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Une marche à Paris pour Ingrid Betancourt

20 novembre 2004  International
Paris — Une marche émouvante réunissant plusieurs centaines de personnes portant des lanternes a eu lieu hier soir dans un lieu symbolique de Paris pour réclamer la libération d'Ingrid Betancourt, séquestrée depuis 1000 jours par la guérilla des FARC en Colombie, et de tous les otages dans ce pays.

«La France doit faire pression sur la Colombie. Et cette marche est le moyen de montrer au monde entier que nous n'abandonnons pas les otages et que nous allons lutter jusqu'au bout», a déclaré la fille d'Ingrid Betancourt, Melanie, qui conduisait la marche en compagnie de son frère, Lorenzo, et de son père, Juan Carlos Lecompte Perez.

À l'appel du Comité de soutien à Ingrid Betancourt, quelque 500 personnes portant des lanternes rouges ou jaunes ont commencé à défiler depuis le parvis des Droits-de-l'Homme de l'esplanade du Trocadéro pour se diriger vers la tour Eiffel et le mur de la Paix en face de l'École militaire.

Peu avant que la marche ne s'ébranle, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, s'est rendu sur les lieux pour saluer la famille Betancourt. «Paris est une ville de liberté, mais on ne peut pas se contenter de le proclamer, il faut agir et lutter pour cette idée. Ingrid est un symbole de liberté et nous souhaiterions qu'elle sache que Paris l'aime et se mobilise pour elle», a-t-il affirmé.

De son côté, Astrid Betancourt, soeur de l'ex-candidate écologiste à l'élection présidentielle en Colombie, a défendu l'attitude du gouvernement français en ce qui concerne le cas d'Ingrid. Elle a affirmé qu'il fallait «rechercher une concertation en Europe pour exercer une pression à la fois politique et économique en vue d'obtenir la libération d'Ingrid».

Ingrid Betancourt, 42 ans, a été enlevée par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) le 23 février 2002 près de Florencia, à 600 kilomètres au sud de Bogotá, trois jours après la rupture des négociations de paix entre les FARC et le gouvernement du président à l'époque, Andrés Pastrana.

Depuis lors, toutes les initiatives pour obtenir sa libération sont restées vaines. La dernière tentative a eu lieu lundi dernier lorsque les FARC ont rejeté une proposition du président colombien Álvaro Uribe d'échanger une cinquantaine de guérilleros contre 22 personnalités politiques, dont Ingrid Betancourt.

Pendant la marche, les journalistes français otages en Irak, Christian Chesnot et Georges Malbrunot, ont été évoqués.






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