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Bush maintient la pression sur Saddam Hussein

19 septembre 2002  International
Washington - George W. Bush a maintenu hier la pression sur l'ONU, affirmant que Saddam Hussein était de plus en plus dangereux pour la paix mondiale, alors que le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, rencontrait de nouveau le ministre irakien des Affaires étrangères, Naji Sabri.

De son côté, le Conseil de sécurité des Nations unies se prépare à entendre aujourd'hui un premier rapport sur le retour en Irak des inspecteurs en désarmement de l'ONU, accepté lundi sans conditions par Bagdad.

Après avoir rencontré les leaders du Congrès américain, M. Bush a affirmé que Saddam Hussein, dont les États-Unis veulent renverser le régime, était «de plus en plus une menace pour la paix dans le monde».

«Son dernier subterfuge [...] ne trompera personne. Il a déjà fait le même coup. Nous allons rappeler au monde qu'en défiant les Nations unies, il est devenu de plus en plus une menace pour la paix du monde», a déclaré le président américain.

Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a rencontré hier après-midi le ministre irakien des Affaires étrangères, Naji Sabri, pour leur deuxième tête-à-tête en une semaine.

Lors d'une première rencontre lundi, M. Sabri avait remis à Kofi Annan la lettre annonçant la décision de Bagdad d'autoriser le retour immédiat et sans condition, après plus de quatre ans d'absence, des inspecteurs qui doivent s'assurer que l'Irak ne dispose plus d'armes de destruction massive.

Mais il est peu probable, s'accordent à dire les diplomates, que le Conseil de sécurité, qui discutait hier de la situation au Sierra Leone, débatte formellement de la situation en Irak avant la semaine prochaine.

Hier, le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, s'est fait l'écho du président Bush en qualifiant le régime de Saddam Hussein de «menace immédiate».

«Aucun État terroriste ne pose de menace plus grave et plus immédiate pour la sécurité de notre peuple et la stabilité du monde», a-t-il dit devant une commission du Congrès.

Le secrétaire à la Défense a ajouté qu'il faudrait des troupes au sol pour s'occuper des armes de destruction massive irakiennes si l'Irak ne coopère pas et que les États-Unis et leurs alliés décident d'intervenir militairement.

Le vice-premier ministre irakien, Tarek Aziz, a dénoncé hier comme une «provocation» les déclarations de M. Rumsfeld.

L'annonce irakienne sur le retour des inspecteurs a fait voler en éclats la cohésion affichée depuis quelques jours par les cinq membres permanents du Conseil (États-Unis, Chine, France, Royaume-Uni, Russie) pour faire preuve de la plus grande fermeté à l'égard de Bagdad.

Seul Londres, parmi les cinq «grands», continue de soutenir la position de Washington. Paris a pris ses distances tandis que Pékin, tout comme Moscou, juge positive la lettre de Bagdad.

L'opinion publique américaine semble soutenir son président. La moitié des Américains estiment que l'administration a réussi à justifier une éventuelle intervention militaire en Irak, selon un sondage USA Today-CNN-Gallup. Selon ce sondage, la cote de popularité de M. Bush a progressé de 66 % à 70 %, son plus haut niveau depuis juillet.






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