Conférence internationale à Ottawa - Élections en Irak : les questions de sécurité vont primer
20 décembre 2004
International
Ottawa — Le ministre canadien des Affaires étrangères, Pierre Pettigrew, a réitéré l'appui du Canada à la tenue d'élections le mois prochain en Irak, et a indiqué que le gouvernement libéral demeurait prêt à fournir experts techniques et observateurs, si nécessaire.
Cet engagement est survenu hier après que trois membres du personnel électoral irakien eurent été abattus à Bagdad, tandis que l'explosion de voitures piégées dans deux autres villes faisait plus de 60 morts. Au même moment, des représentants du Canada, d'Amérique latine, d'Europe et du Moyen-Orient étaient réunis à Ottawa, pour discuter de l'aide internationale pour la tenue et la surveillance des élections prévues le mois prochain en Irak.
«Nous reconnaissons tous qu'il s'agit d'un moment crucial dans la transition politique en Irak», a déclaré M. Pettigrew par téléconférence depuis la Libye, où le premier ministre Paul Martin rencontrait le leader libyen Mouamar Kadhafi. «La meilleure façon d'assurer la stabilisation de l'Irak est un processus politique démocratique, ouvert à tous et crédible.»
Dans un texte diffusé par son bureau, le ministre admet que les défis en matière de sécurité sont considérables et les échéanciers serrés, mais il réitère les offres d'aide du premier ministre Martin.
Les attaques d'hier sont les plus récentes tentatives de la rébellion de perturber la campagne électorale en vue du scrutin prévu le 30 janvier prochain, ce qu'ont bien saisi les participants à la conférence.
«Il y a des risques évidents», a commenté Eduardo Valdez, un délégué du Panama, membre de la commission électorale de ce pays.
M. Valdez a ajouté que les discussions se poursuivraient, et que son pays pouvait éclairer utilement le débat. «Il y a certains parallèles entre l'Irak et le Panama. Nous avons tous deux vécu une invasion américaine. Nous avons dû tout réorganiser à partir de zéro.»
Entretiens à huis clos
Le directeur général des élections du Canada, Jean-Pierre Kingsley, est resté discret sur la teneur de la conférence, convoquée pour favoriser l'échange d'idées sur les difficultés logistiques de l'organisation d'un scrutin en Irak.
Les discussions «vont très bien», s'est borné à dire M. Kingsley au cours d'une pause. Des représentants d'Argentine, de Hongrie, de divers pays musulmans et de la Ligue arabe ont refusé de commenter les entretiens à huis clos, qui devaient se poursuivre aujourd'hui.
M. Kingsley a déjà dit qu'une des principales questions à résoudre est de savoir si les observateurs internationaux devraient être déployés sur le territoire irakien, ou s'ils devraient suivre le déroulement du scrutin à partir d'un pays voisin, comme la Jordanie.
La rencontre a l'appui des Nations unies et de la Commission électorale indépendante de l'Irak. C'est Élections Canada qui accueillait les participants, conjointement avec la Fondation internationale pour les systèmes électoraux.
Le Canada a offert son expérience en matière d'organisation d'élections, et a dépêché des observateurs électoraux dans plusieurs pays. Il envoie une délégation de 500 observateurs, sous la houlette de John Turner, en Ukraine pour le scrutin qui doit s'y tenir le 26 décembre.
Le premier ministre Paul Martin s'est dit prêt à envoyer des observateurs en Irak aussi. Jusqu'à présent, Ottawa n'a reçu aucune requête officielle, mais le premier ministre a abordé ce dossier avec le président américain George W. Bush au cours de la visite récente de celui-ci à Ottawa.
Cet engagement est survenu hier après que trois membres du personnel électoral irakien eurent été abattus à Bagdad, tandis que l'explosion de voitures piégées dans deux autres villes faisait plus de 60 morts. Au même moment, des représentants du Canada, d'Amérique latine, d'Europe et du Moyen-Orient étaient réunis à Ottawa, pour discuter de l'aide internationale pour la tenue et la surveillance des élections prévues le mois prochain en Irak.
«Nous reconnaissons tous qu'il s'agit d'un moment crucial dans la transition politique en Irak», a déclaré M. Pettigrew par téléconférence depuis la Libye, où le premier ministre Paul Martin rencontrait le leader libyen Mouamar Kadhafi. «La meilleure façon d'assurer la stabilisation de l'Irak est un processus politique démocratique, ouvert à tous et crédible.»
Dans un texte diffusé par son bureau, le ministre admet que les défis en matière de sécurité sont considérables et les échéanciers serrés, mais il réitère les offres d'aide du premier ministre Martin.
Les attaques d'hier sont les plus récentes tentatives de la rébellion de perturber la campagne électorale en vue du scrutin prévu le 30 janvier prochain, ce qu'ont bien saisi les participants à la conférence.
«Il y a des risques évidents», a commenté Eduardo Valdez, un délégué du Panama, membre de la commission électorale de ce pays.
M. Valdez a ajouté que les discussions se poursuivraient, et que son pays pouvait éclairer utilement le débat. «Il y a certains parallèles entre l'Irak et le Panama. Nous avons tous deux vécu une invasion américaine. Nous avons dû tout réorganiser à partir de zéro.»
Entretiens à huis clos
Le directeur général des élections du Canada, Jean-Pierre Kingsley, est resté discret sur la teneur de la conférence, convoquée pour favoriser l'échange d'idées sur les difficultés logistiques de l'organisation d'un scrutin en Irak.
Les discussions «vont très bien», s'est borné à dire M. Kingsley au cours d'une pause. Des représentants d'Argentine, de Hongrie, de divers pays musulmans et de la Ligue arabe ont refusé de commenter les entretiens à huis clos, qui devaient se poursuivre aujourd'hui.
M. Kingsley a déjà dit qu'une des principales questions à résoudre est de savoir si les observateurs internationaux devraient être déployés sur le territoire irakien, ou s'ils devraient suivre le déroulement du scrutin à partir d'un pays voisin, comme la Jordanie.
La rencontre a l'appui des Nations unies et de la Commission électorale indépendante de l'Irak. C'est Élections Canada qui accueillait les participants, conjointement avec la Fondation internationale pour les systèmes électoraux.
Le Canada a offert son expérience en matière d'organisation d'élections, et a dépêché des observateurs électoraux dans plusieurs pays. Il envoie une délégation de 500 observateurs, sous la houlette de John Turner, en Ukraine pour le scrutin qui doit s'y tenir le 26 décembre.
Le premier ministre Paul Martin s'est dit prêt à envoyer des observateurs en Irak aussi. Jusqu'à présent, Ottawa n'a reçu aucune requête officielle, mais le premier ministre a abordé ce dossier avec le président américain George W. Bush au cours de la visite récente de celui-ci à Ottawa.
Haut de la page

