Le ministre de la Défense libanais échappe à un attentat
Le ministre libanais de la Défense sortant, le prosyrien Elias al-Mourr, a été blessé hier par l'explosion d'une voiture piégée au passage de son cortège officiel dans la banlieue chrétienne d'Antélias, au nord de Beyrouth.
Une personne a été tuée par la déflagration de forte puissance qui a pulvérisé d'autres véhicules, creusé un cratère de plusieurs mètres et retenti dans toute la capitale, a-t-on appris de source proche de la sécurité libanaise.
Au moins 13 personnes ont en outre été blessées dans cet attentat, survenu dans ce faubourg huppé, perché sur des collines donnant sur la Méditerranée, dont la femme de l'ambassadeur du Mexique.
De source proche de la sécurité, on précise que le véhicule piégé contenait une charge de 100 kilos d'explosif, activée à distance au passage du convoi du ministre de la Défense et vice-premier ministre, qui a été blessé au visage et à la main mais a pu donner une interview de son lit d'hôpital.
Cet attentat, qui survient après une série d'autres actions visant des personnalités libanaises revendiquant leur indépendance vis-à-vis de Damas depuis l'assassinat de l'ancien premier ministre Rafic Hariri, le 14 février, est le premier depuis cinq mois à viser un partisan en vue de la Syrie.
La Syrie a dénoncé l'attentat contre Mourr comme un nouvel «acte de terrorisme» de la part de «ceux qui cherchent à déstabiliser le Liban et à affaiblir son unité nationale».
Principal allié de la Syrie, dont la mort de Hariri a précipité la fin de la présence militaire au Liban, le président maronite Émile Lahoud s'est rendu au chevet de Mourr, chrétien orthodoxe-grec dont il est le beau-père, et a attribué l'attentat aux «ennemis du Liban».
Pour le chef druze Walid Djoumblatt, qui s'est dressé contre la tutelle syrienne depuis la mort de Hariri, la tentative d'assassinat de Mourr s'inscrit dans le cadre de tentatives pour supprimer ceux qui sont au courant des tenants et aboutissants de l'assassinat de l'ancien premier ministre.
Hier, le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé de se réunir en séance extraordinaire pour dénoncer l'attentat.
Si Mourr passe pour un prosyrien patenté, son père est un allié politique de l'ancien premier ministre maronite Michel Aoun, qui avait conduit une vaine rébellion nationaliste armée contre la Syrie à la fin de la guerre civile de 1975-90 avant de devoir quitter le pays.
Par ailleurs, le premier ministre libanais Fouad Siniora a soumis hier la composition de son gouvernement à l'approbation de Lahoud, après environ deux semaines de négociations délicates entre les différentes factions du Parlement. Le président devait rendre son avis aujourd'hui
Une personne a été tuée par la déflagration de forte puissance qui a pulvérisé d'autres véhicules, creusé un cratère de plusieurs mètres et retenti dans toute la capitale, a-t-on appris de source proche de la sécurité libanaise.
Au moins 13 personnes ont en outre été blessées dans cet attentat, survenu dans ce faubourg huppé, perché sur des collines donnant sur la Méditerranée, dont la femme de l'ambassadeur du Mexique.
De source proche de la sécurité, on précise que le véhicule piégé contenait une charge de 100 kilos d'explosif, activée à distance au passage du convoi du ministre de la Défense et vice-premier ministre, qui a été blessé au visage et à la main mais a pu donner une interview de son lit d'hôpital.
Cet attentat, qui survient après une série d'autres actions visant des personnalités libanaises revendiquant leur indépendance vis-à-vis de Damas depuis l'assassinat de l'ancien premier ministre Rafic Hariri, le 14 février, est le premier depuis cinq mois à viser un partisan en vue de la Syrie.
La Syrie a dénoncé l'attentat contre Mourr comme un nouvel «acte de terrorisme» de la part de «ceux qui cherchent à déstabiliser le Liban et à affaiblir son unité nationale».
Principal allié de la Syrie, dont la mort de Hariri a précipité la fin de la présence militaire au Liban, le président maronite Émile Lahoud s'est rendu au chevet de Mourr, chrétien orthodoxe-grec dont il est le beau-père, et a attribué l'attentat aux «ennemis du Liban».
Pour le chef druze Walid Djoumblatt, qui s'est dressé contre la tutelle syrienne depuis la mort de Hariri, la tentative d'assassinat de Mourr s'inscrit dans le cadre de tentatives pour supprimer ceux qui sont au courant des tenants et aboutissants de l'assassinat de l'ancien premier ministre.
Hier, le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé de se réunir en séance extraordinaire pour dénoncer l'attentat.
Si Mourr passe pour un prosyrien patenté, son père est un allié politique de l'ancien premier ministre maronite Michel Aoun, qui avait conduit une vaine rébellion nationaliste armée contre la Syrie à la fin de la guerre civile de 1975-90 avant de devoir quitter le pays.
Par ailleurs, le premier ministre libanais Fouad Siniora a soumis hier la composition de son gouvernement à l'approbation de Lahoud, après environ deux semaines de négociations délicates entre les différentes factions du Parlement. Le président devait rendre son avis aujourd'hui
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