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Trois jours d'affrontements à Dammam - Riyad est aux prises avec des extrémistes

7 septembre 2005  International
Un policier gardait hier un édifice détruit lors des rixes.
Photo : Agence Reuters
Un policier gardait hier un édifice détruit lors des rixes.
Riyad — Quatre policiers et cinq extrémistes présumés ont été tués en trois jours d'affrontements à Dammam, dans l'est de l'Arabie Saoudite, une région riche en pétrole où les États-Unis ont fermé leur consulat pour des raisons de sécurité.

Des militants assiégés, entre six et dix personnes, selon la presse locale, ont été décrits par une source sécuritaire comme «des éléments du groupe déviant». Cette expression désigne, dans la terminologie officielle, la branche locale d'al-Qaïda, qui a revendiqué de nombreux attentats sanglants dans le royaume depuis mai 2003.

Les accrochages à Dammam avaient commencé dimanche dans la rue du Prince-Mohammad-ben-Fahd, une artère commerçante où se trouvent plusieurs entreprises étrangères, notamment occidentales. Les forces de sécurité avaient ensuite poursuivi d'autres suspects dans le quartier al-Hamra avant de faire le siège de la villa où se sont réfugiés les fugitifs.

Ce siège est le deuxième du genre en six mois. En avril, 15 djihadistes, dont deux dirigeants de la section saoudienne d'al-Qaïda, avaient été tués au cours de trois jours d'affrontements avec les forces de l'ordre à al-Rass, dans le nord du pays.

En raison de la tension provoquée par ces affrontements, les États-Unis ont annoncé lundi dans un communiqué la fermeture temporaire de leur consulat à Dhahran, une ville voisine de Dammam, pour une période indéterminée.

Chef-lieu de la province orientale, riche en pétrole, Dammam est situé à 15 kilomètres de Dhahran, un important centre pétrolier siège d'Aramco, la compagnie pétrolière saoudienne, premier producteur et exportateur de brut au monde. Une forte communauté occidentale vit aussi à Dhahran et à Khobar, ville voisine.

L'Arabie Saoudite fait face depuis mai 2003 à une vague d'attentats revendiqués par des partisans d'al-Qaïda, qui a tué 90 civils, 44 membres des forces de sécurité et 118 activistes, selon un bilan officiel.






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