«Pétrole contre nourriture» - L'ONU se range derrière Kofi Annan
New York — L'ONU resserre les rangs derrière son secrétaire général. L'organisation a rejeté hier l'appel à la démission de Kofi Annan lancé par un sénateur républicain américain, soulignant qu'aucun pays n'a réclamé cette démission et que 2700 membres du personnel de l'ONU ont signé une lettre de soutien.
Mercredi, Norm Coleman, qui dirige l'une des cinq enquêtes parlementaires américaines en cours sur la corruption dans le programme «Pétrole contre nourriture» de l'ONU en Irak, avait appelé à sa démission. Un appel également lancé par plusieurs journaux ou éditorialistes américains.
Hier, à deux reprises, le président George W. Bush a refusé de dire s'il pensait lui aussi qu'Annan doive démissionner tout en exigeant la publication de comptes «transparents, exhaustifs et ouverts» pour «Pétrole contre nourriture», jugée essentielle pour que le contribuable américain continue de soutenir l'ONU.
À part les États-Unis, Kofi Annan a le soutien de la plupart des pays membres de l'ONU, qui l'ont réélu pour un second mandat de cinq ans en 2001. La Russie, la Chine, la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, le Chili et l'Espagne, notamment, lui ont réaffirmé leur plein soutien, tout comme les 54 pays africains, dans une lettre commune.
«Quelques voix, cela ne fait pas un choeur», a noté le porte-parole de l'ONU, Fred Eckhard, quand on lui a demandé s'il croyait à une éventuelle démission de Kofi Annan: «Il n'a entendu aucun appel à la démission venant d'un seul des États membres.» Et de juger que l'agitation autour de ces affaires de corruption était «un débat sain». Mais Kofi Annan compte bien continuer son travail pour les deux ans et un mois qu'il lui reste.
Reste que les accusations de corruption du programme onusien, qui ont commencé à faire surface en janvier, mettent aujourd'hui Kofi Annan personnellement dans l'embarras, notamment avec l'implication présumée de son fils, Kojo.
Mercredi, Norm Coleman, qui dirige l'une des cinq enquêtes parlementaires américaines en cours sur la corruption dans le programme «Pétrole contre nourriture» de l'ONU en Irak, avait appelé à sa démission. Un appel également lancé par plusieurs journaux ou éditorialistes américains.
Hier, à deux reprises, le président George W. Bush a refusé de dire s'il pensait lui aussi qu'Annan doive démissionner tout en exigeant la publication de comptes «transparents, exhaustifs et ouverts» pour «Pétrole contre nourriture», jugée essentielle pour que le contribuable américain continue de soutenir l'ONU.
À part les États-Unis, Kofi Annan a le soutien de la plupart des pays membres de l'ONU, qui l'ont réélu pour un second mandat de cinq ans en 2001. La Russie, la Chine, la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, le Chili et l'Espagne, notamment, lui ont réaffirmé leur plein soutien, tout comme les 54 pays africains, dans une lettre commune.
«Quelques voix, cela ne fait pas un choeur», a noté le porte-parole de l'ONU, Fred Eckhard, quand on lui a demandé s'il croyait à une éventuelle démission de Kofi Annan: «Il n'a entendu aucun appel à la démission venant d'un seul des États membres.» Et de juger que l'agitation autour de ces affaires de corruption était «un débat sain». Mais Kofi Annan compte bien continuer son travail pour les deux ans et un mois qu'il lui reste.
Reste que les accusations de corruption du programme onusien, qui ont commencé à faire surface en janvier, mettent aujourd'hui Kofi Annan personnellement dans l'embarras, notamment avec l'implication présumée de son fils, Kojo.
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