Audience publique au Congrès - Le FBI minimisait la menace kamikaze
19 septembre 2002
International
Washington - Les services de renseignement étaient au courant d'un risque d'attentats utilisant des avions de ligne avant les attaques du 11 septembre 2001 mais avaient estimé qu'il était peu élevé, a déclaré hier une responsable de l'enquête menée au Congrès sur les ratés de ces services.
«En dépit des renseignements en sens contraire parvenus aux services de renseignement, le FBI [police fédérale] et la FAA [administration fédérale de l'aviation civile] avaient estimé que le risque d'un acte terroriste prenant pour cible l'aviation civile était relativement faible», a déclaré devant une commission spéciale du Congrès Eleanor Hill, une des responsables de l'enquête et ancien procureur.
Mme Hill a fait remonter les premiers renseignements en ce sens à 1994. Fin 1998, selon elle, des renseignements parvenus aux services de renseignement avaient évoqué la possibilité d'un attentat, par Oussama ben Laden, utilisant un avion chargé d'explosifs ainsi qu'un autre projet impliquant des avions dans les régions de New York et Washington.
Après dix audiences à huis clos, la commission spéciale du Congrès, composée du personnel des commissions du renseignement de la Chambre et du Sénat, tenait hier sa première audience publique.
Ses membres, pour parvenir à leurs conclusions, ont étudié en six mois plus de 400 000 pages de documents et interviewé près de 500 personnes, a précisé le sénateur démocrate Bob Graham, président de la commission sénatoriale sur le renseignement.
«Ces audiences font partie de notre recherche de la vérité, non pour montrer du doigt [...] mais pour déterminer et corriger les problèmes qui pourraient avoir empêché notre gouvernement de détecter et de déjouer le complot d'al-Qaïda», a précisé M. Graham.
L'audience d'hier a duré près de six heures.
«En dépit des renseignements en sens contraire parvenus aux services de renseignement, le FBI [police fédérale] et la FAA [administration fédérale de l'aviation civile] avaient estimé que le risque d'un acte terroriste prenant pour cible l'aviation civile était relativement faible», a déclaré devant une commission spéciale du Congrès Eleanor Hill, une des responsables de l'enquête et ancien procureur.
Mme Hill a fait remonter les premiers renseignements en ce sens à 1994. Fin 1998, selon elle, des renseignements parvenus aux services de renseignement avaient évoqué la possibilité d'un attentat, par Oussama ben Laden, utilisant un avion chargé d'explosifs ainsi qu'un autre projet impliquant des avions dans les régions de New York et Washington.
Après dix audiences à huis clos, la commission spéciale du Congrès, composée du personnel des commissions du renseignement de la Chambre et du Sénat, tenait hier sa première audience publique.
Ses membres, pour parvenir à leurs conclusions, ont étudié en six mois plus de 400 000 pages de documents et interviewé près de 500 personnes, a précisé le sénateur démocrate Bob Graham, président de la commission sénatoriale sur le renseignement.
«Ces audiences font partie de notre recherche de la vérité, non pour montrer du doigt [...] mais pour déterminer et corriger les problèmes qui pourraient avoir empêché notre gouvernement de détecter et de déjouer le complot d'al-Qaïda», a précisé M. Graham.
L'audience d'hier a duré près de six heures.
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