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Après le passage de Stan - Les Indiens du Guatemala sont oubliés par le gouvernement

14 octobre 2005  International
Guatemala — Les Indiens du Guatemala — 60 % de la population — ont dénoncé hier l'oubli dans lequel le gouvernement guatémaltèque laisse depuis plus d'une semaine une cinquantaine de localités sinistrées par les pluies torrentielles et les glissements de terrain.

Le dirigeant du Comité de l'unité paysanne (CUC), Daniel Pascual, a affirmé que l'aide n'est toujours pas parvenue aux zones les plus affectées et que les rares vivres distribuées sont à mettre au crédit de la solidarité des villages voisins.

Selon lui, le gouvernement dispose «de statistiques faisant état de 100 000 têtes de bétail mortes et d'un milliard de quetzales de pertes [110 millions de dollars] dans le secteur de l'élevage alors qu'ils ne sont pas capables de dire combien de personnes sont mortes ou disparues et à combien s'élèvent les pertes dans les plantations des pauvres».

Le président du Guatemala, Oscar Berger, est un grand propriétaire terrien et éleveur.

Les dix jours de pluies diluviennes ont essentiellement affecté les populations indiennes pauvres du pays, qui vivaient dans des logements précaires. Plus de 2000 morts et 325 000 sinistrés ont été recensés dans les départements de San Marcos et de Solola, dans l'ouest du Guatemala. Seuls des hélicoptères peuvent ravitailler certains villages isolés.

Les enfants indiens ont payé le plus lourd tribut lors du désastre occasionné par la tempête tropicale Stan au Guatemala: 50 % des morts sont des enfants et des adolescents, et le pays compte 1200 nouveaux orphelins, selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF).

La représentante de l'organisme au Guatemala, Gladys Acosta, a demandé au gouvernement du président Oscar Berger de mettre en oeuvre des mesures pour prévenir les maladies dans les zones dévastées et de fournir un soutien psychologique aux mineurs pour surmonter le traumatisme.






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