enfants, selon un dernier bilan des autorités régionales.
Signes de l'horreur vécue par les otages pendant les 14 heures de siège du temple, le sol de l'imposant édifice était recouvert de sang hier, tandis que les murs et les piliers étaient marqués d'impacts de balles. Sur le sol, on voyait des pots de fleurs renversés et des chaussures abandonnées.
Trois membres des forces spéciales ont également été tués dans l'opération. Quelque 75 personnes ont été blessées et plus de 600 évacuées lors de cette attaque qui fait redouter de nouvelles émeutes meurtrières entre hindous et musulmans au Gujarat.
Il y a six mois, entre 1000 et 2000 personnes, en majorité des musulmans, avaient été tuées dans cet État indien frontalier du Pakistan, dans les pires violences intercommunautaires qu'ait connues l'Inde en 10 ans.
L'armée a renforcé hier la sécurité de sa frontière avec le Pakistan, au niveau du Gujarat, a-t-on appris de sources militaires après que le gouvernement indien eut imputé le massacre au Pakistan en le liant à la situation au Cachemire.
«Puisqu'ils [les rebelles musulmans cachemiris et le Pakistan] subissent actuellement une défaite au Cachemire, ils choisissent cette cible pour démontrer leur puissance», a assuré le numéro deux du gouvernement indien Lal Khrisna Advani, dont les affirmations ont été qualifiées de «ridicules» par Islamabad.
De son côté, le premier ministre indien Atal Behari Vajpayee, qui s'est rendu sur les lieux du massacre, a dénoncé un «complot» et exigé l'arrêt du «cycle de la violence».
Les forces de sécurité indiennes ont déclaré avoir retrouvé des lettres de revendication du Terihek-e-Kasas, un groupe islamiste jusqu'alors inconnu sur les corps des deux «terroristes».
Le Terihek-e-Kasas «pourrait être un groupe dissident des deux plus importantes organisations auxquelles nous avons affaire habituellement», a estimé un commandant des forces spéciales, Raj Satopathy, dans une allusion aux groupes panislamistes Lashkar-e-Taïba et Jaish-e-Mohammed, qui ont mené des attaques anti-indiennes spectaculaires dans le passé, au Cachemire.
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