La tension monte en Côte-d'Ivoire
Arrivée des Casques bleus dans Agboville pour sécuriser la zone
Photo : Agence Reuters
Des prisonniers ont été exhibés hier à Abidjan.
Abidjan — Des Casques bleus de l'Opération des Nations unies en Côte-d'Ivoire (ONUCI) sont arrivés hier après-midi dans la localité d'Agboville, attaquée dimanche par des assaillants non identifiés, a annoncé un porte-parole, Hamadoun Touré.
Ces Casques bleus «ont rejoint l'armée ivoirienne», qui a repris le contrôle de la localité dimanche soir, a-t-il ajouté, sans préciser le nombre de soldats onusiens envoyés pour sécuriser la ville, située à 70 km au nord d'Abidjan.
Les Casques bleus devaient arriver lundi soir dans Agboville mais leur entrée avait été retardée par des jeunes villageois qui bloquaient le passage avec des troncs d'arbres à une dizaine de kilomètres de la localité, selon des sources militaires.
Deux jours après les attaques, le combat s'est déplacé sur le terrain politique, partisans du pouvoir et de l'opposition s'accusant de menacer un processus de paix de nouveau fragilisé à trois mois de la présidentielle. Ce processus de paix, à peine relancé par la déclaration de Pretoria II signée fin juin par toutes les parties, semble d'autant plus compromis que les attaques d'Anyama et Agboville par des assaillants non identifiés ont réveillé les extrémismes.
Ainsi, hier, une centaine de «jeunes patriotes», essentiellement des étudiants partisans du pouvoir, se sont rendus devant la maison du Parti démocratique de Côte-d'Ivoire (PDCI, opposition) d'Abidjan pour empêcher la tenue d'une réunion des jeunes opposants, selon des témoins.
Vers midi, des jeunes patriotes ont incendié la voiture du troisième adjoint au maire d'Adjamé (commune d'Abidjan), mairie tenue par le Rassemblement des républicains (RDR) de l'ancien premier ministre Alassane Ouattara, selon le porte-parole de ce mouvement, Ibrahim Cissé Bacongo.
Le chef des «jeunes patriotes», Charles Blé Goudé, avait appelé dimanche ses partisans à se mobiliser et à interdire jusqu'à nouvel ordre toute manifestation de l'opposition.
À la télévision nationale (RTI, officielle), les partis politiques, pouvoir et opposition, ont employé les mêmes termes dans deux déclarations différentes pour condamner les attaques de dimanche contre Anyama et Agboville. Mais le Front populaire ivoirien (FPI, au pouvoir) a accusé les rebelles des Forces nouvelles (FN, qui contrôlent la moitié nord du pays), s'en prenant également aux «forces impartiales» censées protéger le processus de paix.
Son président, Pascal Affi Nguessan a «condamné la passivité des forces de l'Opération des Nations unies en Côte-d'Ivoire et la duplicité et la complicité des forces [françaises] Licorne».
De son côté, Alphonse Djédjé Mady, président du directoire du G7 (coalition de l'opposition et de la rébellion) a déploré que des attaques surviennent «à chaque fois que la Côte-d'Ivoire se rapproche de la paix».
Ces développements ont pour effet d'occulter les débats sur l'application des accords de paix, à près de trois mois de la présidentielle prévue le 30 octobre, notamment sur le début du démantèlement des milices et le désarmement des FN.
Ces Casques bleus «ont rejoint l'armée ivoirienne», qui a repris le contrôle de la localité dimanche soir, a-t-il ajouté, sans préciser le nombre de soldats onusiens envoyés pour sécuriser la ville, située à 70 km au nord d'Abidjan.
Les Casques bleus devaient arriver lundi soir dans Agboville mais leur entrée avait été retardée par des jeunes villageois qui bloquaient le passage avec des troncs d'arbres à une dizaine de kilomètres de la localité, selon des sources militaires.
Deux jours après les attaques, le combat s'est déplacé sur le terrain politique, partisans du pouvoir et de l'opposition s'accusant de menacer un processus de paix de nouveau fragilisé à trois mois de la présidentielle. Ce processus de paix, à peine relancé par la déclaration de Pretoria II signée fin juin par toutes les parties, semble d'autant plus compromis que les attaques d'Anyama et Agboville par des assaillants non identifiés ont réveillé les extrémismes.
Ainsi, hier, une centaine de «jeunes patriotes», essentiellement des étudiants partisans du pouvoir, se sont rendus devant la maison du Parti démocratique de Côte-d'Ivoire (PDCI, opposition) d'Abidjan pour empêcher la tenue d'une réunion des jeunes opposants, selon des témoins.
Vers midi, des jeunes patriotes ont incendié la voiture du troisième adjoint au maire d'Adjamé (commune d'Abidjan), mairie tenue par le Rassemblement des républicains (RDR) de l'ancien premier ministre Alassane Ouattara, selon le porte-parole de ce mouvement, Ibrahim Cissé Bacongo.
Le chef des «jeunes patriotes», Charles Blé Goudé, avait appelé dimanche ses partisans à se mobiliser et à interdire jusqu'à nouvel ordre toute manifestation de l'opposition.
À la télévision nationale (RTI, officielle), les partis politiques, pouvoir et opposition, ont employé les mêmes termes dans deux déclarations différentes pour condamner les attaques de dimanche contre Anyama et Agboville. Mais le Front populaire ivoirien (FPI, au pouvoir) a accusé les rebelles des Forces nouvelles (FN, qui contrôlent la moitié nord du pays), s'en prenant également aux «forces impartiales» censées protéger le processus de paix.
Son président, Pascal Affi Nguessan a «condamné la passivité des forces de l'Opération des Nations unies en Côte-d'Ivoire et la duplicité et la complicité des forces [françaises] Licorne».
De son côté, Alphonse Djédjé Mady, président du directoire du G7 (coalition de l'opposition et de la rébellion) a déploré que des attaques surviennent «à chaque fois que la Côte-d'Ivoire se rapproche de la paix».
Ces développements ont pour effet d'occulter les débats sur l'application des accords de paix, à près de trois mois de la présidentielle prévue le 30 octobre, notamment sur le début du démantèlement des milices et le désarmement des FN.
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