Koutchma rencontre Poutine, qui reçoit une mise en garde voilée de Bush
Kiev — Le président ukrainien sortant Léonid Koutchma s'est rendu hier à Moscou, où il a reçu le soutien du chef du Kremlin, Vladimir Poutine, pour contrer les efforts de l'opposition visant à organiser un nouveau scrutin présidentiel qu'elle serait assurée de remporter.
L'intervention de Poutine dans la crise qui a éclaté en Ukraine après le second tour de la présidentielle du 21 novembre illustre la crainte de Moscou de voir le candidat d'opposition Viktor Iouchtchenko affaiblir les liens traditionnels de Kiev avec la Russie et arrimer l'Ukraine dans le giron occidental. «Une réédition du deuxième tour risque de ne pas fonctionner», a déclaré Poutine à Koutchma sur un aéroport des environs de Moscou en évoquant l'élection officiellement remportée par Viktor Ianoukovitch, «leur» candidat commun. Koutchma cherche à imposer l'organisation d'un scrutin entièrement nouveau, qui favoriserait son candidat.
Signe des tensions qu'instille cette crise dans les relations entre la Russie et l'Ouest, le président George Bush a adressé une mise en garde directe à Moscou en déclarant qu'aucun tiers ne devait s'ingérer dans une nouvelle élection ukrainienne éventuelle.
«La position de notre gouvernement est que la volonté du peuple doit être connue et entendue. [...] Je crois qu'une élection, si elle a lieu, doit être exempte de toute influence étrangère», a dit Bush en réponse à un journaliste.
Le président polonais Aleksander Kwasniewski, qui joue les médiateurs, penche du côté de l'opposition. «Il faut rééditer le second tour en présence des mêmes candidats et donner aux Ukrainiens l'occasion de faire un choix en toute liberté», a-t-il confié à la chaîne de télévision TVN 24. Autre médiateur attitré, le chef de la diplomatie de l'Union européenne, Javier Solana, a déclaré hier à Luxembourg qu'une troisième réunion des médiateurs étrangers pourrait avoir lieu la semaine prochaine.
La Cour suprême poursuivait ses délibérations sur la plainte déposée par Iouchtchenko pour fraude électorale. Divers signes indiquant que la crise pourrait s'acheminer vers sa conclusion, les dirigeants politiques ukrainiens sont convenus d'attendre la décision de la cour, qui devrait rendre son avis aujourd'hui. Si la juridiction suprême considère que le scrutin de novembre était frauduleux, comme beaucoup le croient dans la communauté internationale, la commission électorale centrale en organisera sans doute un nouveau.
L'intervention de Poutine dans la crise qui a éclaté en Ukraine après le second tour de la présidentielle du 21 novembre illustre la crainte de Moscou de voir le candidat d'opposition Viktor Iouchtchenko affaiblir les liens traditionnels de Kiev avec la Russie et arrimer l'Ukraine dans le giron occidental. «Une réédition du deuxième tour risque de ne pas fonctionner», a déclaré Poutine à Koutchma sur un aéroport des environs de Moscou en évoquant l'élection officiellement remportée par Viktor Ianoukovitch, «leur» candidat commun. Koutchma cherche à imposer l'organisation d'un scrutin entièrement nouveau, qui favoriserait son candidat.
Signe des tensions qu'instille cette crise dans les relations entre la Russie et l'Ouest, le président George Bush a adressé une mise en garde directe à Moscou en déclarant qu'aucun tiers ne devait s'ingérer dans une nouvelle élection ukrainienne éventuelle.
«La position de notre gouvernement est que la volonté du peuple doit être connue et entendue. [...] Je crois qu'une élection, si elle a lieu, doit être exempte de toute influence étrangère», a dit Bush en réponse à un journaliste.
Le président polonais Aleksander Kwasniewski, qui joue les médiateurs, penche du côté de l'opposition. «Il faut rééditer le second tour en présence des mêmes candidats et donner aux Ukrainiens l'occasion de faire un choix en toute liberté», a-t-il confié à la chaîne de télévision TVN 24. Autre médiateur attitré, le chef de la diplomatie de l'Union européenne, Javier Solana, a déclaré hier à Luxembourg qu'une troisième réunion des médiateurs étrangers pourrait avoir lieu la semaine prochaine.
La Cour suprême poursuivait ses délibérations sur la plainte déposée par Iouchtchenko pour fraude électorale. Divers signes indiquant que la crise pourrait s'acheminer vers sa conclusion, les dirigeants politiques ukrainiens sont convenus d'attendre la décision de la cour, qui devrait rendre son avis aujourd'hui. Si la juridiction suprême considère que le scrutin de novembre était frauduleux, comme beaucoup le croient dans la communauté internationale, la commission électorale centrale en organisera sans doute un nouveau.
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